Odlo Crystal Run : Réveille le Yéti qui sommeille en toi…

Ce n’était pas forcément prévu mais mon ami Michel m’a demandé mon avis sur la Odlo Crystal Run 2017, alors je vais m’empresser de lui donner ! Je vais faire court je vous rassure, ça reste un 10k…

 

Le principe : Course qui surfe sur la mode des courses à thème avec ambiance montagne mais place de l’hôtel de Ville à Paris(fallait que je la fasse celle-là !) … L’hiver genre neige, pingouins en peluche, affreux bonhomme des neiges et j’en passe. Le « village » est sur ce thème et on peut s’initier à l’escalade et au surf après ou avant sa course.

Le + : comme je manque un peu de sérieux et que le 10k n’est vraiment pas ma tasse de thé ça me donne le sentiment que justement ça sera moins sérieux.
Le – : alors je ne sais pas si c’est moi mais j’ai eu l’impression cette année que le côté festif de l’année dernière était moins présent. C’est clair cette année les gens étaient pour courir, enfin pas tous mais on est clairement très mais alors très très loin d’une Color Run.

 

 

L’organisation : Sincèrement ça fonctionne, que ce soit pour rentrer dans le village puisque maintenant nous avons le droit à une fouille au corps (j’ai toujours beaucoup de mal avec ça mais bon…). Les vestiaires sont efficaces et forcément le vin chaud à l’arrivée moi je trouve ça top. En plus il est bon ! Pour la tartiflette là désolée, ne mangeant pas ces trucs-là puisque le fromage et moi on n’est pas copain, je n’ai pas d’avis sur la qualité. Question parcours, là aussi on prend les nouvelles mesures de sécurité en plein face donc toujours et encore le même parcours que certains petits camarades parisiens doivent connaître par cœur. Bon je suis provinciale alors moi le centre de Paris ça me plait toujours mais les tunnels… bof… La circulation n’était pas coupée, enfin quand je parle circulation, évidemment on ne nous a pas lâché sur le périf non plus ! Mais sur les voies sur berges les piétons et autres runners pouvaient circuler au milieu de nous. Franchement après avoir eu un peu peur de la rencontre, je serais de totale mauvaise foi de dire que j’ai été gênée, le temps moyen a forcément moyennement motiver les parisiens à sortir promener leur chien… Ah oui le ravito au chocolat, moi ça m’a bien plu ! J’ai toujours tendance à m’étouffer avec les abricots secs…

Le + : si on fait abstraction des tunnels qui sont réellement ma bête noire, un parcours plutôt roulant. Une très belle médaille qui rattrape le pin’s de l’année dernière qui certes faisait référence à la première étoile au ski mais qui avait dépité mon ado venu courir avec moi.
Le – : un retard de plus de 15 min au départ et moi je n’aime pas être en retard ! (ok, j’étais surtout attendue pour le déjeuner, ça m’a gonflé…). Ce n’est plus ce que j’appelle une course festive au sens où moi je l’entends…

 

Pas grand monde… Les tunnels… mais une jolie médaille !

 

Conclusion : A l’éternelle question est-ce que ça vaut l’argent que ça coûte, je vais être très honnête, non je ne trouve pas évidemment. Mais bon, c’est pour tout avec le running… Moi mettre 1000 francs dans une paire de pompes, je ne peux pas. Bien entendu, jamais je ne serai venue de province pour cette course, alors que, je ne m’en cache pas, une course comme la Color Run, franchement ça pourrait presque être une raison d’un week-end parisien en famille et je n’ai aucun souci dans ce cas à ce qu’on m’annonce un dossard à 35 ou 40€. Comme j’ai moins de souci avec le prix des dossards des Mud Day et autres courses à obstacles. Je suis totalement prête à payer plus (je sais que j’ai la chance d’avoir des dossards presse mais j’ai payé mes dossards aussi un jour et ça reviendra forcément un jour aussi) pour avoir du plus justement mais là cette année j’ai le sentiment que le côté « festif » tombait à plat. Je me trompe peut-être et c’était peut-être la folie avec les derniers groupes puisqu’on partait par vague, mais j’ai quand même fait la course uniquement entourée de personnes qui regardaient leur chrono. Sachant que j’ai tournée ça en 55min et des poussières, on ne peut pas dire non plus que j’étais avec les élites en tête du troupeau… D’ailleurs, alors que je traînais un peu dans le village, tout ce que j’entendais c’était « tu vises combien ? » ou « tu as mis combien ? ». On est loin de l’ambiance festive que je connais ailleurs. J’ai aussi trouvé qu’il y avait moins de groupes de jeunes trentenaires clairement venus là pour se marrer ou pour relever un défi de soirée un peu trop arrosée. Donc difficile de rendre responsable l’organisation, je pense que ça tient vraiment au public des courses qui est en train de revenir aux runners purs et durs, qui sont là pour faire un temps et pas pour faire des selfies avec un yeti…

 

N’hésitez pas à me donner votre avis, surtout si comme moi vous avez fait les deux éditions !