Transrockies 2015 : Au Colorado tout est plus beau !

Ça ne va pas être facile d’être ce compte-rendu… sans passer pour une vendue ! Mais bon il faut dire les choses telles qu’elles sont : j’ai adoré les Transrockies Run !

Avant toute chose la genèse de l’histoire ou pourquoi et comment je me suis retrouvée à Buena Vista, ville dont j’ignorais totalement l’existence il y a peu. Pour moi c’était une boite de prod de cinéma et un social club… Alors que je fais mon tour du monde des marathons, je fais la connaissance de Patrick, français vivant à Tahiti qui va rentrer dans le Seven Continent Club avec moi en Antarctique. Le garçon ne manquant pas d’humour me parle d’une course qui se passe au Colorado, où il faut être deux et me propose qu’on y aille ensemble. Non mais franchement Patrick… Comment dire les choses ? Ce mec a fini 2 fois la Badwater easy et il pense que je vais réussir à le suivre ! Bon à l’époque, n’ayant aucune référence en course de montagne, je n’ai surtout pas donné suite parce que je suis partie sur d’autres projets. Je continue d’entendre parler de cette course de temps à autre par des amis américains qui à chaque fois me disent : « what ? you run every where in the word but you never run Transrockies ? ». Il aura fallu attendre la Bolivie et ma semaine à côté d’Emmanuelle coincée la nuit dans une tente alors qu’il fait – 5°C dehors et que l’eau gèle dans nos gamelles pour achever de me convaincre qu’il faut vraiment que je me décide à aller y faire un tour. Nous sommes en juin 2014, il est trop tard pour l’édition de l’année, va pour 2015.

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Le retrait des dossards c’est là !

Evidemment je vais comme toujours mettre un temps fou à me projeter dans ce projet. Surtout que l’année 2015 ne se présente pas sous les meilleurs hospices… Entre mon dos qui a clairement décidé qu’il serait le plus fort de nous deux, mon job et tout le reste, je traine à m’investir pleinement. Emmanuelle a pris son dossard, moi aussi, mais du côté organisation, je suis à la ramasse grave. Heureusement que ma québécoise préférée est passée en mode actif pour nous deux. Elle a géré d’une main de maître les réservations d’hôtels sur place, je n’ai plus qu’à squatter avec ma grosse valise. Pour l’avion c’est encore pire mais je finis quand même par réserver mon vol, quasi à l’arrache et réserver ma chambre à Denver parce que là il va bien falloir que je me débrouille comme une grande. L’organisation de la course nous prend en charge à l’aéroport si on le souhaite et il y a 3 vagues de départ. J’opte pour la dernière pour être le moins possible absente de la maison. Parce que bon, c’est bien gentil mais nous sommes en plein mois d’août et qui dit mois d’août dit vacances scolaires et enfants à la maison. 2 vols sans souci et me voilà l’aéroport de Denver sortie en 20 minutes valise à la main à me demander si je vais pouvoir rejoindre mon hôtel. Il y a des navettes pour rejoindre la zone des hôtels mais je ne vois pas le nom de mon hôtel. Je vous ferai un debrief complet de l’organisation pratique dans un autre article pour ceux que cela intéresse. Finalement à ma grande surprise un chauffeur de navette d’un groupe concurrent comprend que je suis un peu paumée et me propose gentiment de me déposer à mon hôtel parce que c’est sur son chemin même s’il ne bosse pas pour eux. Je finis donc par rejoindre ma première chambre et je peux me poser un peu. Evidemment je vais me coucher avec les poules et évidemment je ferai le hibou dans mon lit à 3h du mat… merci le jet lag ! Tout ça a au moins un avantage, je suis la première à la salle de gym ! Ah oui tant que j’y suis un petit point sur ma prépa : nada… zoubi… que dalle, comme d’hab quoi ! Je n’ai pas couru depuis 3 semaines, je me contente de faire du vélo et du renforcement musculaire pour mettre au repos mon dos et lui permettre d’arriver frais et dispo pour la course.

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Buena Vista, tout le monde descend !

Retour à l’aéroport où je retrouve d’autres coureurs et où je rencontre pour la première fois l’efficacité de l’orga made in Transrockies. Je fais aussi la connaissance d’autres coureurs qui à chaque fois que je dis que je viens de France n’ont qu’un mot à la bouche : « Chamonix ? ». C’est tout bonnement incroyable l’aura que cette course a à travers le monde. Apparemment Anton n’y est pas pour rien mais c’est vrai que c’est marrant à observer. Le programme est simple : on nous emmène directement chercher notre dossard et ensuite on nous conduira vers nos hôtels respectifs. Il y a environ 2 bonnes heures de route, je rattrape mon retard de Scandal saison 3 grâce à ma formidable fille qui sait si bien occuper les voyages de sa maman ! Buena Vista est une petite ville américaine sans grand intérêt architectural dirons-nous mais il suffit de lever les yeux pour avoir un aperçu de ce qui nous attend. Nous sommes aux pieds de la montagne et ça promet déjà de grands moments. Retrait du dossard donc en quelques minutes à peine, le temps de signer une décharge qui remplace le certif médical débile à la française, et surtout le temps de récupérer mon super grand sac qui va me suivre pendant 6 jours. Il est temps de vous expliquer brièvement le principe de la course, même si cela fera là aussi l’objet de plus de détails dans un autre article : la course n’est pas en autonomie alimentaire, nous sommes nourris, logés, blanchis et l’organisation se charge de transporter nos petites affaires d’un camp à l’autre, d’où le sac standard pour tout le monde, gigantesque et imperméable au cas où. Mais moi dans leur sac immense je pourrais presque mettre tout mon dressing running qui pourtant vous vous en doutez est assez impressionnant ! Je n’avais pas du tout prévu un truc pareil et je vais donc me retrouver avec l’un des plus petits sacs que les mecs en charge de la gestion vont adorer pendant 6 jours ! Dès qu’ils me verront arriver au camion j’entendrais tous les matins « arf my favorit bag ! ». Je récupère aussi un tapis gonflable et je comprends surtout que je n’avais pas compris. Patrick ou Emmanuelle, je ne sais plus, m’avait parlé de la possibilité de « louer » un tapis pour ne pas dormir par terre tous les soirs. Le mien est crevé depuis longtemps et je trainais à le remplacer. Ça coute un bras ces trucs-là je trouve et finalement je me suis contentée de dormir à même le sol sur mes dernières courses en autonomie, mais bon avec mes problèmes de dos… Y a un moment où il faut commencer à se montrer raisonnable, surtout que là je n’ai pas le problème du portage dans la journée.

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Les Daltons sont devenus avocats… tout fout le camp dans ce monde…

J’ai donc coché l’option carpet n’était pas du tout de la location mais bien un achat carrément intéressant. Pour 38€ je suis maintenant en possession d’un super matelas qui est vendu facilement 3 fois ce prix-là en France. Pour une fois que je fais une bonne affaire ! Direction l’hôtel où m’attend Emmanuelle et son big bordel ! Que je me charge très vite de compléter avec le mien off course. Nous avons le briefing prévu à 18h mais en bonnes françaises que nous sommes même si Emmanuelle est à moitié québécoise, nous passons par la case restaurant, ce qui nous met légèrement en retard. Elle a repéré la veille un resto qu’elle a adoré et je dois dire qu’elle a bien trouvé. Je me mets tout de suite dans l’ambiance « mangez sain et équilibré » qui sera le maitre mot de la semaine. Ah oui que voulez-vous, aux US aussi on peut manger équilibré et beaucoup plus facilement qu’on ne le pense d’ailleurs. Et il suffit de voir la queue au comptoir pour commander pour comprendre aisément que nous ne sommes pas les seules à apprécier la nourriture heathly.

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J’ai bon là Christophe Berg ??? Enfin la viande en moins évidemment !
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Frozen yaourt pour rester dans le mode light… Même pas pris de chocolat fondu c’est dire !

Fin du breafing seulement pour nous parce que évidemment nous nous sommes un peu paumées pour y aller mais bon on ne se refait pas. Le ciel commence à s’assombrir et il faut se rendre à l’évidence, il va pleuvoir comme cela va arriver plusieurs fois au cours de la semaine mais dans la journée, juste à la fin histoire de rafraichir l’air ambiant. La pluie n’est pas encore trop importante, alors forcément on fait une pause yaourt glacé avec des trucs dessus parce que moi, si je ne finis pas par un dessert, je ne suis pas heureuse. Et nous repartons… Je suis en mode bretonne, ce ne sont pas 2 gouttes d’eau qui vont m’effrayer ! Bon c’est quand l’orage est passé en mode grêlons gros comme des billes et que les rues se sont retrouvées inondées que je me suis dit que c’était peut-être une mauvaise idée d’avoir voulu persévérer… On se met à l’abri avec d’autres coureurs dans un resto en travaux avec l’accord du propriétaire et tout le monde y va de sa photo souvenir ! Et ça dure… ça dure… A chaque fois que je vois poindre une éclaircie, le ciel redevient noir et c’est reparti. Heureusement l’orga est là ! Les nombreuses navettes qui nous accompagneront durant tout notre séjour patrouillent la ville pour ramasser les coureurs trempés et les ramener à bon port. C’est là que je comprends qu’on a à faire à quelque chose de différent. Il y a bien un esprit Transrockies et j’en vois déjà l’un des premiers aspects plus que positifs. En quelques minutes une orga qui sait réagir à un évènement imprévu alors qu’elle aurait très bien pu tout simplement laisser les coureurs attendre que l’orage passe justement, c’est suffisamment exceptionnel pour que cela m’impressionne parce qu’il est quand même bon de rappeler que la course n’a pas encore officiellement commencé.

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Retour hôtel, derniers préparatifs, nuit courte comme d’hab, nous voilà le matin du grand départ ! Nous devons laisser à l’extérieur de notre hôtel nos sacs et nos valises qui vont être prises en charge. Il y a même des navettes pour se rendre sur la ligne de départ mais nous décidons d’y aller en marchant. C’est à 15 minutes à pied tranquille et j’ai mes gaufres à éliminer ! Vous m’auriez vu devant la machine à gaufres ! Une vraie gamine ! Et surtout vous auriez vu la tête des locaux lorsque j’ai foncé dans la chambre prendre mon téléphone pour prendre une photo souvenir de la machine… Ils se sont clairement demandé d’où je sortais !

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L’ambiance sur la ligne de départ est bonne enfant, tout le monde y va de sa photo souvenir. Et moi j’en profite pour saluer Anna Frost venue là à titre privé, c’est d’ailleurs pour ça que vous n’aurez pas de photo et qu’il faudra bien me croire sur l’honneur. Si elle avait été là en tant que coureuse, je ne dis pas, mais elle est là en tant que femme amoureuse qui accompagne son homme qui lui participe à la course. Donc juste un coucou en passant (nous lui avons consacré un article un jour et nous avons en commun d’avoir eu la chance de nous retrouver croquées par des bosses et des bulles, enfin elle pleins de fois, moi juste une mais c’est bien normal. La star c’est elle quand même !). C’est parti pour 21 miles de mise en bouche (environ 34 km) et 2500 ft comme on dit là-bas (soit 800 de D+ logiquement). En fait le principe est toujours assez simple : on monte et on descend… ça a l’air facile mais quand il y a 10km de descente à se taper après 10km de montée et un peu de plat, je vous dis pas ce que les genoux morflent…

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Le fameux sac !

De toute façon, dès le départ je comprends que je ne suis pas vraiment au niveau. Il faut tout de suite oublier les aprioris que l’on a un peu trop souvent vis-à-vis des courses américaines, images faussement données par les marathons où l’on met toujours en avant le ou la dernière qui finit sous les applaudissements en 8h son marathon aidé par les policiers qui assurent la sécurité. Là, c’est carrément autre chose et même Emmanuelle qui est venue il y a 4 ans s’est fait la réflexion : « le level du pack a carrément monté » (vous avez la trad franco québécoise ou vous avez besoin d’aide ?). Sans parler du fait que nous ne sommes pas loin de la parité. C’est bien simple j’ai juste le sentiment qu’il y a des filles partout ! L’histoire des duos doit forcément aider je pense et entre les jumelles, les mères filles et les couples lesbiennes franchement assumés, c’est girl power à tous les niveaux ! C’est juste topissime !!! Les paysages sont eux aussi superbes et même si je crache mes poumons à l’arrière du peloton, je me régale. Je découvre l’ambiance ravito à l’américaine qui réjouirait carrément mes enfants : bonbecs, chips et j’en passe sans oublier la pastèque que j’ai mangé par tonnes cette semaine-là… ça fait plus apéro party que trail cette histoire et d’ailleurs le premier est baptisé « Tika bar » pour bien nous rappeler que nous sommes là avant tout pour nous amuser. On trouve aussi électrolyses à volonté, crème solaire (j’aurais dû me servir un peu plus souvent), boissons diverses et variées. C’est pour moi la seule limite que les français doivent avoir en tête avant de partir : oubliez toutes vos références de ce côté-là et si vous êtes acros aux ravitos à la française, prévoyez ce qu’il vous faut.

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Arrivée épuisée mais heureuse, je suis impatiente de monter dans la navette pour découvrir ce que j’attends le plus en fait : l’ambiance camp dont Emmanuelle m’a tant parlé. A noter d’ailleurs que les jours où il faudra prendre une navette pour rejoindre ma tente, je ne vais jamais attendre plus de 5 min, alors que nous sommes quand même 500 à gérer. Le camping est en fait pas très loin de là où nous dormions la première nuit. L’orga a quasi privatisée le lieu pour les 300 tentes individuelles et tout le staff qui se déplace en camping-car géant à l’américaine. J’arrive, récupère mon sac, enfin je dis au garçon que je suis arrivée et il se chargera de l’emmener en haut d’une petite montée où je découvre l’immensité du truc… Imaginez 300 tentes type quechua collées les unes aux autres, c’est juste hallucinant. Je me trouve une dispo et je m’installe tranquille. Juste le temps de retrouver mes esprits et je file aux douches. Ah oui j’ai peut-être oublié de vous dire mais nous avons un camion douche qui nous suit avec de l’eau chaude à volonté ! Un vrai truc de dingue ! Ce qui est encore plus dingue c’est que je vais attendre au maximum 10 min pour pouvoir me laver, tant l’organisation roule. Le fait d’organiser des petites navettes très régulières plutôt que 2 gros bus par exemple, fait que nous arrivons par groupe de dix sur le camp et permet une fluidité partout, un vrai bonheur. Lavabos, toilettes par dizaine, bar avec des tonnes de trucs à grignoter et bière fraiche à volonté (je dis ça pour les copains, moi je carbure au pepsi light !), dizaines de prises pour charger téléphones et autres GPS, tout est prévu pour notre plus grand confort. C’est juste hallucinant de voir ça ! Encore plus de voir des dizaines d’iphone laissés en toute sécurité en train de charger tranquillement… Pour le diner qui est servi à 5h et croyez-moi sur parole, ce n’est pas trop tôt puisque nous n’avons pas déjeuner, on continue le même délire : tente immense, buffet où toutes les allergies et autres intolérances sont prévues. Pour faire court, c’est poulet grillé pour les carnivores, les végétariens ont le droit aux protéines végétales pour faire le plein. Même pour la tisane du soir c’est sirop d’agave si on ne veut pas du sucre blanc ! Je suis comme une gamine !!! Jamais vu un truc pareil !!! Sans parler des cookies en dessert plutôt bons, histoire de finir sur une touche sucrée parce que moi la salade de fruits frais ne me suffit pas. Je vous jure j’ai juste l’impression d’être à Disneyland version trail !

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La nuit se passe relativement bien sachant que je m’endors à 9h après avoir lu (puisque j’ai emmené un livre, truc de ouf) et je fais le hibou à 2H du mat, merci le jet lag. A noter, le silence qui règne sur le camp et le respect des coureurs entre eux, à se demander si les américains ronflent d’ailleurs… ça doit être un effet secondaire des hormones dans le poulet ! Pour le petit dej on reprend le délire avec œufs brouillées, saucisses (mais à mon avis d’une autre viande que du porc histoire de simplifier la gestion) ou bacon (bon là c’est du porc, pas de doute !), patates sautées, salade de fruits, yaourts divers et variés, céréales en tout genre avec un grand choix sans gluten, laits là aussi divers et variés, jus d’orange et cranberries… Vous en voulez encore ou vous avez compris le principe ??? Emmanuelle m’avait parlé du club med du trail, mais c’est carrément un 5 tridents oui !

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Au lever du soleil sur le camp… Il va encore faire super beau !

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Je ne vais pas vous faire le détail des étapes une par une, ça n’a pas grand intérêt parce que pour le coup ça s’est plutôt correctement bien passé pour moi. Pour répondre aux questions du côté du terrain : un bon traileur s’éclaterait littéralement avec un truc pareil parce que franchement c’est courable à 98% on va dire. Les étapes vont de 20 à 40km en moyenne. Il y a un peu de mono traces mais finalement presque rien par rapport à la globalité du parcours. Et surtout les américains sont gentils et bien élevés, ils se poussent tout de suite pour te laisser passer, ce que je fais aussi je vous rassure. Les paysages sont à tomber à la renverse parce que la montagne là-bas est superbe et si je peux dire un truc pareil, rassurante. Je trouve qu’elle est moins « agressive » que nos Alpes. Pendant 3 jours je me suis passée de mes bâtons et j’ai dû les sortir uniquement parce que mon dos ne me permet pas de tenir le choc mais ils ne sont absolument pas indispensables. D’ailleurs cela va me permettre de tester un autre des services proposés par la course, à savoir un service de massage, payant cette fois (40$ les 45 min environ, quand ce n’est pas une heure) offert par des kinés ostéo super compétents. Il y a aussi sous la tente immense qui leur est offerte pour leurs installations, des tapis et autres accessoires pour vous masser vous-même comme on en trouve dans les cabinets de kiné, tout cela est par contre en accès libre et gratuit.

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Pour résumer :

  • J’ai adoré le camp de base du 4ème et du 5ème jour, au bord d’une pièce d’eau avec les oies sauvages.
  • J’ai adoré la ville de Leadville qui a compris qu’il y avait quelque chose à faire autour du monde du sport et qui a repris un nouvel essor après la mort du monde minier.

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  • J’ai adoré le dernier jour, pas parce que c’était le dernier mais parce que je me suis offert une descente de folie à doubler comme jamais, avec des jambes qui, enfin, voulaient me suivre, les glaces au dernier ravito avant la montée de l’enfer vers Beaver Creek et la ligne d’arrivée. J’en ai bavé aussi parce que, quoiqu’on dise, l’altitude est bien là et se fait sentir. J’ai les premiers jours eu souvent l’impression que j’avais laissé mes poumons avec mon sac le matin…
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En plus les glaces étaient à la française !

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  • J’ai adoré mes petites habitudes avec les supers bénévoles dont le monsieur des sacs qui tous les matins venait à ma rencontre en me disant « ah my favorit bag ! », tu m’étonnes, j’avais l’un des plus petits ! Le monsieur des douches qui immanquablement alors que j’arrivais pour me laver les dents était là avec son bref pour faire briller les lavabos. Moi je lui disais toujours « but why now ? » désespérée parce que j’allais devoir cracher ma bave mousseuse blanche sur son beau travail et lui de me répondre « it’s because you arrive ! ».
  • J’ai adoré l’arrivée du 4ème jour où nous avons dû remonter une rivière pendant presque un miles les pieds dans l’eau glacée. Mais pour une fois, ce n’était que jusqu’aux genoux maximum alors, contrairement à la Patagonie, mes ovaires sont restés au sec !
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Cryothérapie à l’oeil !

Traditionnellement j’essaye de ne pas refaire les mêmes courses, surtout lorsque j’ai réussi à les finir mais là franchement je ne me vois pas ne pas y retourner un jour, entraînée et mieux préparée, ce qui ne sera pas difficile. Pas pour faire « un truc » puisque de toute façon je suis à des années-lumière du niveau des premiers mais pour surement pouvoir le faire aussi en duo, histoire de vivre ça un jour. Je vais compléter tout ça avec un article matériel et un article complet sur l’orga, ce que ça coûte concrètement et dès que j’ai reçu les photos officielles, je vous fais un petit diaporama plus complet que mes petites photos perso.

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PS : pendant 6 jours j’ai fait le yoyo avec une coureuse qui gagnait toujours à la fin… Photos prises sur la ligne d’arrivée puisqu’elle m’a gentiment attendu et surtout son sac que j’ai passé 6 jours à voir !

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