Run : LUT by night pluvieux mais LUT Heureux !

Elle n’était pas vraiment prévue mais un enchaînement de circonstances m’a conduite à Lyon le 4 novembre dernier pour participer enfin à la version nocturne du Lyon Urban Trail et franchement je ne l’ai pas regretté !

 

 

J’avais déjà participé à la version jour et j’avais déjà vraiment apprécié le côté visite touristique décalée de ce type de course. Alors forcément, quand j’ai vu la version nuit arriver sur le marché déjà surchargé du running nouvelle version je l’avais rangé dans un coin de ma tête en me disant : « un jour faudra que j’aille voir ça ». Et ce fut cette année, pour la 4ème édition, pluvieuse comme la deuxième, ce qui semble être devenue une tradition. Extra Sport l’organisateur propose deux formats : un 12 et un 26. Après moult hésitations, du fait de la présence d’amis engagés sur les deux parcours, je finis par me contenter du 12. Je vieillis que voulez-vous !
Direction Fourvière et son théâtre antique qui sert à la fois de ligne d’arrivée et de village de départ. Petite fouille en règle avant de rentrer sur le village, c’est toujours pénible parce que ça nous rappelle la réalité mais ça se passe très vite. Retrait des dossards, enfin dans mon cas de super méga privilégiée qui en a parfaitement conscience, récupération auprès de l’organisation du précieux sésame, ce qui m’évite une attente pluvieuse elle-aussi. Bon, comme d’hab, je ne me suis pas assez penchée sur le site de la course et j’ai zappé les subtilités du départ. Heureusement que mon copain Stéphane me briefe rapido le zoo. Pour éviter les bouchons, ils ont mis en place des vagues, histoire que ça s’écoule un peu plus facilement ensuite. Tout se passe franchement à la cool. Les mobylettes partent dans la première et nous décidons, mon colloc de dossard et moi, de prendre notre temps puisque de toute façon, le but est avant tout de s’amuser et de prendre des photos ! Nous partirons dans la 3ème vague après quelques minutes d’attente sous une pluie battante mais déjà dans une ambiance bonne enfant très sympathique… L’invitée surprise de la soirée est là et bien là, à n’en pas douter et je pars totalement trempée. J’avoue que je suis entièrement responsable pour le coup. J’ai choisi de prendre une veste Nike que j’ai dans mon dressing de runneuse depuis plusieurs années. Elle a la particularité d’être particulièrement réfléchissante. Ma grande inquiétude dans ce type de course, c’est la voiture folle… pas celle conduite par un terroriste (ça j’essaye de ne surtout pas y penser) … non, celle conduite par un chauffeur excédé parce qu’il en a marre d’attendre qu’on le laisse rentrer chez lui quand tous les coureurs seront passés. Du coup je voulais être bien vue et celle-là est top, genre phare dans la nuit tellement elle éblouie ! Mais allez savoir pourquoi j’avais bêtement retenue que puisqu’elle était faite pour courir la nuit elle devait forcément être imperméable… Je confirme qu’il n’en est rien… Une vraie serpillière qui gouttait encore dans ma douche le lendemain matin !

 

 


Bon, en attendant nous voilà partis et ça attaque fort puisque ça commence par une descente à fond les ballons pour retourner dans le vieux Lyon et ses pavés… glissants les pavés comme la route pour les rejoindre tu me diras. J’ai choisi (là aussi par moment je me demande ce qui peut bien me passer par la tête…) de continuer mon test déjà entamé depuis plusieurs semaines des Levitate de Brooks. Pour le moment je les adore et naïvement je me suis dit qu’on pouvait voir ce qu’elles avaient dans le ventre sur ce type de terrain bien varié. Mon copain Arthur en charge de l’orga m’avait confirmé qu’une paire de trail n’était pas nécessaire à part pour la descente de la Sarra, forcément annoncée boueuse avec la pluie mais le reste nécessitait une bonne paire de route. Je suis donc un peu en mode panique et j’évite de partir en mode Formule 1 parce que c’est bien gentil mais mon objectif principal de fin de saison il est dans 15 jours et il est en Chine, pas à Lyon ! Donc l’entorse ou autres réjouissances ne sont pas autorisées.

 

Alors que j’avais un doute sur le fait que la frontale soit vraiment indispensable, force est de constater que finalement c’est plutôt utile, et à ma grande surprise, je constate que celle offerte avec le dossard et que pas mal de participants portent fonctionne super bien. C’est toujours plus utile comme cadeau qu’un énième t-shirt pyjama trop grand et qui gratte… Pour ce qui est du parcours… Ben on va dire que ça monte et ça descend ! J’ai eu l’impression que le plat était en option sur cette course. Il faut dire que le quartier de Fourvière s’y prête mais franchement ça rend le truc encore plus ludique. Alors oui il y a eu quelques ralentissements mais on est loin de ceux de la Diagonale des Fous ! Et si nous avions voulu être plus tranquille il suffisait aussi de se mettre à l’avant de votre vague. Comme là l’idée était de rigoler et de prendre des photos, ça ne m’a pas dérangé une seule seconde. On a grimpé et descendu je ne sais plus combien de marches mais j’avoue que le dernier escalier en descente m’a bien cassé les pattes quand même… C’est fou parce que pourtant je le connais pour l’avoir grimpé je ne sais combien de fois avec mes copains de l’Ultra Boucle de la Sarra mais en descente ben c’est vachement moins rigolo !
La descente de la Sarra est un super moment qui vire au comique lorsqu’on observe les différentes techniques utilisées par les coureurs pour ne pas se vautrer. Mais franchement la vue du parc sur la ville et sur la cathédrale est un moment inoubliable. J’ai adoré redescendre à travers le jardin en mode gamine queue de cheval au vent… En vrai, ce n’est qu’une image… Ayant oublié de natter tout ça, je me suis vite retrouvée avec une espèce de masse pleine de nœuds qui m’a valu un brossage en mode ultra à mon retour chez moi. Les filles qui ont les cheveux longs comprendront ! J’en ai presque oublié qu’il pleuvait ! L’arrivée dans le théâtre antique est un grand moment aussi. Question ravito je ne peux pas trop vous en parler je me suis contentée comme souvent d’un verre vite fait pour filer trouver un truc plus consistant avec des frites si vous voyez ce que je veux dire…
Conclusion de mon expérience : je pense que vous avez compris, j’ai adoré ! Franchement j’envisage déjà de revenir l’année prochaine en espérant qu’il fasse enfin juste beau et froid pour en profiter encore plus. Rien à redire question orga, franchement je ne vois pas… Evidemment il y a les quelques aléas dus au nombre de participants mais vraiment là pour une fois je n’ai pas le sentiment d’en avoir autant souffert que ça, c’était franchement plutôt fluide et les quelques ralentissements n’ont duré que quelques instants. L’ambiance entre les coureurs en tout cas était top et franchement on s’est bien marré. J’ai adoré l’esprit bon enfant qui régnait dans le peloton. Je ne vais pas vous mentir, aucune envie de monter sur le 26km par contre. C’est une question de goût, pour moi ça doit rester ludique et le ludique ça veut dire un truc qui ne dure pas non plus trop longtemps. Là 12 c’est la distance parfaite. Bon forcément venir de l’autre bout de la France pour aussi peu, je peux comprendre que ça n’emballe pas les foules mais venir passer un week-end dans la ville de la brioche à la praline, des bouchons et des quenelles made in Giraudet ça peut vous motiver !

 

Crédit photos : Organisation  – Gilles REBOISSON