Elle n’Ă©tait pas vraiment prĂ©vue celle-lĂ … Surtout pas raisonnable du tout sachant que je vais devoir enchaĂźner avec un dĂ©placement en Chine Ă peine rentrĂ©e en France mais voilĂ , on m’a vendu le soleil, la paella et le jus d’orange frais, alors forcĂ©ment j’ai craquĂ© ! đ
Une course pas franchement raisonnable đ€·ââïž
Ă ceux qui n’ont toujours pas compris, Ă aucun moment je n’ai envisagĂ© le marathon puisqu’entre nous deux l’idylle est terminĂ©e… Mais pourtant une suite d’actes manquĂ©s m’a laissĂ© penser que ce n’Ă©tait pas aussi simple dans ma tĂȘte. Avant de vous en parler, j’en reviens Ă ma course, un 10k bien suffisant pour le tracteur asthmatique que je suis devenue. Aucune prĂ©pa pour ce type d’effort si particulier pour moi qui ne fais plus que de l’ultra, je suis en mode renfo pour mon prochain objectif samedi prochain Ă dĂ©faut de pouvoir vraiment trouver le temps de le prĂ©parer. J’ai limitĂ© au maximum en durĂ©e les sĂ©ances de running pur parce qu’entre mon dos et ma hanche qui commence Ă se manifester, j’ai totalement zappĂ© le fractionnĂ©. Autant dire que ça sent sĂ©rieusement le roussi question RP mais je ne suis pas lĂ pour ça, ça tombe plutĂŽt bien ! Belle lurette que j’ai arrĂȘtĂ© de vouloir me prendre pour ce que je ne suis pas…

Les cadeaux du sac coureur avec le dossard !
Le matin des petits oublis â
Je vais vous faire un dĂ©brief prĂ©cis par rapport Ă l’orga de la course en elle-mĂȘme pour celles et ceux que ça pourrait intĂ©resser. LĂ je vais juste vous parler de ma course en tant que telle. Lever Ă 6h45 plutĂŽt en forme aprĂšs une nuit correcte oĂč j’ai testĂ© pour la premiĂšre fois la mĂ©latonine. Je ne sais pas du tout si c’est ça qui a fonctionnĂ© ou plutĂŽt le fait qu’on a passĂ© la journĂ©e dehors Ă pĂ©daler, visiter et manger, mais le fait est que je dors enfin dans un lit qui n’est pas le mien. J’ai prĂ©parĂ© en bonne Ă©lĂšve que je suis toute ma tenue mais dĂ©jĂ je me dis que c’est un peu bĂȘte de ne pas avoir un peu plus anticipĂ© l’affaire. Je n’ai pas prĂ©vu de ceinture avec mon propre ravito en eau, je suis bonne pour l’arrĂȘt au stand. Bref… amatrice un jour, amatrice toujours !
J’ai pris la dĂ©cision de partir Ă jeun, dĂ©jĂ parce que je n’avais pas le courage de me lever si tĂŽt pour le petit dej et ensuite parce que bon, c’est juste 10 km… faut pas pousser mĂ©mĂ©. J’ai juste pris un gel attrapĂ© Ă l’arrache dans ma boĂźte Ă bordel avant de partir. Direction le dĂ©part, j’ai juste bu un thĂ© quand mĂȘme, histoire de m’hydrater. MĂȘme si on sent qu’il va faire beau et chaud, pour le moment ça caille et je ne regrette pas le petit coupe-vent que j’avais prĂ©vu. Ce que je regrette par contre c’est de ne pas avoir envisagĂ© une seule seconde qu’il ferait frais pendant encore quelque temps et que j’allais courir avec, alors qu’il n’avait Ă la base qu’une seule fonction : faire joli avec ma tenue ! C’est un coupe-vent Quechua certes super sympa mais pour la course dans une ville oĂč il ne pleut pas et oĂč il va finir par faire chaud, j’ai comme un doute. Bon tant pis, de toute façon il est lĂ aussi trop tard pour regretter.

La tenue ! (manque le coupe-vent… je ne pensais pas le porter autant finalement !)
Le grand cafouillage des sas đŠ
Direction la zone de dĂ©part qui se situe au sein de la CitĂ© des Arts et des Sciences. Les bĂątiments sont absolument incroyables et participent beaucoup Ă la rĂ©ussite de cette course je trouve. Ce n’est pas compliquĂ© Ă trouver, tu suis le mouvement et les dizaines de coureurs et de cyclistes qui se rendent sur zone. Je cherche le dĂ©part et allez savoir pourquoi je me plante… Je suis bĂȘtement le mouvement et je me retrouve Ă rentrer dans un sas Ă peine ouvert parce que je veux pouvoir ĂȘtre devant. Je m’explique ! Ăvidemment je ne suis pas devenue une mobylette mais suite Ă une erreur de ma part je pense (je ne me souviens plus) je suis dans le sas des 60 min. Ce que je n’avais pas compris et qu’on m’a expliquĂ© en arrivant sur place, c’est que c’est en rĂ©alitĂ© 60 min et plus… J’avais tentĂ© un changement la veille pour le sas des 55 minutes mais impossible sans justificatif et pas le courage d’aller imprimer un document. Tant pis pour moi, je n’avais qu’Ă y penser !
En attendant j’ai une urgence plus importante Ă gĂ©rer : faire pipi Ă©videmment. Je trouve des toilettes juste Ă cĂŽtĂ© du sas propres avec du papier et tout et tout ! Mais c’est le bonheur absolu cette course ou quoi ? EntrĂ©e dans le sas donc et j’attends… J’attends et force est de constater qu’il y a un blĂšme : je suis entourĂ©e de mecs qui semblent jouer leur vie… #balancetaremarquesexisteĂ souhait. Euh on est censĂ© courir 10 km lĂ … pas grimper l’Everest non plus. Tout d’un coup un petit groupe derriĂšre moi commence Ă s’agiter, il y a d’ailleurs 2 femmes dedans qui parlent avec le vigile et trĂšs vite malgrĂ© mon espagnol scolaire je comprends le problĂšme : nous sommes dans les sas rĂ©servĂ©s aux marathoniens ! Eh merde… C’est un acte manquĂ© ou quoi ? Pour expliquer mon erreur, nous avons le mĂȘme code couleur, la seule diffĂ©rence : pour le 10k il fallait aller tout droit, pour le marathon tourner Ă gauche. Et j’ai dĂ» me retrouver derriĂšre un groupe qui allait Ă gauche ! Et pour ĂȘtre parfaitement complĂšte, rien sur nos dossards ne montre une diffĂ©rence entre les deux distances donc les contrĂŽleurs Ă l’entrĂ©e n’y ont vu que du feu eux aussi.

Le vélo, le meilleur moyen de locomotion ici !
Direction la zone de dĂ©part qui se situe au sein de la CitĂ© des arts et de la Science. Les bĂątiments sont absolument incroyables et participent beaucoup Ă la rĂ©ussite de cette course je trouve. Ce nâest pas compliquĂ© Ă trouver, tu suis le mouvement et les dizaines de coureurs et de cyclistes qui se rendent sur zone. Je cherche le dĂ©part et allez savoir pourquoi je me plante⊠Je suis bĂȘtement le mouvement et je me retrouve Ă rentrer dans un sas Ă peine ouvert parce que je veux pouvoir ĂȘtre devant. Je mâexplique ! Evidemment je ne suis pas devenue une mobylette mais suite Ă une erreur de ma part je pense (je ne me souviens plus) je suis dans le sas des 60 min. Ce que je nâavais pas compris et quâon mâa expliquĂ© en arrivant sur place, câest que câest en rĂ©alitĂ© 60 min et plus⊠Jâavais tentĂ© un changement la veille pour le sas des 55 minutes mais impossible sans justificatif et pas le courage dâaller imprimer un document. Tant pis pour moi, je nâavais quâĂ y penser !

En attendant notre retour, le fameux tapis bleu est nettoyé !
En attendant jâai une urgence plus importante Ă gĂ©rer : faire pipi Ă©videmment. Je trouve des toilettes juste Ă cĂŽtĂ© du sas propres avec du papier et tout et tout ! Mais câest le bonheur absolu cette course ou quoi ? EntrĂ©e dans le sas donc et jâattends⊠Jâattends et force est de constater quâil y a un blĂȘme : je suis entourĂ©e de mecs qui semblent jouer leur vie⊠#balancetaremarquesexisteasouhait. Euh on est sensĂ© courir 10km là ⊠pas grimper lâEverest non plus. Tout dâun coup un petit groupe derriĂšre moi commence Ă sâagiter, il y a dâailleurs 2 femmes dedans qui parlent avec le vigile et trĂšs vite malgrĂ© mon espagnol scolaire je comprends le problĂšme : nous sommes dans les sas rĂ©servĂ©s aux marathoniens ! Eh merde⊠Câest un acte manquĂ© ou quoi ? Pour expliquer mon erreur, nous avons le mĂȘme code couleur, la seule diffĂ©rence : pour le 10k il fallait aller tout droit, pour le marathon tourner Ă gauche. Et jâai dĂ» me retrouver derriĂšre un groupe qui allait Ă gauche ! Et pour ĂȘtre parfaitement complĂšte, rien sur nos dossards montre une diffĂ©rence entre les deux distances donc les contrĂŽleurs Ă lâentrĂ©e nây ont vu que du feu eux aussi.

Tu fais quoi dimanche matin ? Ben moi j’Ă©tale de la vaseline et toi ?

20 minutes avant le dĂ©part du marathon… Valence l’autre pays des vessies heureuses…
Pas le temps de commencer une psychothĂ©rapie Ă deux balles, je sors de lĂ et file sans demander mon reste en tentant de ne pas perdre de vue le petit groupe. Je ne sais pas comment je me suis dĂ©brouillĂ©e pour louper les sas des 10km mais bon on ne va pas refaire lâhistoire. Evidemment maintenant jâoublie dâĂȘtre devant⊠Je tente une remontĂ©e discrĂšte par les cĂŽtĂ©s mais la foule est lĂ et je ne vais pas non plus me la jouer Ă la française en mode « poussez-vous me voilĂ ! ». Tant pis pour moi ça mâapprendra ! Au moment de lancer mon gps cardio qui fait le cafĂ© je rĂ©alise que jâai oubliĂ© de mettre ma ceinture cardio. Pourtant depuis presque un mois, je suis en mode adaptation, plus par curiositĂ© quâautre chose. Bon ça aussi je nâai pas assurĂ©. Ăa commence Ă sentir le roussi cette histoire⊠Je vous ai dit quâen plus jâai oubliĂ© ma musique ? Câest con jâavais mes Ă©couteurs pourtant ! Plus le temps de penser, jâentends le coup de pistolet et jâaperçois les premiers sur le pont qui filent⊠Punaise on dirait des mecs le premier jour des soldes chez Darty !
Trop rapide ?! Alors on profite đ
Allez c’est enfin Ă moi et trĂšs vite je comprends que ça va ĂȘtre un peu compliquĂ© mon histoire. C’est bien la premiĂšre fois que je ne suis pas Ă ma place parce que je suis trop rapide ! Un comble… Au bout d’un km je craque, j’en ai marre de zigzaguer et surtout veiller Ă ne pas marcher sur les pieds de quelqu’un, je mets le cligno Ă gauche et me voilĂ en train de faire le trottoir… Ah enfin je respire un peu. Je ne suis pas la seule Ă©videmment mais dieu merci les rues sont encore calmes (ce n’est pas l’euphorie du marathon encore) et il y a peu de piĂ©tons. Au bout d’un km environ, je constate que je ne double plus personne, il est temps de revenir Ă ma place. J’ai pris la dĂ©cision de la jouer cool puisque de toute façon je ne peux pas vraiment faire autrement. J’ai aussi dĂ©cidĂ© de ne pas regarder mon chrono de toute la course, histoire de ne pas me mettre la rate au court-bouillon si je vois les chiffres pencher du mauvais cĂŽtĂ©. « Tu es lĂ pour en profiter, regarde autour de toi, oublie le reste ! »
Allez câest enfin Ă moi et trĂšs vite je comprends que ça va ĂȘtre un peu compliquĂ© mon histoire. Câest bien la premiĂšre fois que je ne suis pas Ă ma place parce que je suis trop rapide ! Un comble⊠Au bout dâun km je craque, jâen ai marre de zigzaguer et surtout veiller Ă ne pas marcher sur les pieds de quelquâun, je mets le cligno Ă gauche et me voilĂ en train de faire le trottoir⊠Ah enfin je respire un peu. Je ne suis pas la seule Ă©videmment mais dieu merci les rues sont encore calmes (ce nâest pas lâeuphorie du marathon encore) et il y a peu de piĂ©tons. Au bout dâun km environ, je constate que je ne double plus personne, il est temps de revenir Ă ma place. Jâai pris la dĂ©cision de la jouer cool puisque de toute façon je ne peux pas vraiment faire autrement. Jâai aussi dĂ©cidĂ© de ne pas regarder mon chrono de toute la course, histoire de ne pas me mettre la rate au court bouillon si je vois les chiffres pencher du mauvais cĂŽtĂ©. « Tu es lĂ pour en profiter, regarde autour de toi, oublie le reste ! »
Un parcours plat comme une paella đ§
Je sais que le parcours reste dans le centre-ville contrairement au marathon qui bien entendu part un peu en pĂ©riphĂ©rie, câest donc un vrai bonheur. Autre avantage et non des moindres : il est dâune platitude absolue⊠Et finalement aucun regret de ne pas avoir ma musique lâorga a tout prĂ©vu : il y a des groupes ou des DJ partout, câest Ibiza en mode running matinal. Les km dĂ©filent et franchement je suis bien, pas dans le rouge, je suis vraiment Ă lâaise. Jâai toujours mon coupe-vent, je nâai mĂȘme pas assez chaud pour le poser.
Le gel de la honte đ€ą
Le 5Ăšme km est en vue, je dĂ©gaine mon gel histoire de me filer un peu dâĂ©nergie. Jâen ai trĂšs peu Ă la maison et allez savoir pourquoi jâai attrapĂ© celui au beurre salĂ© dâOverstim que je nâavais jamais testĂ© Ă ce jour prĂ©fĂ©rant depuis toujours ceux de GU (mais eux ils sont tellement bon que jâai tout fini). Bien mal mâen a pris⊠Alors je ne suis pas pour la peine de mort, mais lĂ franchement le mec qui a validĂ© ce truc en se disant : « tiens pour les bretons ça va leur plaire, ça leur rappellera les vacances chez mĂ©mĂ© » la mĂ©riterait amplement pourtant. Parce que je suis magnanime, je le condamne uniquement Ă 30 ans de rĂ©clusion ferme avec du Lara Fabian diffusĂ© en boucle et un de ces foutus gels tous les matins au petit dĂ©jeuner⊠Non mais !
Dieu merci lâeau est lĂ et je mâarrĂȘte carrĂ©ment pour marcher et boire un peu histoire de me rincer ce goĂ»t immonde dans la bouche. Je redĂ©marre doucement mais surement avec en vue un coureur tellement immense que tu ne peux pas le rater. Jâen profite pour doubler un Yohann Diniz amĂ©ricain qui est encouragĂ© par un Forrest Gump barbu Ă souhait du meilleur effet. Jâai du mal Ă me repĂ©rer dans la ville, jâai lâimpression quâon est super loin alors quâil ne reste si jâen crois les panneaux seulement 3km. Depuis le dĂ©but jâai un dĂ©calage avec les panneaux du parcours dâenviron 200m. Il vibre avec la rĂ©gularitĂ© dâun coucou suisse devant le panneau indiquant les km du marathon⊠Essais-t-il lui aussi de mâenvoyer un message subliminal ?
Verdict : 54’46 ! đ
Nous retrouvons les bords du jardin de la Turia, la fin est proche et je suis toujours bien. Je nâessaye pas dâaccĂ©lĂ©rer parce que je me connais et je suis capable de partir trop vite, trop tĂŽt et de mâen mordre les doigts. Jâai mon rythme que jâai le sentiment de suivre avec rĂ©gularitĂ©, câest parfait ! A 900m de lâarrivĂ©e, je me redresse un peu encouragĂ©e par les spectateurs en mode dĂ©chaĂźnĂ© histoire dâavoir lâair dâune coureuse, je mâaccroche parce que je sais que le tapis bleu est bientĂŽt lĂ . Lâanimateur au micro va nous pĂ©ter une durite en plus de nous pĂ©ter les tympans⊠Allez quelques pas et la ligne dâarrivĂ©e est lĂ ! Franchement elle claque cette ligne créée de toute piĂšce sur un bassin. JâarrĂȘte le chrono que je regarde enfin : 54â46 ! Punaise⊠avec un ravito marchĂ©, un dĂ©part chaotique et aucune prĂ©pa⊠Je nâen reviens pasâŠ

Ma vraie prioritĂ© : le brunch dominical đ„
Je file rĂ©cupĂ©rer ma mĂ©daille, mon sac avec mes petits cadeaux (on a eu une serviette en plus de tout le reste !) et je sors de la zone rĂ©servĂ©e aux coureurs. Nouvel objectif hyper important : retourner Ă mon hĂŽtel Ă temps pour profiter du petit dĂ©jeuner buffet⊠Nan parce que la course Ă pied, ça va bien un moment mais le brunch dominical câest quand mĂȘme plus important !

Bon c’est pas un ultra donc pas de Mc do… Mais j’ai le droit, il a fini par faire super beau… et chaud ! Et puis je devais fĂȘter mon chrono comme il faut…Â
Ps : je reviens avec un retour sur la ville de Valence dont je repars conquise et sur lâorga de la course avec un retour sur le marathon grĂące Ă tous mes copains qui Ă©taient prĂ©sents.