Run : Débrief Maxi Race South Africa

Un petit retour question organisation de la Maxi Race South Africa pour celles et ceux qui souhaitent faire partie de l’aventure 2020 pour compléter mon propre récit ! Oui je sais je n’ai pas fini (récit ici) mais du coup j’ai aussi testé le côté gestion des abandons et rapatriement sur zone 😉.

Petit rappel à toutes fins utiles, comme en Sicile et comme dans toutes les autres destinations des Maxi Race à travers le monde, ce sont bien des organisateurs locaux qui rejoignent un circuit mondial pour faire connaître leur course. Donc le site est en anglais et même si cette année, exceptionnellement un jeune stagiaire français faisait partie du staff sur place, vous devez partir du principe que la très grande majorité de l’organisation sur place parlera anglais. Le retrait des dossards pour le 68 et le 100 se faisait la veille dans une école tenant plus du campus que de la petite école primaire de quartier. C’est à environ 2km à pied du centre-ville, ça se fait très bien à pied et ça permet de se dégourdir les jambes. Evidemment vu le nombre de participants, le retrait se fait en une seconde et demie. Pour des questions écologiques, il n’y avait pas de t-shirt inclus dans le package. C’était à vous de décider de le rajouter ou pas, ce qui permet de ne faire fabriquer qu’un nombre plus réduit de ces accessoires qui restent quand même souvent au fin fond d’un placard… Je milite depuis longtemps pour ça, ayant un peu le sentiment de parler dans le vide mais bon, qui sait, un jour peut-être tous les organisateurs proposeront enfin l’option dossard brut ! Pour rester dans le côté « bonne conscience », les médailles ont toutes été faites main par un petit artisans local issu des township voisins, en perles et en fil de fer. J’ai trouvé l’idée absolument géniale parce que le prix qu’on l’a payé lui assure une très grosse partie de ses revenus annuels. Oui je sais, le côté home made, c’est possible tant que le nombre de participants est réduit mais là aussi, je pense qu’un jour il faudra s’en inspirer chez nous. Je suis sûre qu’il est possible de trouver une solution pour limiter l’empreinte carbone de nos petits bijoux.

Question logistique pure : le départ est donné à 30 km environ de la ville où sera située l’arrivée, l’organisation a donc mis en en place un système de navettes qui passent dans les gros hôtels de Stellenbosh, il faut bien penser à réserver sa place en amont. On peut laisser un sac, qui sera présent à la première « base de vie » et à la deuxième avant de rejoindre l’arrivée. Si j’emploie le terme « base de vie » c’est volontairement parce que ce trail, enfin les deux grandes distances ont la particularité d’être vraiment très léger de ce côté-là. Il faudra attendre le 27ème kilomètre pour trouver du solide et autre chose que de l’eau. Avant ce point vous avez deux ravitos d’eau qui sont en réalité le même puisque la première partie consiste avant tout à faire une boucle dans le superbe parc du Mont Rochelle. J’avoue autant évidemment au premier passage l’eau était largement suffisante, autant au second un peu de coca aurait été bienvenu mais bon on était prévenu. Si j’en crois les autres participants, il y avait parfois du coca sur les autres points d’eau. Pour les ravitos solides donc, attention vous n’êtes pas en France !!! Donc oui, on trouve des cousins des Tucs mais on trouve aussi des haribos, des fruits, des petits sandwichs en mode pain surprise, du coca bien sur mais on trouve aussi des sachets de beurre de graines type cacahuète, amande, macadamia et j’en passe. C’est carrément délicieux ! J’en avais acheté avant la course sans savoir qu’ils étaient partenaires et j’ai tout ramené à la maison, je m’en sers pour le goûter sur du pain grillé, c’est dire. Mais clairement il y a une offre salé un peu plus light que celle qu’on trouve souvent sur trail montagneux en France, il faut en tenir compte. Pour les adeptes de viande séchée, pensez à faire un petit stock au supermarché avant la course, les rayons sont énormes par rapport à chez nous, on sent clairement qu’on n’est pas au paradis des vegans en Afrique du sud 😉.

Ils avaient même prévu les glaçons pour le coca !

Il y avait kinés et doc sur celui où je me suis arrêtée puisque c’est ce dernier qui a confirmé mon diagnostic. Ok, personne ne parle français mais vraiment tout le monde fait l’effort de parler doucement et comme ce n’est pas leur langue maternelle de toute façon, franchement on se débrouille. Comme toujours, les bénévoles sont des amours et l’une d’entre elles m’a gentiment proposé de me ramener directement à mon hôtel, alors qu’elle aurait pu me déposer sur la ligne d’arrivée uniquement. Le parcours, puisque j’ai eu le débrief de plusieurs participants est technique mais ça reste totalement raisonnable. Beaucoup de caillasses dans la première partie qui reste aussi celle du plus gros dénivelé même si soyons clairs, ça n’est pas plat du tout ensuite ! La température est raisonnable pour la saison et nous avons eu beau temps mais attention, c’est une période de l’année où il peut y avoir de la pluie, ne négligez pas ce côté-là en préparant votre valise. Quand vous verrez la luxuriance de la végétation vous comprendrez aisément qu’il peut pleuvoir dans ce pays, même s’ils sortent d’une période de sécheresse qui a clairement commencé à faire changer les mentalités. La gestion de l’eau potable est devenue une priorité nationale. Nous avons été plusieurs à nous faire la remarque que la première partie sous la pluie aurait été légèrement plus compliqué à gérer d’ailleurs parce que la caillasse bien lisse et mouillée… y a pas grand-chose qui accroche dessus. Bâtons or not bâtons ? Franchement on s’en passe à mon humble avis, sauf si vous avez-vous aussi le dos tout pourri !

Pour le balisage, cette année, la fin du parcours a été jugée un peu light par pas mal de participants, surtout ceux qui ne connaissaient pas les lieux forcément. L’info est remontée au niveau de l’organisation, ça devrait rentrer dans l’ordre l’année prochaine. Il ne s’agissait pas de « débalisage » sauvage comme c’est devenu la tradition sous nos latitudes mais juste un souci matériel. La rubalise de nuit était fluo mais pas équipée d’un petit carré réflecteur comme ça se fait souvent ici, donc pour les premiers de jour pas de réel problème mais pour les autres de nuit, avec la fatigue, ça n’a pas simplifié les choses. Juste un point important à noter également pour finir, la communauté du trail est clairement en plein développement dans ce pays avec une offre de plus en plus importante mais nous sommes dans le même cas de figure qu’au Québec, le niveau est quand même élevé, dans le sens où en faisant du 4.5km/h sachant que j’ai dû faire pas mal de pauses pour tenter de détendre mon dos et que donc je courais plutôt sur une moyenne de 5.5km/h, eh bien j’étais bonne dernière. Le grand public reste sur les distances inférieures si j’en crois les moyennes horaires du 20 et du 40 qui se sont courus le lendemain.

Si comme moi vous décidez de la jouer aventurière en faisant tous vos achats nourriture sur place, pas d’inquiétude, vous trouverez tout ce qu’il faut sur place que ce soit au supermarché du coin ou dans les magasins de running sur place. D’ailleurs si jamais vous avez un oubli genre frontale ou veste, vous n’aurez aucun mal à trouver un plan B en ville. Stellenbosh est une ville universitaire, jeune et dynamique qui accueille juste l’équipe des Springbox à domicile pour leur entraînement… c’est aussi une zone de randonnées très connue dans la région, donc vraiment pas de panique !

Si vous avez des questions précises n’hésitez pas ! J’attaque la partie tourisme maintenant.

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