Fun : Running en mode Ikigaï

J’ai eu une idée un peu saugrenue de prime abord mais finalement pas autant qu’on ne pourrait le penser, vous le comprendrez en lisant cet article… Et si on mélangeait psychologie, philosophie et running ?

 

 

Avant d’aller plus loin, je dois déjà vous présenter en quelques mots ce qu’est l’ikigaï. Pour faire court c’est une philosophie de vie qui a pour but de répondre à l’éternelle question : « pourquoi je me lève tous les matins et pourquoi ma vie vaut-elle la peine d’être vécue ». Le principe est évidemment de vous convaincre que oui votre vie en vaut la peine mais pour cela vous devez d’abord découvrir votre rôle dans notre société, votre mission si vous l’acceptez en quelque sorte. Et là vous vous dites « mais quel rapport avec le running ? ». J’y viens ! En déclinant la méthodologie de cette façon d’envisager sa vie à notre sport, cela pourra vous permettre de trouver un juste équilibre qui vous permettra de courir longtemps et pour les bonnes raisons. Avant de sortir les running du placard, sortons les crayons du tiroir !

 

D’abord le passé !

 
Tout commence par des questions, par se poser les bonnes questions et l’idéal reste de prendre un petit carnet ou une simple feuille pour les écrire mais surtout pour y répondre. Il existe un format à base de cercles que personnellement je trouve un peu compliqué à remplir. Avec un tableau et de simples colonnes on peut s’en sortir quand même. Le but est d’être le plus honnête possible avec vous-même, ça n’a pas pour but d’être publié sur les réseaux sociaux ! Pourquoi courez-vous ? Qu’est-ce qui vous a décidé à courir ? Et allez plus loin, n’hésitez pas gratter un peu là où ça fait mal… J’ai commencé à courir pour perdre du poids, ok, c’est légitime mais pourquoi cette perte de poids… et même et surtout pour qui. Pour vous réellement ou pour plaire à quelqu’un ou répondre à un stéréotype ? Vous voyez où je veux en venir ? Toutes les raisons sont légitimes mais il faut les poser et ne pas hésiter à aller un peu plus loin que le bout de son nez en tirant le fil d’Ariane de votre vie.

 

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La théorie ! 

Après le passé, le présent…

 
Explorer le passé c’est bien gentil mais ça ne suffit pas. Il faut aussi faire un état des lieux de votre quotidien, de vos attentes, de vos besoins là tout de suite maintenant. Déjà on se demande si le running a finalement répondu à nos attentes et on liste les points positifs mais aussi les négatifs. Est-ce que cela a créé des tensions avec son entourage proche ? Est-ce que tout se passe comme vous l’espériez ? Et si au moment où vous vous lancez dans cette introspection, vous êtes blessé(e), il est temps là aussi de se poser les bonnes questions et d’y apporter les réponses. Votre pratique excessive est-elle à l’origine de la blessure ? Un programme trop chargé ? Mais si vous avez chargé ce programme quelle en est la raison réelle ? Vouloir faire comme les copains ou copines ? Pas envie de rester le dimanche chez soi seule ou justement parce que vous êtes accompagné(e) et que cela vous pèse plus que vous ne voudriez pas le reconnaître. Il faut aussi penser à tous les points positifs que votre pratique vous apporte évidemment et faire le tour de ses qualités : endurant(e), sérieux(se) dans sa pratique, esprit de compétition ? Même les tortues ont leurs qualités ! Là encore le but est avant tout de faire un check-up complet sans tabou aucun puisque tout cela vous est destiné à vous et vous seul.

 

Et maintenant le futur !

 
Après avoir fait le point sur le passé et le présent il est grand temps de s’attaquer à l’avenir, mais un avenir radieux qui est destiné à durer longtemps… très longtemps ! Avant toute chose, il faut éliminer la peur et pour cela, il faut déjà se prendre au sérieux, envisager le running comme un vrai sport. Oui je suis et je reste un ou une amatrice mais ce n’est pas une raison pour faire tout et n’importe quoi. On s’entoure de professionnels (des vrais !) qui vont vous aider à construire un plan, à organiser un planning qui doit absolument rester réaliste. On peut très bien faire ce travail seul mais parfois avoir un regard extérieur aide beaucoup et permet de limiter les risques et surtout les conséquences d’un échec. C’est comme dans le travail… Aller voir son patron pour lui dire « dis, je suis plutôt une personne sympa, augmente-moi de 1000€ par mois ! » a assez peu de chance d’aboutir et risque même de vous mettre en situation d’échec difficile ensuite à assumer et gérer. On apprend donc à se fixer des objectifs réalisables et se mettre en position de réussite en mettant tous les atouts de son côté.
On reprend à son compte la fameuse méthode Marie Kondo qui vient elle aussi du Japon pour choisir ses dossards : il faut qu’il provoque « l’étincelle de joie en soi ». Concrètement cela sous-entend que comme pour les vêtements, on pense à soi et à soi seulement : est-ce que cette course va m’apporter tout le bonheur que j’espère ? Est-ce que surtout c’est réellement moi qui ai envie d’y aller et que ce ne sont pas les copains ou pire les réseaux sociaux qui ont décidé de ce choix ? Et on ne garde que ceux qui sont absolument nécessaires et réalisables. Et ensuite on consulte soit son coach, soit son agenda pour prendre le temps de construire sa préparation de façon rationnelle et organisée pour surtout qu’à aucun moment le plaisir ne soit pas au rendez-vous. Tout cela ne peut fonctionner que si vous avez fait l’effort de réaliser les deux premières étapes forcément.

 

Si vous souhaitez aller plus loin il existe de nombreux ouvrages sur l’ikigaï qui reste à mon goût trop souvent confiné au monde professionnel alors que cela peut être beaucoup plus que ça.

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