Fun : Surf, Point Break d’opérette…

J’en rêvais, Serge Blanco l’a fait ! Je m’explique… Depuis longtemps comme beaucoup de personnes je pense, je regardais avec envie les vidéos de surf, rêvant un jour moi aussi d’attendre ma vague pour ne faire qu’une avec l’océan.

 

Et puis les années ont passé et franchement j’avais un peu commencé à faire une croix sur le sujet, me considérant trop vieille pour commencer. Je suis plus en mode ménopause et ostéoporose que combinaison et petits poissons… Mais lorsque j’ai reçu une invitation à venir découvrir la thalasso Serge Blanco et que j’ai vu qu’ils proposaient un séjour sur le thème découverte du surf, la fan inconditionnelle de Laird Hamilton a immédiatement réagi… Quoi sérieux ? Même les vieilles comme moi on peut ? Ni une ni deux, j’ai attrapé mon nouveau maillot tribord spéciale surf (attends faut ce qui faut !) et j’ai foncé. Petit rappel des faits pour ceux qui ne se souviendraient pas : je nage c’est un fait mais la brasse uniquement. Si je ne nage pas le crawl, c’est que la tête sous l’eau n’est pas vraiment ma tasse de thé, alors aller volontairement faire un sport où je sais pertinemment que je vais la boire et pas qu’un peu, ça relève du lâcher prise pour moi. Rendez-vous est pris avec la prof du centre, Marion Bouzigues championne junior de France en 2014. Bon c’est facile elle a tout de la surfeuse… Pour faire court, c’est une bombasse avec un corps de dingue… Voilà c’est dit ! Mais ce qui frappe le plus quand on la rencontre c’est son sourire rempli de bienveillance qui te donne envie de lui faire confiance et dans mon cas de fille un peu paniquée de lui confier ta vie.

 

C’est mon maillot ! Oui bon ok le deuxième c’est juste parce que je le trouvais joli…

Nous voilà parties pour la plage qui se situe à 10m de l’hôtel. Elle a plusieurs qualités cette plage. Déjà elle est immense, pour la fille habituée aux petites plages rhétaises ça fait toujours bizarre ces grandes étendues… Les vagues sont bien présentes mais de taille tout à fait raisonnable pour la paniquée que je suis. Nous commençons par un cours de vocabulaire, histoire de se la jouer pro et surtout de parler le même langage. On passe ensuite à la technique. Comme vous avez pu le constater sur la photo (la seule que j’ai, la faute à l’oubli de la poche de protection étanche… Pauv’ cruche que je suis…), le surf est impressionnant en hauteur et en largeur. C’est un surf de cours qui permet d’apprendre les bons gestes et surtout de trouver sa stabilité sur ce bordel… Très vite je comprends un truc : alors que lorsqu’on regarde les images comme l’amatrice que je suis, on a l’impression que le mouvement est totalement naturel alors qu’il ne l’est pas du tout. Le positionnement des pieds par exemple sur la planche en parallèle n’est pas spontané, enfin pour moi il ne l’était pas. J’ai toujours envie d’avoir un pied dans le sens de la planche… Autre surprise : le rôle super important du souffle. Là aussi, c’est une de mes faiblesses et je le sais depuis que je pratique un peu le yoga. Quand je suis en mode stress je fais tout sauf souffler… je bloque ma respiration et je passe en mode apnée. Tout ce qu’il ne faut pas faire sur un surf ! Forcément le mouvement du saut sur la planche repose sur l’explosivité, là aussi un de mes points faibles en course à pied. Si je fais de l’ultra c’est aussi à cause de ça. En vitesse et sur piste par exemple, je suis une buse. Vous l’aurez compris, si on rajoute mon poids, je suis faite pour tout sauf pour faire du surf !

 

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C’est moi ! nan je déconne… C’est Marion évidemment !

Alors quand au bout de 10 minutes à peine sur la plage, elle me dit tout sourire « bon on va dans l’eau maintenant », je passe en mode panique… Nan mais on est très bien sur la plage là ! On est obligé de surfer en mer ? C’est vraiment vraiment obligé ? Pendant deux secondes, j’envisage vraiment de renoncer… Mais qu’est-ce qui m’a encore pris de me mettre dans une histoire pareille ? Par moment je me dis que je devrais arrêter mes bêtises et vraiment reprendre le point de croix, mon foutu abécédaire n’est toujours pas fini avec toutes mes conneries. Bon de toute façon, je ne connais personne sur cette plage et puis Marion a l’air sur de ce qu’elle fait. Ok je me lance… Et là chance du débutant forcément, dès la première vague je réussis à me mettre debout… Bon ça dure deux secondes, peut-être trois grand maximum mais je n’en reviens pas. Je ne pensais même pas en être capable après des heures d’entraînement alors forcément ça donne la pêche et j’en oublie totalement la chute et le nettoyage des sinus inclus. Du coup je remonte sur mon surf encore et encore, avec des réussites, des échecs mais ce n’est pas grave, je suis mordue et j’en redemande.

 

Le deuxième cours sera tout aussi excitant et fatiguant. Franchement au bout d’une heure, j’ai les épaules en vrac. C’est un des sports les plus complets que j’ai eu à tester à ce jour, et je comprends mieux leur physique de rêve ! Le corps est en gainage permanent, les jambes, les bras, les épaules, tout bosse. Il faut de la puissance mais aussi de la souplesse. On travaille le souffle qui est le carburant indispensable d’un bon positionnement. Vague après vague les automatismes commencent à venir et je réussis de plus en plus souvent à ne plus penser à la position et donc à respirer correctement. Au bout d’une heure je suis rincée au sens propre comme au figuré. Je n’ai plus de force dans les bras, il faut rentrer.

 

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Et sans photoshop ! 

La conclusion de tout ça ? Si vous avez envie, quelque soit votre âge ou votre niveau, lancez-vous ! Je ne fais pas de sport de glisse l’hiver, j’ai peur en ski… Je n’ai plus fait de voile depuis l’adolescence et j’étais loin d’être Tabarly… Je nage la brasse en mode bonnet de bain fleuri… Bref sur le papier rien ne pouvait laisser supposer que je prendrais autant de plaisir à surfer. Hendaye offre un terrain de jeu parfait pour les débutants parce que les vagues restent de taille raisonnable. Cela vous permet donc de vraiment travailler la technique en toute sécurité sans en passer par la lessiveuse et le surf qui vous revient en plein visage… On apprend là où on a toujours pied donc cela a un caractère hyper rassurant quand même. Je pense que vraiment en y passant une semaine et en prenant une heure de cours par jour, on doit pouvoir commencer à bien sentir le truc. Personnellement je ne pense pas que plus d’une heure par jour était possible. Question équipement, j’avais un maillot de bain manches longues super agréable à porter, parce que même s’il faisait chaud et que la mer était à la température parfaite, ça fait du bien d’être un peu couverte. Ça permet surtout d’avoir les bras protégés du soleil et du frottement de la planche. Au bout d’une heure j’avoue que je commençais à avoir aussi le haut des cuisses qui était légèrement irrité par le frottement. Je comprends mieux maintenant pourquoi les surfeuses portent souvent des shorts. Je peux vous dire que j’ai vraiment apprécié de basculer l’après-midi en mode thalasso tellement j’étais crevée et surtout affamée ! Enfin bon, tout ça pour vous dire que je vais forcément y retourner mais cette fois en famille parce que mes ados en rêvent aussi et j’ai très envie de partager ça avec eux.
J’ai fait un article sur la thalasso Serge Blanco très vite.

Vous pouvez retrouver la page FB de Marion Bouzigues ma super prof ici.