Run : la Suisse l’autre pays du trail !

Le problème nous traileur, c’est que souvent la Suisse, nous ne faisons que la traverser rapidement (ou pas d’ailleurs, tout dépend de notre niveau…), alors qu’elle offre des paysages incroyables qui méritent largement qu’on prenne un dossard et qu’on y reste plus longtemps. 

 

Evidemment il y a le trail de Verbier Saint Bernard que vous connaissez tous si vous me suivez (le film de l’édition 2016 est !). Il y a aussi plus ou moins l’OCC qui part d’Orsières mais qui finit à Chamonix alors ça ne compte pas vraiment… Il y a aussi le Swiss Iron Trail qui est vraiment à noter dans les tablettes des trucs à faire un jour (récit ici). Et pleins d’autres courses et marathons pour découvrir ce très beau pays qui partage nos précieuses Alpes. Comme vous le savez surement si vous me suivez un peu, je suis retournée de l’autre côté des Alpes pour des raisons privées sans trail aux pieds (enfin si mais seulement pour marcher), en vacances avec mes enfants. Je me suis dit qu’il serait quand même intéressant de revenir sur ce petit séjour, sans dossard certes, mais y a pas que la course à pied dans la vie, parce que j’en ai profité pour découvrir une nouvelle destination qui à mon avis mérite qu’on s’y intéresse aussi.

 

 

Gstaad, y a pas que la Plagne qui a son glacier…

Je suis comme beaucoup de personnes, j’associe cette station de ski à Johnny et à Roman Polanski… Pour moi, plus que le ski, la discipline sportive la plus pratiquée devait y être le shopping et le plongé dans le jacuzzi de Dom Perrignon… Bref un endroit où ça sent tout sauf la transpiration ! Mais voilà, « le petit journal » et Khatia sont passés par là (pour comprendre cette phrase cliquez !). J’ai donc mis la tribu dans le camion et en route pour découvrir La Station chic s’il en est. Tu me diras, je passe déjà mes vacances l’été sur l’Ile de Ré et l’hiver à Megève, alors au point où j’en étais… Première surprise en arrivant, c’est là encore un coin superbe de la Suisse que j’aime vraiment de plus en plus. J’avoue, j’étais tellement le nez en l’air à m’extasier que je me suis mangée un trottoir… sans gravité je vous rassure !

 

Il y a des chalets un peu partout dans la campagne environnante mais ils sont encore à occupation professionnelle, ce sont donc des fermiers qui y vivent, pas des multimillionnaires. Soyons honnête le premier truc que tu vois quand même quand tu arrives reste le Palace, hôtel de luxe qui surplombe toute la ville, un mélange de château à la Ludwig de Bavière et du Grand Budapest hôtel. Inutile de vous préciser qu’on s’est contenté de l’admirer au loin ! Comme toujours, quand je me déplace en famille s’est très vite posé le problème du logement. J’ai donc comme souvent contacté l’office du tourisme pour avoir leurs précieux conseils. C’est souvent nettement plus utile et intéressant que la plupart des sites de réservation en ligne où les commentaires sont, on le sait, très souvent truqués. Vraiment il ne faut surtout pas hésiter à les contacter quel que soit votre destination, ils sont une source d’infos très précieuses. Ils m’ont conseillé le Gstaaderhof qui s’est révélé absolument parfait et répondant totalement à mes attentes. Je voulais un hôtel familial où le fait de débarquer avec des enfants ne semble pas déranger, même si les miens sont plutôt grands aujourd’hui. Situé à l’entrée du village (j’ai un peu de mal à qualifier Gstaad de « ville »…), on peut rejoindre le centre-ville à pied en une fraction de secondes. Info technique ultra importante pour la mère de famille que je suis, on trouve une pharmacie dans le même bâtiment et une petite supérette avec des produits locaux et pleins de trucs de grignotage pour compléter un sac de trail en cas d’oubli juste en face. Il y a aussi une « droguerie » à l’américaine à 3 minutes à pied. Voilà pour le côté logistique ! Ce que j’ai également vraiment apprécié, c’est la restauration de l’établissement. J’avoue que je n’ai pas toujours le courage de sortir le soir de l’hôtel et que mon petit déjeuner c’est sacré… Là c’était absolument parfait avec un très gros coup de cœur pour les desserts et dieu sait pourtant que je suis difficile. Nous avons fait le choix d’une suite dite familiale qui permet de dormir à 4 sans problème et surtout sans se marcher dessus et qui est souvent plus pratique et moins cher que de prendre deux chambres. Une mezzanine avec coin toilette permet même de ne pas se bousculer dans la salle de bain au moment du lavage de dents. Balcon terrasse pour profiter de la montagne… C’est simple, sans luxe ostentatoire mais parfait aussi quand tu as des enfants et pas envie de stresser en priant qu’ils ne cassent rien. Seul point à noter, quitte à créer un coin toilettes en haut je mettrais des toilettes. Si je vous parle de cet hôtel, c’est que comme je vais bientôt vous parler aussi d’une course qui me semble fort intéressante, cela vous évitera de me poser ensuite la question « sympa ton truc mais je loge où moi ? ». Là, 4 copains (ou copines… ou copains copines, ou 2 couples… bref ce que vous voulez, c’est votre vie privée !), ça passe très bien. Et si c’est la musique et son festival incroyable qui dure plusieurs semaines avec une programmation de dingue, sachez que l’hôtel vous emmène au concert en navette pour ne pas avoir à gérer le stationnement et que le restaurant reste ouvert tard pour les affamés, parce que la culture ça creuse !

 

 

Descente en trottinette endiablée et luge d’été !

 

Bon, nous n’avons pas fait que manger et chasser les pokemons dans la vitrine Prada pour éliminer… Non, nous avons aussi fait du sport ! Comment ça la trottinette tout terrain c’est pas du sport ? Je peux pourtant vous garantir qu’il faut bien gainer si on ne veut pas tomber ! Là encore c’est sur les conseils de l’office du tourisme que nous sommes allés tester cette activité en famille. C’était super parce qu’on a pu se rendre aux remontées à pied en 10 minutes à peine et moi après plusieurs heures de voiture, j’apprécie grandement de ne plus toucher un volant. Evidemment on aurait pu grimper au lieu de prendre les remontées mais à mon avis, je pouvais me brosser pour faire faire du D+ à mes enfants. Si sur cailloux au début, on reste prudent, il faut bien reconnaître que lorsqu’on rejoint la petite route, ça devient vite grisant. Selon mon fils Thomas, on n’a pas les sensations de glisse du ski mais bien celles du skate qu’il pratique à haute dose. Si vous avez l’occasion de tester, n’hésitez pas ça devrait vous plaire. Un truc aussi très sympa à faire en famille, il y a un circuit de luge d’été en altitude. Là encore, soit vous prenez les remontées, soit vous y allez en randonnée et vous retombez en enfance avec vue sur les alpages. Bon à noter : ils proposent un forfait 3 jours pour utiliser autant de fois les remontés et autres télécabines que vous le souhaitez.

 

 

C’est là aussi que j’ai découvert au détour d’un panneau, l’existence d’une course, la Glacier 3000 Run, que je voulais vous présenter. Je ne l’ai pas faite donc je ne vais pas vous dire « y a pas mieux, foncez la courir » mais clairement elle correspond bien à ce que j’aime et elle est notée dans les courses à faire très rapidement surtout que l’édition anniversaire de 2017 annonce déjà la naissance de la distance marathon, ce qui rend le déplacement nettement plus rentable question déplacement ! Pour le moment elle fait 26km et permet de grimper au glacier début août pour profiter d’un panorama grandiose. Pour le moment il y a donc 2000 de D+ avec un passage sur les glaces éternelles après des sentiers forestiers, de la prairie, bref du varié histoire de ne pas s’ennuyer. Je n’ai pas encore le parcours pour le 42 mais dès que j’ai des nouvelles, je vous les donne. Le dossard est pour le moment de CHF 80 soit presque 80€ et comprend en plus de la course, la descente en télécabine et un repas chaud. Il y a beaucoup de ravitaillements prévus sur le parcours, on peut donc l’envisager en mode « light » sans se mettre en danger. Bref tout ça pour dire que je vais surement retourner l’été prochain du côté de la Suisse !