Under Armour Flow Velociti Wind : le test

Lorsque la marque américaine Under Armour s’était lancée sur le marché de la chaussure de running, il y a quelques années, elle avait délibérément choisi l’originalité avec des modèles détonants (la Charge RC par exemple ou la Speedform Apollo ou mieux encore la géniale Speedform RC …), dans un petit monde assez stéréotypé. Le succès commercial ne fut sans doute pas à la hauteur de la créativité déployée. Je dois dire qu’à titre personnel, j’ai été plutôt séduit à l’époque. Depuis, c’est un destin assez inéluctable si on veut rester sur le marché, l’originalité a laissé place à plus de pragmatisme. J’avais d’ailleurs eu l’occasion de tester, il y a 2 ans, sur ce même site, un de ces modèles pragmatiques 🙂

Bref, passons et je ne vais quand même pas me lamenter sur le mode « le temps passé est outre » chaque fois qu’il m’est donné l’occasion de tester un modèle de la marque, en l’occurrence ici la Flow Velociti Wind . Test longue durée puisque je cours avec cette chaussure depuis plus de 3 mois et que j’ai réalisé environ 400 km avec.

Avec son drop de 8 mm, elle n’affiche aucune velléité « courir naturel » particulière. De fait, elle s’inscrit dans un schéma classique de « chaussure universelle typée rapidité ». Son prix est relativement élevé (160 €), ce que justifient les technologies mises en oeuvre dont je vais détailler l’impact réel sur la course.

Evacuons en premier lieu le détail qui fâche. Habitué à des modèles à large toebox, j’avoue m’être senti très à l’étroit à l’avant de la chaussure alors que je m’attendais de prime abord (voir photo ci-dessus) à mieux. Bon, maintenant, ce sont sans doute mes « mauvaises » habitudes qui dictent ma remarque et l’immense majorité d’entre vous n’en auront cure.

Les amateurs de technologie apprécieront le fait que la chaussure peut être connectée à l’application UA MapMyRun mais avec mon abonnement Free à 2€, j’avoue humblement ne pas avoir étudié sous toutes leurs coutures les possibilités offertes par cette appli et ne vous éclairerai donc guère sur le sujet.

Attaquons maintenant le positif. On commence par l’empeigne, le chaussant si vous préférez. Il dégage, en premier lieu, une sensation de légèreté et de « respirabilité », qui se vérifie en courant. Il assure en parallèle un maintien parfait. Le système de laçage est très précis et la demi-languette intégrée à l’empeigne ne bouge pas d’un millimètre. Une chaussure enveloppante.

Deuxième point positif : la semelle d’un seul tenant et l’absence de semelle extérieure complémentaire à la semelle intermédiaire (du « tout en un » 🙂 ). Personnellement, j’adhère ! Cela rend la foulée beaucoup plus fluide, surtout lorsque (c’est le cas ici) la flexibilité est au rendez-vous.

Troisième point positif : l’amorti. Sur une chaussure à 8 mm de drop, j’ai toujours une crainte de tomber sur du very soft power surtout sous le talon. Ce n’est pas le cas ici, loin de là. On est plutôt dans le réactif, avec une relative homogénéité sur toute la longueur de la semelle.

Quatrième point positif : la solidité de l’ensemble sur la durée. La semelle semble inusable (après 400 km elle est comme neuve) et l’empeigne garde toutes ses qualités sans s’avachir ou se trouer.

Dernier point positif : la « bonne synthèse » dans le sens où cette chaussure présente un excellent compromis entre confort et vitesse, légèreté (260 g) et durabilité, amorti et dynamisme …

En termes de distance, je vous avouerai que je n’ai pas poussé au-delà de 20 km. Il me semble que c’est sa distance de prédilection, mais d’aucuns pourraient l’emmener sur marathon je pense. A l’entraînement, je l’ai appréciée tant sur les sorties tranquilles en endurance fondamentale que sur du fractionné long.

Si cette Flow Velociti Wind ne m’a pas autant ému que la Speedform RC (que j’ai toujours, trouée de partout maintenant), force est de constater qu’Under Armour a su, tout en s’adaptant au marché, garder une part d’originalité et d’innovation qui font de ce modèle une très bonne chaussure.

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