Run : Courir dans la boue version débutante (1)

Ce sont les it courses en ce moment. Pas une région de France qui n’offre sa version de course d’obstacles avec roulade dans la boue et autres obstacles. Entre les Mud Day et les Spartan Race, il faut être prête à en baver mais surtout à rigoler ! Et pour être parfaitement complet, j’ai demandé à ma copine Emmanuelle Blanck, qui finit 2ème de la dernière Spartan Race et donc qualifiée pour les Championnats du monde aux US de nous donner ses conseils de pro que vous retrouverez ici. 
1. Dans la boue on se roulera !

 

Alors que l’on passe toute son enfance à se faire disputer par nos mères dès que l’on approchait l’air mutine d’une flaque, les mud run n’ont qu’un but : faire retomber en enfance très officiellement toute personne prenant un dossard. On a le droit d’escalader la barrière, grimper sur les ballots de paille, se suspendre à des cordes. On peut même jouer aux GI Joe d’opérette et faire le parcours du combattant façon light… Bref tout le monde s’amusera comme des petits fous avec la gadoue. Question chaussures, on pourrait vous dire de partir avec une bonne paire de trail gore tex mais bon avec des passages parfois avec de l’eau au genou si ce n’est plus, le gore tex ne sert plus à grand-chose. Il existe aujourd’hui des chaussures créées spécialement pour ce genre de courses avec renforts où il faut et semelles bien accrocheuses.

 

2. Le chrono on oubliera…

 

Oui il y a un classement comme sur toutes les courses officielles, oui il y aura un podium mais franchement s’il y a bien une course où il faut oublier son chrono et ses références de temps, ce sont bien celles-là… Ou alors l’on envisage de tester son étanchéité et sa résistance aux chocs… Si l’on veut vivre sereinement ce genre de course, il faut aussi envisager que les obstacles présents engendrent forcément un peu de bouchons, alors au lieu de bousculer tout le monde pour être le premier à passer, on retrouve un peu de civilité et on fait connaissance avec son voisin, voir même on le soutient ! Il est d’ailleurs intéressant de noter que finalement il y a toujours un homme prêt à pousser aux fesses la pauvre runneuse désespérée… Ils sont gentils les garçons parfois !

 

 

3. Son plus beau costume on vêtira !

 

Histoire de rajouter un peu de délire à l’opération commando, beaucoup de coureurs viennent déguiser et font preuve d’une imagination débordante. C’est avant tout une fête entre copines et copains alors oui on peut se lâcher en jouant à Wonder Woman légionnaire ! Mais il faut quand même bien prendre en considération le fait qu’il y a vraiment une distance à courir et des obstacles à franchir en toute sécurité. Il faut donc penser à enfiler en première couche un collant long et un tee-shirt manches longues qui ne craignent rien et qui seront peut-être irrécupérables. On est libre ensuite d’enfiler un costume dessus ! Et pour les mains, on pense absolument à prendre des gants ou autres mitaines avec grip antidérapants pour attraper avec plus de faciliter cordes et autres barres de traction.

 

4. Pour se préparer, le gainage on adoptera !

 

L’équipement et la motivation ne font pas tout, il faut aussi penser à se préparer un peu. Avant toute chose, il faut essayer d’être raisonnable et ne pas se lancer sur une distance qu’on ne maîtrise pas, sous prétexte qu’il y a de la boue et du temps pour la faire… Un 10km pour commencer c’est largement suffisant ! S’il y a bien une course qui va mériter qu’on intègre du gainage à sa prépa, c’est bien celle-là. Il ne faut surtout pas oublier qu’il faudra se servir de ses bras pour gravir des obstacles. Alors on inclue des pompes de filles à défaut de vraies pompes et on soulève un peu des altères histoire de muscler aussi le haut du corps.

 

5. Un parcours santé pour se préparer !
Si l’on n’a pas à côté de chez soi un parcours de combattant libre d’accès, il suffit de trouver un parcours santé classique et d’enchaîner les exercices le plus vite possible. Il y en a plus de 2000 en France, il doit forcément en avoir un près de chez soi et c’est l’idéal pour travailler tractions du corps et autres réjouissances qui attendent la spartiate qui sommeille en soi. Il faut surtout apprendre et travailler le fait de courir entre les obstacles, ce qui est plus facile à dire qu’à faire. On a souvent le souffle un peu coupé après avoir gravi un mur, et repartir en courant est plus compliqué qu’on ne le pense.

 

 

6. Des copines aussi folles que soi on recrutera !

 

S’il y a bien une course qu’il ne faut pas faire seule c’est celle-là ! Il faut absolument recruter tout un groupe d’amis pour profiter vraiment à fond de ces événements qui sont réellement collectifs. Entraide, soutien moral, fous rires inoubliables, photos mémorables, on a tous les ingrédients pour un moment unique à vivre en groupe, voir en famille. Une idée à retenir pour le prochain enterrement de vie de jeune fille de sa meilleure amie !

 

7. Attention à ne pas se blesser on fera…

 

Il faut tout de même penser à faire attention à ce que l’on fait et là où l’on met les pieds. Les différentes pathologies qui font suite à ce type de courses sont les entorses des chevilles ou des poignets. Oui, on s’amuse mais on n’oublie jamais que cela reste quelque chose de réellement sportif à prendre comme tel. Et histoire de ne pas prendre froid, on pense bien à avoir dans son sac de quoi se changer complètement après en sachant que souvent il n’y a pas de douches chaudes mais juste des tuyaux d’arrosage pour « décrasser » plus que laver.