Run : « UN mois avec » Evadict, rencontre avec Camille Thiré Monnier

Nous commençons notre série de portraits de la team 100% féminine d’Evadict avec Camille Thiré Monnier qui vient de briller sur l’Ecotrail de Paris avec une très jolie deuxième place sur un format qu’elle découvrait.

Son CV express

Mes 5 principaux résultats en Trail :
• 1ère Trail du Bout du Monde 2019 (57 km)
• 1ère Trail des légendes de Brocéliande 2018 et
2019 (47 km)
• 1ère Trail De Nantes à MONTAIGU 2019 et 2021
(50 km)
• 1ère Trail de Guerlédan, 2018
• 11ème aux Templiers, 2018
J’ai aussi couru le 10km en 35mn28s et le marathon en 2h50mn55s
Côte ITRA 626

Versaillaise, nantaise et martiniquaise !

J’ai 30 ans, je suis née à Versailles et je vis à Nantes. Je suis mariée et j’ai un petit garçon de 5 ans. Je travaille pour Airbus comme Mélanie Finas dont vous ferez la connaissance dans quelques jours mais non, nous ne vivons pas dans une grande colloc ensemble, elle vit à Toulouse ! Il faut croire qu’il y a un truc avec cette société qui attire aussi les traileuses 😉Plus jeune, j’étais une vraie « routarde » comme on dit, 10 bornes, semi… C’était mon terrain de jeu favori jusqu’à ce que je tombe enceinte et que je rechausse mes baskets après, en 2017. J’avais envie d’autre chose, de ne plus être autant le nez sur le chrono, et le trail me semblait être parfait pour ça. Evidemment je ne me doutais pas forcément à l’époque que ça prendrait un caractère compétition aussi vite. Je suis issue d’une famille dont le papa est très sportif, un peu de course à pied mais surtout du vélo. Mais j’ai commencé à 14 ans avec les cross du collège qui moi ne m’ont pas du tout dégoutée. Au contraire même puisque j’ai pris une licence au Stade Brestois ! Cross… piste… Je suis un parfait exemple de l’école d’Athlé. Au bout d’un an, on déménage en famille à la Martinique mais je continue à m’entraîner. J’ai même fait un an de perche, c’est dire si j’avais envie de tout découvrir et tout tester. Mais voilà, l’île est connue pour ses sprinteurs et ce n’est pas un hasard. Je suis souvent seule à m’entraîner en demi-fond. A 18 ans, je me mets sur route mais très vite les études supérieures comme souvent donnent un coup de frein à mes velléités sportives. Je prends même 10kg à cette période !

C’est en rentrant à Nantes où je vis toujours que je me reprends en main. Il faut dire que je rencontre cette année là mon homme qui est un grand sportif (Jordan Thiré pour ne pas le nommer !). En plus dans sa famille ils sont tous cyclistes ou presque (mon beau-frère a même été professionnel, c’est dire !). L’hygiène de vie, le fait de pratiquer du sport fait partie de leur vie et je repars à ses côtés. Le trail m’a fait beaucoup de bien pour apprendre à gérer mon stress. J’essaie d’être discrète là-dessus mais en réalité la course à pied sur route ne faisait qu’accentuer cet état de fait. Partir avec l’idée d’un chrono précis… Je me mettais la rate au court-bouillon comme disaient nos grands-mères et quand tu as déjà une vie de femme bien chargée, c’était trop lourd à porter. J’avais besoin d’une activité plaisir avant tout et aussi d’aller voir jusqu’où mon corps était capable de m’emmener. Chercher ses limites, ça peut être très intéressant également et très enrichissant.

De la route aux chemins…

Et vice et versa !

Maintenant que les choses soient claires je ne suis pas une traileuse de montagne ! C’est bien pour ça que je privilégie l’Ecotrail à des courses plus techniques et surtout avec plus de dénivelé. Je vis à Nantes, je suis lucide, si je veux performer il faudrait que je m’entraine sur le même type de terrain et donc que je me déplace. Je ne peux pas tout faire en ce moment et puis j’aime courir avant tout. D’ailleurs, j’ai repris un peu la route pour ne surtout pas perdre de vitesse. Pas facile de s’y remettre après plusieurs années de trail mais je ne lâche rien ! Après j’avoue que mon premier podium (Camille finit 2ème sur l’Ecotrail de Paris cette année) sur une distance aussi longue, distance que je n’avais jamais faite jusqu’à maintenant c’est super encourageant. Je vais quand même rester pour l’instant sur des distances un peu plus raisonnables avec le 63 du Trail du Guerlédan en juin et le 56 du Raid du Morbihan. Je devrais également m’aligner sur les Championnats de France de trail court (organisés lors de la Pastourelle) et forcément le Trail du tour des Fiz avec les copines ! Et je finis l’année au soleil avec le marathon de Valence, afin de varier les plaisirs.

Ce sera mon deuxième d’ailleurs, mon premier c’était à la Rochelle l’année dernière avec un très joli et un peu inespéré 2h50 aux côtés de mon homme. Je n’avais fait aucune prépa spécifique, nous devions à la base aller à Fort de France pour le semi-marathon. Mais comme tout le monde s’en souvient peut-être, la fin d’année était un peu compliquée là-bas et nous avons dû annuler. Totalement dépités nous avons cherché un plan B et nous nous sommes inscrits à La Rochelle le vendredi pour le dimanche ! J’ai pris tellement de plaisir pendant la course que mon homme m’a offert le dossard pour Valence à Noël. L’occasion pour nous d’aller tenter un chrono puisqu’il est considéré comme très roulant mais aussi de profiter de la destination que nous ne connaissons pas.

Assez paradoxalement mon pire souvenir à ce jour c’est justement mon Ecotrail qui certes s’est bien fini question classement mais qui m’a aussi convaincu que cette distance était un peu trop longue pour moi pour le moment. J’ai trop souffert pour aller chercher cette place et franchement pour l’instant je ne suis pas prête à recommencer. La notion de plaisir doit toujours primer sur le reste pour moi et ce jour-là le plaisir n’y était pas. En 2018, sur le trail de Guerlédan justement, sur le 63km, j’avais vécu cette course idéale de bout en bout avec en plus mon fils à l’arrivée pour passer la ligne avec moi. C’est aussi pour vivre ces moments là que je cours, pas uniquement pour un palmarès.

Parmi mes courses de rêve j’avoue que la Diagonale des Fous est sur ma liste et forcément la Transmartinique puisque je reste martiniquaise de cœur. Je suis « piquée aux îles », ceci explique cela ! Et je sais que je vais retrouver un peu le même type de terrain et de dénivelé. Intégrer cette équipe Evadict a été une vraie surprise. J’ai d’abord pensé que Thierry (Breuil évidemment !) s’était trompé de Camille quand il m’a appelée ! Jamais je n’aurais imaginé faire un jour partie d’une team pareille avec des noms et des CV pareils. Clairement ça me booste pour m’entraîner plus, me dépasser plus, j’en ai parfaitement conscience. Faire partie d’un groupe, ça veut dire aussi ne plus être forcément seule sur une ligne de départ et ça c’est super agréable. Rendre un sport individuel collectif, c’est vraiment un grand bonheur que je savoure chaque jour.

Son insta pour la suivre est à retrouver ici !

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