Run : mon alimentation trail avant, pendant et après😉

Pour complĂ©ter l’article que je consacre au marathon (Ă  lire ici), je vous fais un petit dĂ©brief de ce que je mange sur trail, avant, pendant et aprĂšs. Bien entendu dans mon cas, il n’y aucune idĂ©e de performance, juste la volontĂ© de mettre toutes les chances de son cĂŽtĂ© pour voir la ligne d’arrivĂ©e.

Bon Ă  savoir : je ne suis pas nutritionniste du sport !!! Il s’agit lĂ  uniquement de ce que je consomme et de mon expĂ©rience personnelle, rien de plus. C’est Ă  prendre tel quel.

Avant

On retrouve les mĂȘmes bases que pour le marathon, quelque soit la distance du trail envisagĂ©e. Bien entendu je parle lĂ  des trails « classiques », lorsqu’il s’agit de courses en autonomie alimentaire type Legendary Marathon des Sables, j’avoue que je privilĂ©gie uniquement le plaisir avant 8 jours de plats lyophilisĂ©s. MĂȘme si grĂące Ă  l’offre de dingue du site Lyophilise.fr on peut trĂšs bien manger dans le dĂ©sert, je fais une cure de produits frais avant de partir.

– Je ne mange pas de viande rouge dans les 3 jours qui prĂ©cĂšdent, un truc que j’ai lu un jour sur les risques inflammatoires et comme j’en mange peu, cela ne me prive pas du tout.

– J’Ă©vite les cruditĂ©s pour prĂ©fĂ©rer des lĂ©gumes cuits.

– N’Ă©tant pas intolĂ©rante au gluten, je peux manger des pĂątes mais je varie souvent avec du quinoa, des lentilles, du riz


Pour le diner prĂ© course, je m’adapte en fonction du pays. Bien entendu lors du Translantau by UTMB (le rĂ©cit est ici), j’ai carburĂ© au riz sautĂ© la veille de la course. Mais lorsque je suis allĂ©e au fin fond du Chili pour l’Ultra Fjord, je suis partie sur une pizza parce que cela me faisait furieusement envie.

Pour le petit dĂ©jeuner, surtout si j’ai la chance d’ĂȘtre dans un hĂŽtel qui le propose, je suis trĂšs salĂ© avec des oeufs brouillĂ©s et du jambon que je complĂšte gĂ©nĂ©ralement par du fromage blanc avec du granola. C’est la seule fois aussi oĂč je sucre mon thĂ© avec du miel idĂ©alement. Et je bois souvent un verre de jus de pomme s’il y en a. D’ailleurs c’est sur un trail que j’ai dĂ©couvert que je digĂ©rais trĂšs bien les oeufs. Trail Verbier Saint Bernard, j’ai la chance de dormir dans l’hĂŽtel qui est sur la ligne de dĂ©part. Je suis lĂ  dans la salle de restaurant, et je suis incapable d’avaler quoique ce soit. Le cuisinier passe et me dit « vous voulez que je vous fasse vite fait des oeufs brouillĂ©s ? ». Rien que de l’entendre l’appĂ©tit revient et je dĂ©vore mon assiette. Depuis je continue autant que possible quelque soit le format de la course.

Pendant

Contrairement au marathon, et mĂȘme si j’ai quand mĂȘme quelques gels dans le sac pour donner un petit coup de fouet aprĂšs une grosse montĂ©e bien casse patte, je suis beaucoup plus « solide » sans pour autant tomber comme certains de mes petits camarades dans le sandwish jambon fromage. Je suis plutĂŽt pĂąte de fruits, pĂąte d’amande et autres gaufres Naak avec une nette prĂ©fĂ©rence pour la caramel salĂ© en bonne bretonne que je suis.

Si je pars sur une longue distance, mais vraiment longue, je rajoute des petits sacs de graines en tout genre que je n’hĂ©site pas Ă  aller shoper du cĂŽtĂ© du rayon apĂ©ro de mon supermarchĂ© : cacahuĂštes avec une passion pour les cacahuĂštes Benenuts twinuts et leur enveloppe croustillante. J’ai aussi une passion commune avec Baptiste Chassagne (excusez du peu !) avec les chouchous pour allier sucre et gras, le combo parfait quand tu es au bout de ta vie. Je suis aussi trĂšs amandes fumĂ©es ou au minimum salĂ©es histoire de changer un peu. Et bien entendu, on trouve souvent au fond de mon sac un sachet de M&M’s juste au cas oĂč.

Je n’hĂ©site pas Ă  piocher sur les tables des ravitaillements mĂȘme si le fait que je ne mange pas de saucisson et de fromage peut souvent limiter mon choix. Mais un peu de bouillon avec une tranche de pain que l’on trempe dedans fait un bien fou en pleine nuit quand il fait froid.

Les vrais savent !

Question boisson, mĂȘme si lĂ  encore je carbure Ă  la boisson Longue Distance de Nutripure, je n’hĂ©site pas s’il y a du sirop sur les tables de ravitaillement Ă  varier les plaisirs. C’est pour ça que j’adore la Suisse, qui en propose trĂšs souvent. MĂȘme s’il m’arrive de craquer encore pour du coca, j’essaie au maximum de le garder pour les vrais moments de moins bien oĂč j’ai besoin de me ressucrer rapidement. Je ne suis pas trĂšs St Yorre pendant, mais plutĂŽt aprĂšs la course.

Bref vous l’aurez compris, j’essaie surtout de varier le plus possible mon alimentation et je n’hĂ©site pas Ă  improviser en fonction de ce qui me fait furieusement envie quand j’arrive au ravitaillement. Je pars du principe que si mon corps le rĂ©clame il va forcĂ©ment bien l’assimiler.

AprĂšs

On reprend les mĂȘmes et on recommence 😉. Tout le monde sait oĂč me trouver aprĂšs un trail et il y a de grandes chances que ce soit derriĂšre un plateau oĂč il y aura des frites.

edf

Mais comme pour le marathon, il me faut toujours quelques temps avant que je puisse remanger un vrai repas et ça ne sera de toute façon qu’aprĂšs une bonne douche et avoir bu au minimum un litre d’eau, pas forcĂ©ment gazeuse d’ailleurs. Une petite bouteille de St Yorre me suffit largement. J’avoue que lorsqu’il fait chaud, et que j’ai passĂ© la journĂ©e sur les chemins, j’ai une passion pour le Schweppes et le Sprite comme cette photo le prouve ! 😂