Run : La Swiss Peaks trail, mon projet 2021 !

Je vous l’avais promis, voici donc le premier des articles que je vais consacrer à ce qui sera mon fil rouge de l’année ou tout du moins des deux premiers trimestres puisque si tout se passe bien cette fois, je devrai finir 2021 du côté de Lyon comme le veut la tradition. La Swiss Peaks, c’est quoi ? Pourquoi celle-là ? Je vous dis tout ou presque !

La Swiss Peaks c’est quoi ?

Commençons par le commencement ! Cette course comme souvent maintenant n’en est pas une mais plusieurs. Il y a 5 courses organisées du 29 août au 5 septembre avec des parcours reprenant les classiques de la route (semi-marathon, marathon et 100k) et deux parcours typées ultra trail avec un 170 et un 360. Concrètement le 360 est une traversée complète du Valais avec une arrivée devenue très vite mythique devant le lac Léman. Nous sommes face à ce que j’appelle une course poupée gigogne, plusieurs départs mais une seule et même arrivée qui permet aux coureurs quelque soit leur niveau de tous pouvoir profiter un peu des paysages uniques. Même le semi-marathon est gâté avec une montée au col de Taney avant une descente à fond les ballons vers le lac. Il reste quelques dossards, je vous mets le lien ici si l’envie vous prend de nous rejoindre, ce qui risque d’arriver si vous cliquez sur la vidéo ci-dessous !

Pourquoi le Swiss Peaks trail ?

Pour moult raisons ! Déjà soyons honnête et commençons par la plus pragmatique de toutes : à la vue des derniers événements que nous traversons tous, la Suisse semble gérer un peu mieux que nous ou tout du moins considérer que la pratique sportive reste une priorité. Quitte à préparer une course pendant des mois, je préfère en viser une qui a des chances d’avoir lieu et qui ne me demandera pas plusieurs avions 😉. Deuxième raison et non des moindres, j’adore la Suisse ! Tout a commencé avec le Trail Verbier Saint Bernard, puis la Swiss Alpine. J’ai eu la chance grâce à mon travail de faire un petit séjour du côté de Morgins à la découverte du domaine des Portes du Soleil et là gros gros coup de cœur pour les paysages. Mon guide VTT me parle d’une course qui va voir le jour en septembre, je mets l’info dans un coin de ma tête en me disant qu’il va falloir que j’y réfléchisse un jour. Seulement voilà, ce n’est pas un secret de polichinelle, cette première édition ne se passe pas comme prévu. Plusieurs amis me font des retours qui refroidissent mes ardeurs. Je passe mon tour l’année suivante mais ça reste un projet qui me « titille », surtout qu’édition après édition, l’organisation très clairement corrige le tir. C’est beaucoup plus rare qu’on ne le pense, des orga qui se remettent totalement en question et qui prennent en compte les remarques des coureurs.

2020… annus horribilis comme le dit si bien Elisabeth. Mais année aussi où pour la première fois depuis longtemps je peux enfin me poser et réfléchir à ce que j’ai fait, les choix que j’ai pu faire pour mes courses mais surtout les erreurs et elles sont nombreuses. Ma seule expérience de vraiment très long en montagne reste à ce jour le Tor des Géants. Je n’étais certainement pas assez prête physiquement mais surtout j’avais abordé cette course en me basant uniquement sur mon expérience de courses en étapes, alors que ce n’est pas une course en étape justement ! J’avais totalement négligé la partie récupération, que là aussi j’ai abordé comme pour mes courses dans le désert. Si vous rajoutez à ça, le mental qui craque après une nuit d’enfer sur la montagne qui aboutira à la mort d’un homme, je n’ai à ce jour aucun regret d’avoir rendu mon dossard à mi-parcours, mais j’ai le regret de n’avoir pas assez préparé de façon spécifique ce type de course, je dirais même ne pas avoir assez respecté ce type de course.

Fin août je suis à Chamonix avec la team Compressport et surtout Perrine Fage qui prépare sa Swiss Peaks. La voir préparer ses affaires, discuter avec elle de sa prépa, la suivre via les stories de Steven Le Hyaric qui fait son assistance et surtout la voir quelques jours plus tard passer la ligne d’arrivée achève de me convaincre. C’est de ça dont j’ai vraiment envie pour boucler la boucle.

Comment la Swiss Peaks Trail ?

Comme je l’évoque dans le paragraphe précédent, je n’ai qu’une petite expérience dans ce genre de course mais justement, comme j’ai des échecs, je sais aussi ce que je dois tenter de corriger. C’est pour ça que pour une fois, je compte vraiment m’entourer et m’adresser aux personnes qui connaissent, qui savent de quoi on parle réellement. J’ai la chance de connaître Emily Vaudan qui a fini 3ème féminine lors de la dernière édition. Elle va m’aider à construire un plan d’entraînement et je compte bien aller la voir dès que la neige aura fondu pour crapahuter avec elle en repérage sur le parcours. Je vais également m’adresser à de nombreux experts de l’entraînement et de la nutrition pour là aussi construire une prépa solide, même si j’avoue que voir mon programme de courses préparatoires déjà s’écrouler comme un château de cartes n’est pas facile. L’organisation a prévu deux stages de préparation, logiquement le premier en mai je ne peux pas puisque je suis avec Vincent Delebarre sur le GR20 (ce qui sera une prépa parfaite !) mais celui de juillet devrait coller.

Comme vous n’êtes pas sans le savoir, nous sommes en couvre feu et même si je bosse à la maison depuis 15 ans, je ne peux pas non plus tout faire question horaire (et pis moi le Miracle morning machin truc… c’est pas trop mon truc justement !). Je ne travaille pas seule dans mon coin, j’ai une activité pro plus classique à côté de mon job de journaliste, c’est elle d’ailleurs qui me fait vivre parce que les piges hein, vous vous doutez bien que ça ne rembourse pas le crédit et deux étudiants dans le supérieur… Mais j’ai la chance aussi d’avoir une salle équipée d’un tapis et d’un home trainer donc voilà ce que ça va donner pour l’instant :

Lundi, mardi, jeudi, vendredi – séance d’une heure de tapis à travailler ma vitesse de confort (celle où je peux courir des heures dans me fatiguer avec une inclinaison que je vais augmenter régulièrement) et 20km de vélo.

Mercredi, dimanche – renfo et yoga, je suis partie sur 30 min par discipline, l’idée est clairement de travailler en priorité le dos pour limiter la casse, puisque c’est ma zone de faiblesse absolue. Comme j’ai 3 mois d’abonnement à l’appli Diago que je vous ai présentée ici récemment, je ne vais pas me compliquer la vie et me servir de tous leurs entrainements.

Samedi – sortie longue en rando course (je commence par 20km, j’augmenterai surement à 25 en février)

Je suis partie sur l’idée qu’on serait plus ou moins coincé jusqu’à fin février mais j’espère me tromper évidemment ! Le mois de mars devrait être le mois où les choses sérieuses commencent 😉.

Question logistique pour la course en elle-même, alors que je suis plutôt individualiste je l’avoue, je pense sincèrement que cette fois, je vais chercher à m’organiser pour avoir une assistance. Clairement, quand je vois les retours d’expérience de mes petits camarades de jeu, ça fait une réelle différence sur ce type de course. Je suis super pénible à nourrir et si je réussis aussi bien sur les courses en étapes c’est qu’elles sont aussi en autonomie alimentaire et que par la force des choses je n’y mange que ce que j’aime manger. Question matériel alors là, il va vraiment falloir attendre parce que je n’ai aucune idée de ce que je vais bien pouvoir embarquer ! Les tests sur le terrain commenceront au printemps réellement, tout ça s’affinera au fur et à mesure.

Voilà vous savez tout ou presque ! Prochain rdv début février avec le portrait d’Emily Vauban justement mais surtout ses conseils, parce qu’il n’y a pas de raison que je sois la seule à en profiter 😉

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