Trail du Sancy : Winter is « arriving » !

C’est la deuxième fois que j’ai la chance de courir la version hiver du trail du Sancy et je ne m’en lasse pas, même si la météo n’était pas au rendez-vous. Enfin on venait pour la neige et ça, pas de doute, on en a bien eu !

Du brouillard aussi tu me diras… Je l’ai eu dès mon trajet en voiture pour rejoindre le Mont Dore. Contrairement à la dernière fois, j’ai décidé de faire la route le matin même en me levant dès potron minet en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller la maisonnée. J’avais tout préparé consciencieusement la veille mais évidemment j’ai quand même oublié mon gps qui est resté bien bien chargé dans la cuisine. Tu me diras, de l’intérêt de mémoriser un chrono moyen… Autant rester dans le flou total ! J’arrive super tôt, je claque la bise à Martine notre bénévole mondialement connue depuis qu’elle est passée à la télé fière porte drapeau de nos handballeuses, je retire mon dossard et je passe en mode petit déjeuner. Ils ont du thé et du café à disposition des coureurs et je tiens à remercier le gentil bénévole qui m’a offert son pain au chocolat tout chaud qui fut un réel délice. Ma copine Valérie arrive avec du cake industriel qui complètera ce repas on ne peut plus équilibré et qui remplit parfaitement toutes les recommandations nutritionnelles qu’on peut lire dans les magazines avec lesquels je collabore ! Je suis installée dans l’entrée ou presque de la salle en mode suricate pour tenter d’apercevoir ma copine Christelle à laquelle je dois prêter un collant long bien chaud qu’elle avait oublié de son côté. Franchement la reine de l’oubli improbable c’est elle non ? Moi je fais petite joueuse à ses côtés ! Si je suis en mode veille c’est que j’ai découvert que la salle de retrait, comme d’ailleurs les environs, était en zone blanche pour mon opérateur téléphonique ! J’ai du grimper un peu plus haut en ville pour réussir à rassurer la maisonnée que j’étais bien arrivée à destination. Tu m’étonnes que tu ne vois pas d’influenceuses connues sur le trail du Sancy… Ici tu viens pour courir, pas pour faire des story !

Au cas où vous auriez un doute, oui on a bien eu un bonnet bleu en cadeau !

Départ avec les copines et je passe en mode papotage avec Valérie, Christelle m’a tout l’air remontée comme un coucou suisse, ce qui va se confirmer puisque je ne vais jamais réussir à la rattraper. Il faut dire que je l’ai pris un peu à la légère ce trail et que je vais vite regretter d’avoir zappé de prendre mes bâtons et mes crampons. Surtout que ce n’est pas comme si j’en avais à la maison… J’étais resté sur ma première expérience où certes j’avais un peu glissé mais j’avais pu gérer. Là franchement je me suis maudite assez rapidement. Nous sommes en début de saison et depuis deux jours j’ai enfin un objectif important en vue, à savoir l’Ultra Asia fin mars. Ce n’est vraiment pas le moment de se casser un truc ou d’arracher un ligament en jouant les voltigeuses. Je vais donc me mettre en mode « mamy fait du ski » et profiter de ma vitesse ralentie pour faire des photos. Parce que oui malgré le brouillard qui bloque un peu la vue, c’est quand même superbe. La neige était bien au rendez-vous, à la fois assez pour donner l’impression d’être dans un film de Disney mais pas assez par endroit pour que l’on court en mode « libérée, délivrée » … C’était plutôt « attention, poussez-vous, j’ai glissé » que l’on entendait dans les chemins rendus glissant par la fonte de la neige fraîchement tombée. Par moment c’est carrément boueux et je m’accroche à ce que je peux 😂 Mais sérieux Cécile, est-ce qu’un jour tu arriveras enfin équipée correctement pour une course ?

Merci à tous ces bénévoles incroyables qui ont assuré comme jamais en mode congelé !

En attendant j’avance, je zappe le ravitaillement parce que je suis en mode autonomie (Seb tu serais fier de moi, j’ai tout bien mâché ma pate de fruits comme tu m’as expliqué !) et je file à gauche pour rentrer à la maison. C’est toujours sympa parce que tout d’un coup c’est plus calme. Je sais par son mari que j’ai aperçu en arrivant que Christelle est devant moi mais franchement je n’ai même pas envie d’accélérer, je profite de la course, je m’arrête pour faire des photos des rubalises (j’adore faire des photos de rubalises… cherchez pas !) et même si sur le plateau le vent est de sortie et qu’on ne voit pas à 10m, je jubile. Enfin tant que c’est plat, ça va… Parce que lorsque ça descend là, ça devient une autre rigolade. Bis repetita : Mais sérieux Cécile, est-ce qu’un jour tu arriveras enfin équipée correctement pour une course ? Heureusement que l’orga a pensé à équiper la descente d’une corde, franchement sans ça, je crois que je serais encore accrochée en mode Koala à un arbre en criant qu’on vienne me chercher tout de suite maintenant ! C’est là que je vais faire la connaissance de Julie et Pauline, deux charmantes jeunes femmes qui sont quand même venues de Poitiers pour patauger dans la neige avec nous.

Je prends des rubalises en photo mais aussi des panneaux !

Pauline devrait changer de meilleure amie tout de suite à mon avis… Julie l’a embarqué au Sancy pour son premier trail et moi perso je l’aurais maudite pendant 20 bornes et je te la « ghostais » à vie 😊 Mais Pauline n’est pas ce genre de fille, Pauline s’accroche, elle ne lâche rien, elle va aller au bout et repousser ses limites pour finir ce qui est aussi sa première course (moi avec ma petite Parisienne, je n’ose pas la ramener !).Je vais rester à proximité pour m’assurer que tout se passe bien et parce que je suis trop ravie d’avoir trouvé deux filles parfaites pour illustrer mon futur article à paraître dans Running Attitude. C’est marrant parce que dans l’absolu je préfère courir seule mais c’est vrai que de les voir toutes les deux ensembles, d’entendre Julie qui ne lâche pas son amie, ça me fait toujours un petit quelque chose. Je l’ai vécu d’être la meneuse d’allure d’un jour et je sais ce qu’elle ressent. On commence à croiser des spectateurs, c’est que ça sent super bon cette histoire. Alors que la dernière ligne droite se profile devant nous, je me mets en retrait pour les laisser passer la ligne d’arrivée toutes les deux, elles l’ont bien mérité. Et ça aurait été super mal élevé de s’incruster en mode « photobombing » !

Mes héroïnes du jour !

Voilà c’est fini, j’apprends par son mari que Christelle a assuré comme une mobylette et qu’elle a déjà filé sous la douche, Valérie est toujours sur les chemins puisqu’elle est sur le 30, moi je n’ai plus qu’à rentrer à la maison. Je remplis ma flasque de thé bien chaud pour la route, je me change en vitesse à côté de ma voiture et roule ma poule ! On m’attend à la maison avec une galette des rois délicieuse et, histoire de bien finir cette journée, j’ai même la fève pour la première fois de l’année. Je vous dis, une journée parfaite pour moi ce n’est pas très compliqué : faut un trail, des copines, des nouvelles copines et une tête couronnée !

Je suis la reine !

Crédit photo : Cyril Crespeau / Trail du Sancy – Perso

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