Croatia Island Trophy : Croatie me voici !

Je ne m’en suis jamais cachée, les raids multisports ne sont pas forcément ma tasse de thé… Déjà parce que je suis une buse en VTT, une brêle en kayak, un danger public en tir à l’arc et je ne nage que la brasse en mode mamy bonnet de bain à fleurs. Autant dire que ce n’est vraiment pas une discipline où j’excelle ! Mais quand Sandrine, membre actif de la rédaction de Running pour ELLES, mon magazine préféré 😊 m’a proposé de faire équipe avec elle sur le Croatia Island Trophy et qu’elle m’a dit « on va dormir sur un bateau », j’ai immédiatement dit oui !

 

A la base je m’étais promis « bon cette fois tu te prépares vraiment », mais voilà comme toujours, rien ne se passe comme prévu. Surtout que j’avais découvert qu’il fallait en plus que je monte sur un paddle… Mais bien sûr ! L’été est passé et sur aucune planche, je ne suis montée, forcément. La seule plancha qui a fonctionné, c’est celle qui est rangée à côté du barbecue. Les courses se sont un peu enchaînées, les jours aussi et c’est dépourvu du moindre entraînement spécifique, que je rejoins Orly. C’est là que je retrouve Sandrine que je rencontre pour la première fois puisque même si nous bossons pour le même magazine, nous n’avions jamais eu l’occasion de nous voir en vrai. Déjeuner sur le pouce à l’aéroport et c’est parti pour un vol finalement plus court que je ne le pensais. 1h45 et c’est la Croatie, son soleil, sa lumière et son chapelet d’iles perdues en Méditerranée.

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ça devrait être interdit des couches de soleil comme ça ! 

Ce qui m’a également bien attiré pour me lancer dans l’aventure, c’est l’idée que nous allions dormir sur des bateaux de croisière en mode itinérant. C’est vraiment quelque chose que j’avais adoré en Antarctique et je suis impatiente de revivre la même expérience, surtout que cette fois pas de passage de Cap Horn à prévoir, c’est calme, soleil et crème solaire à volonté ! Je retrouve l’ambiance si particulière de ce type d’aventure. Très clairement nous avons deux teams : les expérimentées qui sont là pour envoyer et qui en ont les capacités et les « débutantes » qui sont là avant tout pour vivre une expérience humaine hors norme pour elles. Parmi les stars présentes, nous avons Clémence de Koh Lanta qui est là avec sa grande sœur, Laure Manaudou qu’on ne présente plus venue pour se remettre au sport après la naissance de son deuxième enfant avec une de ses amies. Alexia Barrier, navigatrice et fondatrice de 4 my Planet (qui participera au Vendée Globe 2020 et, en novembre prochain, à la Route du Rhum) fait équipe avec Raphaëlle Monod Sjostrom, championne du monde et championne olympique de ski extrême et acrobatique. Et Mélanie Astles, cinq fois championne de France, fait partie des dix meilleurs pilotes de voltige féminines aux niveaux européen et mondial et qui a le vertige 😊 Voilà pour le côté people ! Pour le côté décalé, nous avons aussi Gérard Holz et un duo masculin en la personne de Pierre-Etienne, journaliste de Stade 2 et Loïc, le cameraman, tous les deux là pour suivre Laure évidemment dans son retour à la compétition mais surtout dans le sport de compétition, univers qu’elle a quitté il y a quelques années sans grand regret apparemment pour se consacrer à sa petite famille.

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Un gros coup de cœur pour les deux sœurs, Constance tu t’entraînes et on fait la même chose ?

Nous nous installons dans notre cabine qui est simple mais qui sera parfaite pour la durée de notre séjour et nous filons rejoindre le quai pour ce qui va être notre deuxième activité principale durant ce séjour : prendre l’apéro 😊 Dieu que ça me fait du bien des courses ou plutôt des participantes qui ne sont pas toutes là avec leurs graines germées, leurs céréales sans gluten, mais plutôt à se demander si l’expression « blanc sur rouge, rien ne bouge » est vérifiée ! Je vais juste réaliser que cette histoire de bateaux n’est finalement pas aussi simple que ça. Contrairement à l’Antarctique où nous étions tous sur le même, là c’est trois navires qui voguent ensemble d’île en île, ce qui engendre par la force des choses que nous faisons surtout connaissance de notre petit groupe et que pour le reste, nous nous croisons sur les chemins ou au hasard d’un dîner. Après de toute façon, difficile de connaître 100 personnes en 3 jours, nous sommes bien d’accord !

La première étape est une de celles que j’appréhende le plus : le VTT… qui se situe avec le kayak sur la première marche du podium des trucs où je suis à la fois nulle et pathétique. Surtout que contrairement à ma super expérience aux Portes du Soleil, il n’est pas électrique ! Je ne fais pas me faire avoir comme pour les Alizées et j’enfile mon super cuissard Rapha que j’ai eu la chance de recevoir sur un voyage presse qui a peu servi vous vous en douter😊. Ça ne me fera pas pédaler plus vite mais mes fesses apprécient l’effort ! Nous partons pour 27km avec une petite descente dans une crique à effectuer en courant pour aller chercher le bracelet témoin. Si en montée finalement je me révèle moins catastrophique que prévu, la descente n’est toujours pas ma came et c’est accroché aux freins que je tente de suivre Sandrine qui est carrément dans son élément. A ma grande surprise contrairement aux Alizées, je ne pousse pas autant que ça cette saleté de VTT dans les montées et je peux même dire que par moment, j’ai pris un peu de plaisir. Bon pas trop quand même, faut pas pousser mémé mais disons que je commence à dompter ce truc. La petite descente dans la crique est super marrante à faire et comme la fin du parcours sera sur une route, je ne m’en sors pas trop mal et nous arrivons 21ème, place logique puisque nous portons le dossard 21 !

J’ai privilégié la photo à l’arrêt… Bon après le casque… Pourtant j’ai une tête à chapeau je vous jure !

Déjeuner sur le bateau pour récupérer, certaines font la sieste, je suis en mode café wifi, c’est la belle vie ! J’essaye d’oublier que le lendemain je vais devoir faire un truc que je n’ai jamais fait : monter sur une planche de paddle. Nuit un peu compliquée, le bateau part le matin tôt pour faire le trajet vers notre nouvelle destination et j’ai le sommeil trop léger en ce moment pour que cela ne me perturbe pas (je vais d’ailleurs faire des nuits super courtes toute la semaine). Super petit déjeuner, je me prépare avec une tri-fonction que là aussi j’avais reçu lors de mon unique triathlon à Barcelone. Je me demande toujours comment je vais pouvoir rentrer mon corps dans ce si petit bout de tissu mais comme la dernière fois, à ma grande surprise tout rentre. On ne glisserait pas une feuille de papier et la brassière est facultative vu que grâce à la combi, je me retrouve avec un 80A mais ce sera parfait. On a eu une idée du parcours hier et mauvaise ou bonne surprise, je ne saurais trop quoi dire, mais nous partons en gros pour un km de plat pour étaler le peloton et s’échauffer un peu et 6 à 7 km de descente caillouteuse avant de finir sur du plat roulant et toujours légèrement descendant.

Seulement voilà, rien ne va se passer comme prévu… Sandrine qui a déjà eu des gros soucis avec son dos (je ne vous donne pas le diagnostic, c’est un nom trop long et trop compliqué pour s’en rappeler !) fait un faux mouvement en voulant ramasser un truc et là, c’est le drame. Totalement bloquée et surtout souffrant comme jamais, il faut l’intervention en urgence du kiné et du médecin pour qu’elle puisse prendre le départ. J’avoue que je suis moyennement emballée que nous partions toutes les deux, n’ayant aucune idée de l’endroit où nous allons mettre les runnings mais c’est parti, vaille que vaille !

Alors que je craignais que la mono trace annoncée soit problématique, finalement nous allons faire toute la descente sans être réellement gênées. J’ouvre la marche, essayant d’être à la fois concentrée sur mes pieds et sur la foulée de Sandrine juste derrière. Pour une fois que je suis devant en descente ! Kilomètre après kilomètre, nous nous rapprochons du niveau de la mer et surtout de la route. Evidemment nous allons accélérer le mouvement dès que nous sentirons le bitume sous nos pieds, évidemment pour le dos de Sandrine, il n’y a rien de pire… Nous trouvons enfin les paddles qui me terrorisaient tellement. Mais nous avions eu, la veille au briefing, deux nouvelles importantes : la bonne, aucune obligation de se mettre debout, la moins bonne, nous devions y monter à deux 😊. A ma grande surprise, nous réussissons à nous coordonner, à traverser sans tomber, je crois même pouvoir dire que j’ai apprécié !

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Ne rêvez pas je ne diffuse pas des photos de moi sur un paddle ! J’ai le sens du ridicule mais pas à ce point-là…

L’arrivée se fait sur la plage, il fait beau, nous ne sommes pas tombées à l’eau et Sandrine a pu réussir à passer la ligne d’arrivée, mais que demande le peuple je vous demande ! Nous allons attendre les dernières (nous sommes apparemment toujours dans le milieu du classement) pour ensuite aller déjeuner dans une paillotte plus proche de celles que l’on trouve à St Tropez. Un vrai bonheur ce raid ! Tout est carré au niveau de l’organisation et franchement c’est très appréciable. C’est lorsque nous allons nous lever pour rejoindre les bateaux que nous allons réaliser que la balade a été fatale pour Sandrine. Le kiné doit de nouveau intervenir en urgence pour nous permettre de rejoindre le bateau lentement… Très lentement 😊

Même si pour le moment, nous faisons comme si tout allait bien se passer le lendemain après une bonne nuit de sommeil et même si le kiné est génial, très compétent et tout et tout, ça n’en reste pas moins un homme qui n’est pas un guérisseur miracle. Au réveil, il faut se rendre à l’évidence, Sandrine peut à peine marcher, elle ne risque pas de nager, courir et pagayer. Je vais donc voir Christelle, la grande prêtresse du Raid pour lui annoncer notre forfait avec une idée en tête : puisque je ne suis plus en compétition, je peux peut-être rendre service et assurer le rôle de serre-file, au moins pour l’épreuve du matin. Ma proposition est acceptée et je file me préparer. Je n’imagine pas une seule seconde dans quoi je viens de m’embarquer.

Le swim & run se découpe en 3 parties nage et forcément 3 parties course, sachant que la dernière est vraiment la plus longue. Nous devons d’abord plonger du bateau pour rejoindre la côte, il y a une centaine de mètres annoncés, rejoindre en courant une crique où nous avons un aller-retour en mode Florence Foresti (Chérie je suis à la bouée, tu me vois ?), courir jusqu’à une autre crique où là il y aura 300m à nager en longeant la côte cette fois pour ensuite courir un truc comme 7km. Je n’ai jamais fait ça et dès le départ, ça part mal puisqu’on nous annonce que l’on doit sauter du bateau, du premier ou du second pont. Euh moi je ne mets pas la tête sous l’eau… d’où la brasse et non le crawl. Mais après tout moi je suis serre-file, je suis sensée partir tranquille derrière tout le monde, c’est donc sans aucun cas de conscience que je me dirige vers l’échelle pour descendre dans une eau qui est annoncée à 21°. Ok je suis bretonne mais je crois avoir du sang tahitien parce que moi à cette température, je me gèle les ovaires !

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La fille accrochée à l’échelle à mon avis c’est moi !

Ce que je n’avais pas prévu, c’est qu’il y aurait pire que moi question appréhension de l’eau froide. Très vite je rattrape une participante qui se plaint d’avoir froid. Je reste à son niveau, l’encourage à nager pour se réchauffer mais rien n’y fait. Je finis, parce qu’elle panique totalement et n’est plus capable de bouger, par appeler le zodiac et l’aider à grimper à bord. J’apprendrais plus tard qu’elle souffre en réalité d’un syndrome de Raynaud et que la température de l’eau lui a été fatale. Je reprends ma nage, encourage des camarades au passage jusqu’à ce que je repère une participante qui semble beaucoup plus en détresse que les autres. Nous sommes trop prêts du bord pour qu’elle monte sur un zodiac prenant le risque d’être disqualifiée. Ni une ni deux, je passe en mode Zac Efron ou plutôt en mode Baywatch. Sur le papier, enfin dans le film ça avait l’air facile, seulement moi la dernière fois que j’ai tenté de sauver un mannequin pendant un cours de natation, c’est moi qui ai coulé et qu’il a fallu aller chercher dans le fond de la piscine. C’est dire si je ne fais pas trop la maline en installant ma « raideuse » sur le dos pour l’emmener jusqu’à la plage. Miracle, enfin nous avons pied et tout s’est bien passé. Je vérifie que tout le monde a bien regagné le rivage et je pars tranquille, en mode rassurée.

Très vite je vais me retrouver avec les dernières équipes qui ont en réalité des blessées, quasiment toujours des entorses. Elles sont strappées mais ne veulent rien lâcher. Elles se sont souvent battues pour être là, cherchant des sponsors pendant des mois et abandonner ne semble pas une option. C’est d’autant plus fort pour moi d’être à leurs côtés pour les accompagner dans leur défi du jour. L’aller-retour à la bouée se fait doucement mais se fait finalement plus facilement que je ne pouvais le penser. C’est le dernier tronçon de nage, 300m tout de même qui va se révéler un peu plus compliqué à gérer. Une des participantes est en mode panique, je décide donc de rester à ses côtés non-stop pour l’accompagner et lui permettre de souffler de temps en temps en s’appuyant sur moi. L’organisation a prévenu qu’en cas de gros souci, on pouvait mettre pieds à terre et profiter que nous longions la côte pour finir à pied plutôt qu’en nageant mais hors de question de ne pas relever le défi jusqu’au bout ! Nous posons enfin pieds à terre toutes les deux, elle est épuisée nerveusement et craque en pleurant dans mes bras… Elle l’a fait, maintenant il n’y a plus qu’à marcher ou trottiner pour rentrer. Je n’ai aucun doute, je vais ramener tout le monde à la maison !

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Les derniers kilomètres se font en mode rando active, les chevilles n’étant pas en état de supporter le terrain caillouteux. Il reste une épreuve l’après-midi, hors de question de la rater pour gagner quelques minutes qui ne serviraient à rien pour le classement. L’ambiance est top, je raconte mes petites histoires comme d’habitude pour leur changer les idées et faire passer le temps. Il fait beau, tout est sous contrôle jusqu’au ravito où je décide de refaire mes lacets. J’ai pris une paire de chaussures que je trouvais appropriées pour nager mais qui n’étaient absolument pas faites pour faire du trail. Un moment d’inattention et je suis par terre. Je me suis débrouillée, je ne sais comment, pour me cogner violemment le genou. Je me maudis, me relève tout de suite, fais comme si de rien était et je repars. C’est moi qui suis sensée être le maillon fort de l’équipe, hors de question de m’écouter pour le moment, même si je serre les dents et pense à mon semi du dimanche à Amsterdam qui commence à m’inquiéter, mon genou me lançant de façon très violente à chaque pas.

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Oui je sais… J’ai un dur métier ! 

En attendant, nous rentrons tranquillement vers la plage où toutes les équipes nous attendent. Je passe discrètement la ligne d’arrivée, les héroïnes du jour ce sont elles, pas moi 😊 Zodiac, douche, genou gauche qui me fait de plus en plus mal… fais chier pour rester poli ! Surtout que la journée n’est pas finie. Pierre Etienne dans sa grande mansuétude et n’ayant aucune idée de ce qu’il s’apprête à vivre me propose de grimper dans son kayak avec lui. Il est sensé à la base suivre Laure et l’interviewer sur la ligne d’arrivée. Allez savoir pourquoi, surement parce que je suis un peu frustrée, j’accepte avec joie de le suivre dans ce qui va être une véritable épopée ! J’avais dans un moment d’égarement totalement oublié que non seulement j’étais une buse totale en « pagayage » mais que pire, je pouvais être carrément un handicap.

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Et on y retourne !

Nous devons de nouveau sauter dans l’eau, nager vers la plage où nos kayaks nous attendent et partir pour 6km (on annonçait 8 mais apparemment ce fut plus court pour tout le monde sauf pour nous !) afin de rejoindre une plage, avant de courir 1km pour finir sur la place centrale de la petite ville qui nous accueille pour l’occasion. Et là je ne sais trop comment, on va basculer dans le grand n’importe quoi 😊. Bon déjà comme le matin, je descends à l’échelle alors que PEL (c’est son diminutif, ça ira plus vite comme ça !) se la joue en bombe âge mental 15 ans et fait la course avec Laure Manaudou. Le pire, c’est qu’il envoie comme un dingue et moi qui suis plus en mode brasse, le plus rapide que je peux mais brasse quand même, le voit déjà sautiller sur la plage en mode « punaise elle est où encore la blonde ? ». Il met le kayak à l’eau pour venir me retrouver alors que je fais des grands signes genre « ouh ouh je suis là ! » et en quelques secondes il arrive. Et c’est là qu’on rigole… Je grimpe dans ce foutu kayak comme je peux mais là je sens que le cordon que j’avais autour du cou avec mon portable dans sa jolie pochette étanche (enfin celle de PEL, c’est lui qui me l’a prêtée pour pouvoir prendre des photos) s’arrache. Nan mais c’est une blague ! Mon portable est là, au fond de l’eau… Et moi je ne mets toujours pas la tête dans l’eau ! Il est alors obligé de replonger pour aller chercher mon précieux et nous voilà enfin partis. Inutile de vous préciser que Laure ne nous a pas attendu et qu’elle trace au milieu des autres participantes.

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Je suis sensée barrer et ramer, je suis donc installée à l’arrière mais très vite il faut se rendre à l’évidence, ça ne marche pas. On est en mode zig zag (nous on a vraiment fait 8 bornes à mon avis !) et je crois que la Croatie, pour ne pas dire tout le bassin méditerranéen a entendu : « mais putain Cécile à droite ! Bordel tu fais quoi ? ». Franchement maintenant j’en rigole mais sur le moment je n’en menais pas large ! A tel point que lorsqu’il me dit « on accoste sur l’île là-bas et on inverse », j’ai cru jusqu’au dernier moment qu’en réalité il allait m’abandonner toute seule sur mon ile avec mon portable et mon cordon arraché… Finalement il me laisse remonter et nous terminons en mode tranquille. Laure est loin, inaccessible, alors autant y aller à la cool. Foutu pour foutu les images du reportage autant profiter de la vue 😊. Je ne vais pas dire que je vais finir par comprendre comment on rame, c’est totalement faux. Je me cogne toutes les deux minutes les doigts entre le bateau et la pagaie, je suis sensée utiliser mes abdos, j’ai mal partout sauf là. Bref, y a encore du boulot. Quand enfin nous touchons terre, je suis la plus heureuse du monde, mon calvaire est enfin fini ! Direction la ligne d’arrivée qu’évidemment je ne passe pas puisque je ne suis pas finisheuse. Et comble de l’ironie, je n’ai pris aucune photo évidemment… (note pour plus tard : inutile d’envoyer mon CV à Stade 2, à mon avis la lettre de recommandation je ne la tiens pas !)

En fait le Croatia Island Trophy c’est le pays de Candy… On s’amuse, on pleure, on rit… Il y a des méchants (mais nan PEL je ne parle pas de toi !) et des gentils !

Je voudrais bien vous dire que je suis déçue et patati et patata mais en réalité, j’ai très bien vécu cette expérience puisque j’ai à la fois pu être en mode « compet » et en mode « partage » grâce à l’organisation qui m’a laissé « jouer » jusqu’au bout. J’ai adoré mon swim & run en mode sauveteur d’opérette sans parler du kayak totalement surréaliste quand on y pense. Je trouve que j’ai progressé en VTT, même si de toute façon régresser n’était pas vraiment possible et j’ai pris un pied terrible à courir sur les cailloux en découvrant des îles où je n’ai qu’une envie, revenir au plus vite.

 

Question orga, franchement, même si je n’ai pas une expérience de dingue (c’est mon troisième), c’est la mieux à ce jour que j’ai eu la chance de tester. C’est bête à dire mais le fait que Christelle soit elle-même une « raideuse » change forcément un peu la donne et ça se sent (oui je sais il y a Thierry aussi évidemment !). On sent qu’elle organise avant tout le « truc » qu’elle aurait aimé trouver il y a des années. Le coup des bateaux reste pour moi un vrai plus et donne à l’ensemble un côté « évasion » et unique vraiment très agréable. Il reste à taille humaine et tu n’as pas trop le côté « gros groupe à gérer » souvent super pénible. En réalité, je n’ai qu’un reproche à faire mais qui je crois est général à tous ces raids, c’est l’absence de médailles à la fin ou mieux d’un truc qu’on puisse porter fièrement en rentrant chez soi. Oui je sais, on ne fait pas ça pour ça mais pour toutes celles qui étaient là pour leur première, ce symbole est vraiment fort et parle à toutes. Les femmes présentes pour la plupart se sont réellement dépassées, ont repoussé leurs limites pour finir, tout ça mérite bien un truc qui brille non 😊. Mais à part cet insignifiant léger petit détail, c’est du top level croyez-moi sur parole !

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Crédit photos : Souvenirs du Temps – www.souvenirsdutemps.com

PS : j’ai volontairement décidé de ne pas nommer mes coéquipières en difficulté lors du swim & run, cela ne regarde qu’elles et moi, je pense que vous le comprendrez aisément.

PSS : Bon marathon de New York Sandrine et à bientôt pour la revanche des deux blondes !

PSSS : spéciale petite dédicace aux raideuses du Pink qui comprendront… Entre le Zac Efron sauveteur dans Baywatch au DJ de « We’re your friends » il n’y a qu’un pas ou plutôt un saut que j’ai largement franchi. Mais comme on dit, ce qui se passe en Croatie reste en Croatie !