Run : Altra Torin 5, du confort toujours du confort (test)

Nous continuons les tests de la marque Altra avec la Torin 5 qui est comme la 4 mais en encore mieux !

Test réalisé par Fred Brossard

Je vous avais vanté, il y a un bout de temps déjà, les mérites de la Torin 4 d’Altra Running avec laquelle j’avais parcouru près de 1000 km dans des conditions de confort parfaites du premier au dernier jour. Enfin, quand je dis dernier, je parle de course à pied car j’utilise toujours ces chaussures, notamment pour aller au travail, appréciant, debout sur mon estrade d’enseignant pendant toute la journée, son confort (encore lui) extrême. J’avais également, depuis, eu l’occasion de tester la version 4.5 Plush du même modèle dont la semelle ajoutait un surplus de dynamisme mais induisait en parallèle une raideur supplémentaire à laquelle j’ai eu du mal à me faire, au début. La nouvelle Torin 5 repart sur une nouvelle technologie de semelle intermédiaire, plus conforme à son atavisme tout en se voulant, a priori, aussi dynamique que sa sœur aînée. Du nouveau pour du mieux ? Après 200 km sur route, voici mon verdict.

La Torin 5 conserve les caractéristiques ancrées dans son ADN et que je vous ai déjà décrites à moult reprises : le zérodrop pour une biomécanique parfaite couplé à une semelle épaisse et amortissante de 28 mm pour un vrai amorti (on est loin du barefoot 🙂 ), le footshape (toebox large) qui libère les orteils des contraintes d’écrasement des modèles traditionnels et permet au pied de s’évaser à l’impact pour une meilleure prise d’appui et une impulsion plus efficace, et la semelle flexible à souhait malgré son épaisseur certaine (regardez les lignes de flexion sous la semelle).

Une chaussure parfaite pour « courir naturel » en offrant des conditions d’amorti et de confort supérieures à celle de la concurrence « classique à drop supérieur à 8 mm ».

Premier constat, la Torin 5 est plus confortable que la 4.5 Plush et j’ai retrouvé les mêmes sensations que celles procurées par la version 4 (j’ai d’ailleurs « retesté » mes 4.5 Plush en courant pour être certain). Plus de raideur sous le pied. Une semelle qui se plie dans tous les sens et à mes moindres désirs. En statique, la semelle est toujours aussi moelleuse et la tige, plus haute, s’inscrit dans cette même logique de priorité au confort. A noter, mais peut-être, n’est-ce qu’une impression que le laçage est plus précis, optimal. Bref, avant même de courir, on est « bien » dans la Torin. Cerise sur le gâteau, dans sa livrée de noir, elle est d’une rare élégance et je sens qu’elle passera bien avec mes vêtements de tous les jours lorsqu’elle aura terminé sa carrière sportive.

J’ai commencé par des séances longues et tranquilles durant lesquelles j’ai pu apprécier, d’une part, l’amorti, bien réparti sous tout le pied, qui absorbe parfaitement les impacts sur le sol, d’autre part, la semelle, toujours aussi flexible dans tous les axes de mouvement du pied. Bien que la tige soit assez haute, elle n’entrave pas la liberté de mouvement. Les 28 mm de semelle ne se font pas sentir sur l’impression de légèreté, confirmée sur la balance (258 g). Sous des températures conséquentes, le mesh n’a jamais causé de point d’échauffement particulier et a parfaitement évacué la chaleur.

J’ai ensuite mis un peu de dynamisme dans l’affaire pour voir si la nouvelle mousse était aussi efficace que celle de la Plush (bon, en même temps, celle-ci ayant été remplacée …). Plus discret, on a toujours un effet rebond qui rend la chaussure efficace sur des séances d’endurance maxi aérobie voire du fractionné long (pour le court, on n’est pas sur le bon créneau). Les performances sont donc au rendez-vous et la performance n’a pas été sacrifiée sur l’autel d’un confort retrouvé. Le compromis trouvé est bien meilleur que celui de la 4.5 Plush.

Typée route, la Torin 5, est la chaussure idéale pour le semi et le marathon pour tous les coureurs de poids moyen. Elle allie confort et dynamisme et sa conception respecte la biomécanique idoine de la course à pied. Elle peut aussi s’aventurer sur les chemins ou son amorti et sa souplesse font merveille, à condition toutefois que le sol ne soit pas trop abrasif pour ne pas réduire l’existence de la semelle extérieure. Dans son domaine, c’est vraiment une réussite et je vous encourage à franchir le pas du zerodrop car celui offert par la Torin est sans risque et ne nécessite pas de phase d’adaptation. Vous n’en courrez que mieux !

Prix : 160 € pour homme en bleu marine ici, et en rouge orangé là – pour femme en rose pale ici et en corail là.

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