Run : Test des Ultraboost 21 by Adidas

Cela faisait longtemps que je n’avais pas testé une paire de la marque, c’est donc avec grand plaisir que j’ai replongé mes pieds dans une paire de Boost, et plus précisément dans une paire d’Ultraboost 21.

Mon histoire avec Adidas

Avant d’aller plus loin il est important de savoir plusieurs choses. Je cours à titre perso avec cette marque depuis plusieurs années. Je réalise bien entendu des tests de pleins d’autres marques mais quand mon homme m’offre une paire de baskets customisées avec mon pseudo dessus, c’est une paire d’Adidas. Donc par la force des choses, ma vision est un peu faussée et manquera un peu d’objectivité, j’espère que vous comprendrez pourquoi. Autre point important à savoir, comme je fais de moins en moins de courses sur route et que j’ai donc régulièrement des paires en test, j’use très peu mes « vraies » paires, ce qui fait que concrètement j’ai sauté quelques numéros du côté des Ultraboost. Mes remarques ne seront peut être pas très pertinentes parce qu’il est possible que le numéro 20 ait déjà entamé une mue vers ce nouveau modèle. Là aussi je m’en excuse !

Quand je vous dis qu’Adidas et moi, ça ne date pas d’hier !

Mon test

La première chose à laquelle j’ai pensé en les enfilant c’est « ils ont revu le chaussant » ! Clairement, c’était une limite réelle des modèles que j’ai pu tester précédemment, un chaussant fin qui ne convient pas à tout le monde. Là pas de doute, les photos le prouvent, la marque veut ouvrir l’expérience boost au plus grand nombre avec un chaussant plus large à l’avant. Ce qui m’arrange puisque j’ai aussi pris des habitudes de top box confortables avec les Altra que je teste régulièrement.

Une photo vaut mieux qu’un long discours… mes deux dernières paires d’Ultraboost

Question confort, on retrouve ce que j’adore dans ces modèles, le moelleux, et le sentiment assez étrange d’un amorti à la fois mou et dynamique. Je sais, dit comme ça c’est très étrange mais c’est quand même bien ce que je ressens quand je cours avec. Elle a carrément gagné en volume mais pas de panique c’est surtout une question de look puisque le pied n’est pas du tout surélevé comme la forme de la semelle pourrait le sous-entendre. Mais elle a bien gagné en boost, ce qui entraine plus d’amorti mais aussi un poids légèrement supérieur, qui commence je l’avoue à être presque limite pour moi. Disons que ça tombe bien parce que je suis clairement sur une année où l’endurance prime dans mon entrainement mais je me dis que pour ceux qui visent la perf et la vitesse, cette prise de poids pourrait être un léger frein et la limiterait à un usage plus limité et moins polyvalent que l’ancien modèle. Sa large semelle en tout cas rend l’ensemble très stable.

Certains n’aiment pas mais moi le coup de l’absence de languette ne me pose aucun souci et l’empeigne en plastique qui surprend toujours n’est pas gênante, au contraire, elle permet un maintien du pied plutôt agréable. La semelle toujours Continental se comporte très bien et même si je n’ai pas un recul de dingue présente une usure on ne peut plus normal pour l’usage que j’en fais.

Conclusion : ce que la chaussure a gagné en « ouverture » vers un nouveau public, elle risque de le perdre du côté des amateurs de performance et de légèreté. Concrètement, si vous vous êtes interdit ce modèle pour des questions de finesse du chaussant, c’est le moment pour aller voir si cette fois ça pourrait coller entre vous. Comme les précédents modèles, elles sont parfaites jusqu’au marathon. Si vous visez uniquement la perf sur 10km, je ne suis vraiment pas certaine que ce modèle soit fait pour vous. Du peu que je connaisse de la gamme offerte par la marque, perso j’irais pour le même prix du côté d’une Adizero Pro.

Prix : 180€ que ce soit sur Irun là ou Lepape ici.

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