Run : Laponie me voici !

Bon je pense que si vous me suivez un peu sur les réseaux sociaux, vous avez tous compris que la Laponie fut un séjour tout bonnement incroyable. Après avoir vu le grand sud, je rêvais du grand nord… ce n’est pas encore tout à fait le pôle mais je m’en rapproche furieusement !

 

J’avoue que le mois de mars chez moi est vraiment parti en cacahuète… Seychelles, New York et Laponie. C’est facile, j’ai eu l’impression de vivre à Roissy moi ! Evidemment, je ne suis pas en train de me plaindre, ça serait légèrement déplacé mais question choc thermique, j’ai quand même bien rigolé. Heureusement New York avec sa tempête de neige surprise s’est finalement retrouvé intégré dans mon plan de préparation. Cela m’a aussi permis si vous vous souvenez de constater assez durement qu’il se passait un truc du côté de ma santé et qu’il fallait contrôler. Alors pour ceux qui ont suivi l’affaire, les résultats sont tombés pendant la Laponie, j’ai bien un truc qui yoyotte et exactement ce que j’avais diagnostiqué. Rien de bien grave mais je suis rassurée de constater que mon instinct était le bon.

 

Bon, revenons-en à nos moutons, enfin à nos rennes ! Le principe de la course organisée par VO2max Voyages : 3 étapes pour le format long avec 10, 25 et 15km. Un format court propose 10, 15 et 8. Forcément j’ai pris le long… Je ne vais pas aller aussi loin pour moins quand même, vous me connaissez. Le trail blanc pour moi se résume au trail du Sancy que j’avais adoré et à la Saintélyon, enfin la LyonSaintelyon avec un aller compliqué dirons-nous et un retour en mode Brian Joubert. Je suis plus sable que voulez-vous ! Ah mais non je suis bête ! J’oublie juste un marathon en Antarctique et un ultra au même endroit de 220 bornes et des brouettes… une paille quoi… Là c’est clair, plus que la course, c’est le mot Laponie qui a fait tilt. Je suis très mère Noël que voulez-vous. D’ailleurs le week-end dernier, on a enfin enlever les décorations de celui de décembre dernier… Et ranger la crèche… Non parce que Pâques arrive déjà et que le petit Jésus va bientôt avoir des ennuis. Je vous jure que c’est vrai, il y a encore des guirlandes pleins la maison ! Et ça y estn je vous raconte encore ma vie… Dès le premier briefing le soir de notre arrivée, de gentils garçons (enfin maintenant je peux dire qu’ils sont gentils, parce qu’à à ce moment-là je n’avais pas encore mémorisé leurs prénoms !) font la proposition suivante : puisque nous sommes un nombre très réduit de participants pourquoi ne pas lâcher le chrono et profiter de l’endroit pour s’amuser plutôt que se courser ? Mince alors… l’esprit trail existe encore et il a fallu que j’aille jusqu’en Laponie pour le retrouver ! Cela va clairement tout changer puisque cela va instaurer un esprit de convivialité incroyable. Evidemment, on sait qui a fini le premier tous les jours, enfin lui le sait parce que moi… Mais dès la première étape, nous aurons la chance de voir les premiers venir à notre rencontre, c’est dire !

 

 

Le premier jour j’ai donc couru une grande partie de la course au côté de Christelle la rédactrice en chef de Vital qui se lançait sur son premier trail sur neige et sa première course en étapes. Cela a permis de vite constater que certains endroits en seraient envisageables qu’en marchant, vu l’épaisseur de neige mais dans l’ensemble c’était vraiment un parcours super agréable et surtout d’une grande beauté. C’est aussi la première course où les ravitos sont assurés par des personnes se déplaçant en chiens de traîneau ! Question dépaysement nous étions servis ! Et chouchouter à mort avec des boissons chaudes, des barres et autres tablettes de chocolat. Ça allait nous préparer royalement à la deuxième étape, la « longue » que j’allais courir avec mon nouvel ami Jean-Christophe, le photographe « officiel » de notre périple. Il a pris tellement de photos pendant nos 25km que j’ai compris le dur quotidien de Kim Kardashian ! Le plus dingue c’est quand nous sommes arrivés au ravito où une charmante guide nous a fait grillé des saucisses finlandaises… Là je me suis dit un truc : « punaise j’adore ce pays, j’adore cette course ! ». Je ne vais pas vous mentir, je n’en ai pas mangé parce que je n’ai finalement pas très faim quand je cours, mais ma copine Marie George ne s’est pas laissée abattre ! Et je me suis largement rattrapée après la course. C’est l’esprit qui me plait, le fait qu’on soit là avant tout pour vivre une expérience, pas pour se tirer la bourre et vérifier qui fait pipi le plus loin dans la cour de récré. Je vous jure, ça fait un bien fou et contribue largement au bonheur de ce séjour.

 


Le dernier jour, le principe est simple : tout le monde part ensemble et ceux qui sont sur la version courte s’arrêtent au ravitaillement à mi-parcours pour être rapatriés sur l’hôtel. Moi je suis en mode mobylette derrière mon copain Sydney qui a son petit rythme d’ultra traileur, parfait pour moi. Les passages en forêt sont parfois un peu plus épiques à cause de la neige mais on sait que la deuxième partie sera en mode roulante, puisque l’on fera le tour du lac immense qui est face à l’hôtel. Il fait beau, on a tous le sourire aux lèvres, parce qu’on sait que c’est le dernier jour ? Non, parce qu’on sait qu’on vit tous ensemble un truc unique en son genre ! Un peu de lac, beaucoup de forêt, je profite de chaque instant. On papote avec Sydney, je prends des photos, les km passent sans stress. Surprise, nos mobylettes à savoir Seb qui a créé le parcours et Jean Michel, notre kiné prof de stretching improvisé apparaissent sur notre chemin. Ils s’inquiètent du balisage qu’ils trouvent un peu léger finalement et ils ne veulent pas que les derniers soient obligés de faire quelques centaines de mètres en plus. Bon en vrai c’est surtout qu’ils vont trop vite… Moi à 9km/h je les vois très bien les marques rouges dans les arbres ! En tout cas rien que cette attitude illustre totalement ce qu’on a vécu là-bas tous ensemble. L’esprit trail hibernait en Laponie, c’est tout.
Ravitaillement, petite pause au soleil, au bord du lac. Je mange une barre tranquille en buvant mon thé au bord d’un trou qui te permet de plonger dans l’eau glacée si tu préfères la cryothérapie made in locale. Christelle et les copines arrivent alors que nous sommes en train de repartir avec Sydney. Il nous reste 7km avant de retrouver la chaleur de l’hôtel. Une Parisienne et on n’en parle plus ! Je m’installe dans les traces de mon lièvre du jour et c’est parti. La mobylette Jean Michel fait semblant de vouloir rester avec nous mais je sens qu’il a des fourmis dans les jambes. On ne risque pas de se perdre, la trace fait le tour du lac, faudrait quand même le faire exprès. Il file tout comme Sydney qui n’a pas vu que je m’étais arrêtée pour prendre des photos et un petit film. Bon tu me diras je ne lui ai pas dit non plus ! Je suis contente de m’offrir quelques km pour moi toute seule comme une grande fille que je suis devenue. De toute façon pour le rattraper il faudrait que j’accélère vraiment maintenant, et moi et les sprints… Je ne mets même pas la musique, je profite au maximum de l’endroit incroyable où je suis. La ligne est déjà là, bon ben voilà c’est fini. Je ne sais pas qui a gagné, je ne le sais toujours pas et je suis bien incapable de vous dire quelle place j’ai moi-même faite parce que je m’en fous à un point les amis… mais un point !

 


Notre gentil organisateur est sur la ligne d’arrivée avec des grosses vestes bien chaudes qui vont nous permettre d’attendre les derniers bien tranquillement parce que comme je le disais, quand tu cours ça va mais dès que tu t’arrêtes c’est une autre histoire. On aperçoit d’abord notre couple BB alias Britta Bruno qui devaient faire la version courte mais qui finalement ont fait la dernière étape dans son ensemble. Britta pourtant jurait ses grands dieux le matin même que 8km c’était bien assez pour elle. Très vite on aperçoit un autre groupe qui apparaît mais le compte n’y est pas… Il y a une personne de trop ! Ben mince alors… Sydney me dit « mais c’est Christelle ! ». Ben non, Christelle elle fait le « petit » aussi et elle n’a jamais couru 15 bornes alors après 2 étapes, ça ne peut pas être elle. Il faut pourtant bien se rendre à l’évidence, c’est bien ma super boss de Vital qui apparaît entourée des copines ! Non mais il y avait quoi au ravito ??? Je regrette immédiatement de ne pas être restée plus longtemps là bas, je serais restée avec elle même si elle n’avait très clairement aucunement besoin de mon aide. C’est l’euphorie sur cette ligne d’arrivée, tout le monde a terminé, tout le monde a relevé le défi et pour certains d’entre nous, c’en était vraiment un !
Bon, allez ce n’est pas tout ça, mais il faut aller prendre une douche parce qu’il y a douche à prendre, barbecue à déguster, maillot pour le sauna à enfiler et le bain norvégien pour terminer… Je vous jure, la Laponie c’est pas une vie !

La suite avec le débrief matériel ici et la partie « vacances » ici.