Fun : la Laponie côté vacances !

Comme je l’ai écrit dans mon article concernant la partie « run » du séjour, c’est la partie « fun » qui m’a clairement motivée à la base. On m’a vendu des chiens de traîneau, de la moto neige, des aurores boréales… Et vous savez quoi ? J’ai tout eu !

 

Le souci c’est que dès que je commence à écrire ou parler de ce séjour, je me retrouve avec un sourire niais de la fille heureuse, genre témoins de Jéhovah… Déjà que j’énerve tout le monde avec mes périples, si en plus je la joue sœur sourire, ça ne va pas arranger les choses. Mais bon, voilà c’est une réalité : je me suis éclatée pendant 3 jours ! Et pourtant ce n’était pas gagné… Commençons par le commencement : la moto neige. Les anciennes de CAF qui me suivent se rappellent peut-être l’incident mais il y a quelques années, je me suis vautrée en moto. J’ai eu la peur de ma vie et pas uniquement parce que j’avais mis une culotte petit bateau alors que je me retrouvais entourée de 4 pompiers de Paris tout à fait charmants… non, j’ai eu la peur de la vie parce que j’ai vécu ce moment où pendant quelques secondes tu es allongée à terre et tu n’oses pas bouger, terrorisée à l’idée de découvrir que justement tu ne pourras plus bouger. J’ai fini par me séparer de ma belle moto à grand regret mais j’étais terrorisée à l’idée de me retrouver avec un guidon entre les mains. Grâce à une thérapie mêlant pédagogie et siège chauffant made in mon ami Pascal, j’ai fini par accepter d’être de nouveau passager mais pilote, c’était une autre histoire. Là je me suis dit qu’avec des chaines et non des roues, ça pourrait peut-être passer. Nous faisons équipe avec ma copine Christelle et franchement je n’en mène pas large quand même. Déjà parce que ces bestioles sont loin d’être maniables. L’initiation se passe mais franchement je sors une ou deux fois de la trace en galérant pour m’y remettre. Le deuxième essai est un peu plus concluant mais je suis tout sauf à l’aise. Franchement seule, pourquoi pas, mais à deux, j’ai vraiment la trouille d’un incident et de planter ma passagère. Sans parler de la caution du beau bébé ! Christelle ne semble pas plus à son aise, il faut donc trouver une solution, solution qui va se trouver avec nos deux camarades Jean Christophe et David qui devaient partager la même moto. Leur demander de devenir pilotes pour toute la journée ne fut pas très compliqué ! Et moi ravie je passe en mode touriste et photo. Je peux profiter au maximum du moment avec un David parfaitement sage qui gère la moto comme s’il en avait toujours fait (enfin presque mais j’étais consentante !). Même si c’est un peu bruyant, il ne faut pas se mentir, les sensations de vitesse restent quand même super grisantes. Enfin vitesse… les nôtres sont bridées, nous sommes loin des formule 1 que l’on voit parfois déboulées comme si elles étaient seules au monde. Aujourd’hui, après quelques heures de thérapie intensive, je sais que la prochaine que je retourne là-bas avec mes enfants, ça devrait le faire question guidon.

 

Suivez le guide… parce que si vous vous perdez… le temps que vous arriviez à prononcer le nom des villages, les ours se sont réveillés et vous ont boulottés pour leur petit déjeuner…  

 

Deuxième jour, nous passons en mode trappeur. Franchement, je n’avais aucune idée de ce qu’on allait nous proposer mais finalement j’ai adoré là aussi. Le principe est assez simple : partir en balade à la découverte de la faune et de la flore locale. Notre super guide nous a appris à lire des empreintes, à monter un collet dès fois qu’on ferait Koh Lanta un jour (Mike Horn je suis prête, c’est quand tu veux !), construire une cabane en cas d’urgence vitale, un igloo, à pêcher à travers la glace. Ok on n’a rien attrapé mais franchement on s’est bien marré. C’est un truc super à faire avec des ados à mon humble avis de maman super équipée de ce côté-là. Nous avons terminé la journée en allant visiter la « ferme aux huskies », je sais qu’on dit chenil chez nous, mais je préfère cette expression, traduction littérale du terme anglais. Le but est simple : commencer à nous familiariser avec nos chers compagnons pour préparer la journée du lendemain où nous partirons en traîneau avec eux. Petit souci : je n’aime pas les chiens… enfin non, j’ai peur des chiens qui sont plus grands qu’un yorkshire nain… Traumatisme de la petite enfance. Vous me direz, entre ça et ma peur panique dès que je mets la tête sous l’eau, je suis vraiment une aventurière d’opérette ! Et vous avez amplement raison… En plus, histoire de bien nous rassurer, le but de l’initiation était d’aller nourrir les chiens affamés par une journée passée dehors à gambader. Sérieux les gars ? Hyper courageuse, je décide de m’occuper de ceux qui sont aujourd’hui en retraite ou presque et destinés au cani-cross. Franchement quand ils se sont tous mis à hurler comme les loups dont ils sont si proches, je n’en menais pas large !

 

Quoi ? Oui bon ça va, les poissons le guide les avait déjà avec lui… Et on a dit cabane de survie, pas cabane au fond des bois pour y passer un mois l’été…

Troisième jour et dernière activité : balade avec les fameux chiens de traîneau. Les attelages sont constitués de 6 chiens qui sont organisés en fonction de leur qualité. Un meneur qui est le seul dont on doit mémoriser le prénom et quelques ordres très simples. Devant, gauche, droite, oh pour s’arrêter, on devrait y arriver ! Après discussion, Christelle et moi décidons de nous séparer parce que là encore, elle n’est pas plus à l’aise que moi avec les gentils toutous. Etre deux stressées aux commandes, c’est un truc à se prendre un arbre. Mais là pas question d’être passagère toute la balade non plus. C’est juste que dans l’idée qu’il faille courir après le traîneau hors de contrôle, autant faire équipe avec des mobylettes, c’est plus sûr ! A ma grande surprise je vais réussir à rentrer dans les cages pour leur mettre leur harnais (ah la force de l’égo mal placé…) mais quand il s’agit de les emmener au traîneau, c’est juste de la folie furieuse. Le chien me décolle sur place ! Ils ont une force de dingue, et il me faut l’aide d’un mucher pour maîtriser la bête. Ils sont totalement déchaînés, tu sens qu’ils ont envie d’y aller, tout l’inverse de moi quoi ! Mon camarade de jeu Jean-Michel est aux commandes pour le départ, en quelques secondes, c’est parti et là c’est facile tu crois que tu décolles… C’est juste de la folie. Les chiens sont clairement comme des dingues, ravis d’enfin pouvoir courir. Très vite je comprends un truc : les ordres c’est surtout pour la forme. Ils fonctionnent en meute, le grand manitou est en tête du traîneau du guide, s’il s’arrête, tous suivent ou presque. Seul souci, nous avons hérité d’un équipage de compet qui a clairement décidé d’aller croquer les fesses de nos petits camarades devant, qui eux ont hérité de chiens qui sont plutôt en mode découverte. A ma grande surprise, lorsque je passe en mode pilote, le traîneau se révèle beaucoup plus stable que je le pensais. Vous avez beau avoir les pieds sur des petites lames, vous tenez debout sans souci et il ne faut pas se pencher en mode catamaran pour virer de bord. Vous dire que je suis devenue la meilleure amie des chiens serait mentir… Je ne peux pas m’enlever de l’esprit que j’ai toujours entendu dans mon enfance « on ne comprend pas, il était si gentil ». Ça reste des animaux plus proches des loups que du chiwawa quand même ces bêtes-là. Mais ce qui est vraiment étonnant c’est leur instinct à vouloir courir en tractant un truc. Je peux vous dire que vous n’avez pas besoin de les trainer pour les emmener au harnais, c’est même plutôt l’inverse. Et leur sérénade du soir pour vous remercier de les avoir emmener en balade reste un truc de dingue à entendre une fois dans sa vie.

 

Oui bon ok… celui-là je l’aimais bien ! 

Nous avons eu la chance d’avoir une soirée aurores boréales digne d’une production hollywoodienne ! Mais ce fut aussi l’occasion de découvrir qu’on nous arnaque un peu de ce côté là… Non, vous ne verrez pas exactement ce que l’on nous montre en photo. Déjà pour obtenir ces photos, il faut le bon appareil qui va bien et une technique bien particulière. Je vous laisse vous reporter à tous les articles qui existent sur le web sur le sujet. Ce n’est pas aussi vert que l’on peut le voir sur le photo mais franchement ça vaut quand même le coup de rester éveillé la nuit pour voir ça !

Photos honteusement piquées à Thomas,

client de l’hôtel nettement mieux organisé que moi ! 

Bref vous l’aurez compris, j’ai adoré la Laponie ! Je n’aime toujours pas avoir froid mais il suffit de s’équiper pour que ça se passe très bien. Justement pour ces jours off, il faut quand même penser à avoir du matériel de qualité correct, surtout pour les pieds et les mains. Quand je dis correct, je ne dis pas super cher non plus ! J’avais en première peau le t-shirt manches longues et le collant Uniqlo qui étaient en promo à moins de 20€ les deux cet hiver et c’était juste parfait. Pour ce qui est de l’hôtellerie, là aussi ce fut une très belle surprise. Il faut dire que pour notre plus grand bonheur (et un peu pour leur malheur…) un incendie a obligé l’établissement à reconstruire des chambres. Les vieux chalets ont été remplacés par des chambres superbes de simplicité nordique avec une vue à couper le souffle sur le lac glacé. Une info en passant : soyez prévoyant, la première épicerie est à 30km… On trouve du savon dans la salle de bain, mais pas de shampoing. Pensez-y ! Ah une autre info en passant aussi, si vous êtes comme moi et que vous dormez dans le noir complet vous allez être sacrément malheureux là-haut… Ils ne connaissent pas les volets ces fous et ce qui est encore plus fou c’est qu’ils n’en mettent pas pour ne pas avoir à se cacher de Dieu. Pas de commentaires merci ! Du coup prévoyez un masque surtout si vous décidez d’y aller l’été où là pour le coup, il n’y a même plus de nuit du tout.

 

Oui, il faisait -20°C et oui, j’ai failli piquer la déco…

N’hésitez pas à préciser vos allergies et autres réjouissances avant de venir, le menu est unique le soir, vous n’aurez donc pas de plan B. Franchement, on a vraiment très bien mangé chaque jour et pourtant je suis dans le genre pénible… Et je ne vous parle même pas des gâteaux du goûter ! Nous sommes tous restés bouleversés du gâteau au chocolat ! Le saucisson de rennes se mange très bien avec un coup de pied de rennes, oui encore lui (je vous laisse découvrir sur place !). Et oui les betteraves ça se mange bien avec des poires au sirop ! Bon, tout ça pour vous dire, que dès mon retour chez moi, j’ai commencé ma cagnotte spéciale « je retourne en Laponie avec les enfants dès que possible ». L’agence qui est derrière ce voyage, c’est le spécialiste des destinations nordiques : Norwide. N’hésitez pas à les contacter, ils ont pleins de propositions de voyages sportifs ou pas, individuel ou en groupe.

Retrouvez la Laponie du côté Run ici et du côté test matos ici.

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