Cycling : 10 jours de bikepacking à travers les Balkans (3/3)

Pour relire ou vous remettre en mémoire les premières parties du voyage : https://runfitfun.fr/2021/08/31/10-jours-de-bikepacking-a-travers-les-balkans-1-3/ https://runfitfun.fr/2021/09/06/cycling-10-jours-de-bikepacking-a-travers-les-balkans-2-3/


Etape 6 : de Gjakovë à Skopje, en passant par Prizren et le massif du Shar, 133 km et 1630 m D+

Le Strava : https://www.strava.com/activities/5447472745

La journée commence bien tranquillement, après une nuit plus rock’n’roll, aux sonorités de ronflement, orchestrée par notre compagnon de chambre. 30 kilomètres roulants – ou presque – avec une route qui s’arrête abruptement pour devenir une piste le temps d’entrer dans Prizren.

Prizren, justement, est magnifique. Ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, il fait bon flâner dans ses rues pavées, prendre un café en terrasse ombragée ou visiter l’une de ses mille mosquées.

Au sortir de la ville nous attend le gros morceau de la journée : une grimpée d’une vingtaine de kilomètres pour nous élever à 1500 mètres au-dessus du niveau de la mer, altitude culminante du voyage.

C’est à quelques kilomètres du sommet que l’on reçoit les premières gouttes. On pense d’abord à une simple averse, on s’encourage d’un « allez, on n’est pas en sucre » moyennement confiant, et on se dit que plus vite on sera au sommet du col, plus vite on pourra s’abriter quelque part.

Seulement voilà, l’averse se transforme en pluie diluvienne et le silence en tonnerre. On finit par trouver miraculeusement un bâtiment qui va nous servir d’abri de fortune. Une vingtaine de minutes passent, le tonnerre finit par s’essouffler. Frigorifiés, on se remet en selle. Le soleil décide de percer pour notre arrivée au sommet. On y lézardera bien deux heures le temps de sécher.

On est à peine à mi -parcours lorsqu’on repart, mais les 60 derniers kilomètres en descente nous donnent des ailes. On arrive à Skopje sur les coups de 19h, bien ragaillardis. J’ai bossé six mois dans cette ville, et ça me fait super plaisir de la retrouver et de la faire découvrir à Albin.

On retrouve Ivo, le gérant de l’unique coopérative bio du pays, dans sa boutique. Ca va faire 2 ans qu’on ne s’est pas vus (foutu covid) et les retrouvailles sont chargées d’émotions. On s’assoit à l’entrée du magasin, Ivo sort la rakya maison et on discute du bon vieux temps, heureux d’être enfin réunis.


Etape 7 : la der des ders, une boucle thermale puis nocturne autour de Skopje, 88 km et 1060 m D+

Le Strava : https://www.strava.com/activities/5468391497

La journée de la veille a été passée à visiter la ville avec Andrei, un ami architecte qui la connaît comme sa poche. La soirée à faire la fête avec de vieux amis, jusqu’à aussi tard que permis par le couvre-feu.

On se réveille un peu dans le cirage, mais la journée paraît si prometteuse qu’on n’a pas trop de soucis à remonter sur nos machines pour un dernier roulage.

Andrei nous guide à l’extérieur de la ville, direction un village d’eaux. Il y connaît une grotte dans laquelle jaillit une source d’eau chaude qui y forme un bassin. C’est exactement la récup’ qu’il nous faut après tous ces kilomètres.

Le spot est génial. On se prélasse pendant deux bonnes heures dans l’obscurité de la grotte et la chaleur de l’eau souffrée.

Remontés comme des horloges, on décide d’allonger le retour avec un détour par le Mont Vodno, la montagne qui surplombe Skopje. Détour un peu ambitieux à la base, et rendu d’autant plus ambitieux par une triple crevaison (une par vélo) dans la montée. Le soleil se couche et le crépuscule tombe au rythme de nos rustinages.

La nuit est bien noire quand on arrive au sommet, mais la vue sur la ville illuminée en contrebas est magnifique. Pas de photo-souvenir malheureusement, nos téléphone nous ayant lâché depuis bien longtemps. Au bout de la descente « aux chandelles » (à la lueur de nos smartphone en réalité), ce seront mes freins qui finiront aussi par me lâcher.

Ca ne tombe pas trop mal, puisque notre bout de route ensemble touche à sa fin. Demain, Albin partira pour la Grèce et Athènes, sa destination finale. Moi, je rentrerai en France, mon vélo dans la soute et des souvenirs pleins la tête.

C’était un très chouette voyage.


Retrouvez la trace complète ici : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1jE3dLthI-c2hn_0MlnLnXAjJ1T-W6Sbh&usp=sharing

Pour me suivre sur Strava : https://www.strava.com/athletes/23405643

Pour me suivre sur Instagram : https://www.instagram.com/etienne_fait_du_velo/

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