7 marathons, 7 continents, 80 jours : Episode 4 – Puerto Montt

Ce fameux marathon de Puerto Montt, qu’est ce que j’ai pu stresser avec celui-là… Il a toute une histoire en fait. Lorsque j’ai lancé mon projet de tour du monde il était prévu que je cours le marathon d’Ushuaia, traditionnellement organisé au retour du marathon de l’Antarctique. Cela permettait aux coureurs qui voulaient valider les 2 continents de faire d’une pierre 2 coups. Bien sur il y a eu un changement de dernière minute puisque finalement l’organisateur a renoncé et l’édition du marathon del fin del mundo n’aura pas lieu en 2009. Je me retrouve donc à 2 mois du départ sans marathon en Amérique du Sud… C’est un peu la panique à bord… Pour mon dossier de sponsoring, je parle du marathon de Mexico, priant pour ne pas tomber sur un féru de géographie qui devinera très vite la supercherie puisque Mexico est au nord du canal de Panama, donc en Amérique du Nord. Je mets tout le monde sur le coup, même Philippe Paillaud, dont le livre est à l’origine de mon délire s’y met. Il me faut à tout prix trouver un marathon qui colle avec mes dates. J’en viens même à contacter l’organisateur du marathon de l’Espace en Guyane pour lui demander s’il ne pourrait pas décaler le marathon de 8 jours pour que je puisse venir le courir à mon retour de l’Antarctique. Le miracle se produit lorsque je découvre l’existence du marathon de Puerto Montt au Chili grâce à un collègue qui tient un site référençant tous les marathons du monde. Les dates correspondent puisque je peux aller le courir en rentrant de Tahiti. Honnêtement sur le coup je ne réalise absolument pas ce que cela va impliquer comme voyage. Je suis juste heureuse d’avoir enfin trouvé mon marathon.

C’est Philippe le premier qui m’alertera avec un message du style : « tu es sure de savoir où est Puerto Montt ? ». Ok, je retourne sur mon ordinateur et je comprends ce qu’il veut dire. Puerto Montt est une charmante ville située au sud du Chili ; le site internet de la ville ferait passer Dunkerque pour la ville la plus funkie de France… Je n’ai rien contre Dunkerque, j’adore cette ville (on n’est jamais trop prudent, j’ai peut-être des lecteurs de cette ville…). C’est une ville portuaire dont la principale activité est l’élevage du saumon. De toute façon, je n’ai pas le choix, je dois aller là bas. J’organiser mon voyage en prévoyant un stop à Los Angeles. De là je prends l’avion pour descendre à Santiago du Chile puis un autre vol pour Puerto Montt. Pour résumer, je pars lundi de Tahiti et j’arrive mercredi matin à Puerto Montt. Ah oui j’ai oublié de vous donner un détail qui a son importance et qui explique pourquoi je ne suis pas restée un peu plus longtemps au Paradis. Les inscriptions doivent se valider le 12 au soir. Je ne pouvais pas payer mon dossard par internet, il faut faire un virement international. Seulement ma banque ne fait pas les virements pour seulement 20 $… J’ai eu beau demander à l’organisation de me faire une fleur et de prendre en compte mon inscription et de me laisser payer au dernier moment, ils n’ont jamais rien voulu savoir. Française ou pas française je dois payer avant le 12 sinon ils ne prennent pas en compte mon dossard. Mon niveau d’espagnol étant ce qu’il est, je choisis un hôtel qui a l’air plutôt destiné aux hommes d’affaires, espérant ainsi trouver du personnel parlant anglais. Lorsque j’arrive mercredi matin totalement hagarde après mes heures de vol, il faut se rendre à l’évidence : personne ne parle un seul mot d’anglais… Ok restons calme… Je tente d’expliquer ma situation à l’accueil et je tombe sur une jeune fille adorable qui va tout faire pour m’aider. Elle appelle l’organisation pour connaître l’adresse exacte, me donne un plan, a l’air très surprise que je veuille marcher plutôt que prendre un taxi (je suis restée assise 3 jours j’ai besoin de courir !!!) et après une douche, me voila partie à l’assaut de la ville. Je n’ai pas fait 100 m que je comprends quelque chose : Montt c’est pour montagne… Cette ville n’est jamais plate, c’est une suite de montées et descentes qui font penser à la ville de San Francisco. Et pas de doute, je ne suis pas dans la ville la plus riche du pays… Mais bon je trouve mon chemin toute seule et j’arrive enfin à la maison qui tient lieu de bureau pour les inscriptions. Je paye mon dossard expliquant un peu ma situation dans une indifférence totale. Je ne m’attendais pas à la Télé non plus mais je dois bien reconnaître que la présence d’une française à un marathon avec seulement 45 coureurs au départ était une histoire rigolote. Bon ok il n’y a que moi que cela amuse…

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Cool des filles ! 

Je repars avec mon petit ticket rassurée à mon hôtel qui me servira à retirer mon dossard le lendemain. Maintenant ce n’est pas tout ça mais il va falloir occuper le temps jusqu’à dimanche. Je décide de faire comme d’habitude lorsque je suis dans une ville inconnue toute seule, je joue la touriste de base en m’inscrivant aux excursions organisées par les tour-operators locaux. Quel rapport avec le marathon me direz-vous ? J’y arrive parce qu’il y a une raison ! Je vais rencontrer lors de ces balades plusieurs personnes dont une qui va jouer un rôle important pour ma course. Mark est américain, vivant à Austin et plutôt adepte du triathlon. Quand je lui raconte mon inquiétude d’être toute seule pour tout un marathon et surtout qu’il n’y a que 45 coureurs au départ, l’habitué des courses américaines me dit tout de suite que ce n’est pas possible, qu’il faut faire quelque chose. Je lui ai expliqué qu’il y a plusieurs courses organisées en même temps : un semi, un 10km (sur le même parcours que le marathon), un 5km et un 1km pour les enfants. Il décide de courir le 10 km (il n’a avec lui qu’une vieille paire de basket n’ayant pas vraiment prévu de courir pendant ces vacances) et de venir me rejoindre sur le parcours qu’il aura repéré durant sa propre course pour finir avec moi. Je dois avouer que j’ai du mal à imaginer qu’il va vraiment le faire mais je suis ravie de la proposition. J’ai quand même un doute puisqu’il ne loge pas dans la même ville que moi. Il est à Puerto Varras qui est la ville touristique du coin et venir le matin aussi tôt nécessite pour lui de prendre un taxi mais bon on verra bien.

Lors du retrait de mon dossard je vais tomber par hasard sur un journaliste local qui parle français. Quand je vais lui expliquer à sa demande ce que je peux bien faire ici, il me demande l’autorisation de prendre des photos durant la course et bien sur à l’arrivée. Il est adorable avec moi et me donne rendez-vous sur la Plaza del armas pour le départ dimanche matin. Rendez vous est pris à 7h45 avec Mark qui veut prendre les photos du départ. Sans le savoir j’ai choisi un hôtel situé à 5 min à peine à pieds ce la fameuse place donc c’est l’esprit tranquille que je me lève dimanche matin. J’ai négocié avec la réception un petit déjeuner matinal puisque pour une fois je n’ai rien pris avec moi. Avec le recul je regretterai de n’avoir pas pris mon gatosport puisque j’aurais pu le préparer chez Patrick avant de partir pour le Chili mais bon c’est fait, je ne peux plus rien faire. Le problème c’est que pour un chilien, un petit déjeuner classique se résume à une part de gâteau genre mousse à la framboise et 2 petits choux à la crème… Ok Houston we’ve got a problem… Je retourne à la réception et après plusieurs minutes j’arrive enfin à obtenir 2 petites boules de pain blanc qui est certes plutôt bon mais franchement pas le petit déjeuner idéal pour courir 42 km. Il est l’heure de partir et je me rassure en me disant que je vais faire ce que je peux avec mes gels. Sur la place Mark est bien là avec ses vieilles chaussures et son appareil photo. Je pars faire quelques photos quand soudain surgit le journaliste parlant français. Il me demande ce que je fais là… Ben tiens quelle question je viens pour courir le marathon. Seulement je n’avais pas compris une chose : le départ est bien là mais c’est le départ du bus pour le vrai départ. Comment ça un bus ??? Sur le site le trajet montre une arrivée au même endroit que le départ et pas de doute l’arrivée est bien là. Bon apparemment je n’ai rien compris et c’est la panique totale. Il est 7h50, le départ est dans 10 min et je ne suis pas au bon endroit. Il prend les choses en mains et attrape un taxi au vol. Il lui demande de m’emmener au départ du marathon le plus rapidement possible. Je lui dis que je n’ai pas d’argent sur moi mais cela n’a pas l’air de poser de problème. J’ai perdu Mark et je crie avant de partir qu’il faut le prévenir. Il me dira plus tard que le journaliste fera le nécessaire et le rassurera. Non je n’ai pas été enlevée par le sentier lumineux. Je ne vous raconte pas par contre mon trajet : le chauffeur conduit comme un fou, je ne sais pas si je pourrais prendre le départ à l’heure et franchement je n’avais pas besoin de ça. Nous pilons tout d’un coup devant un groupe de types en short, il est exactement 7h56 !!! Je saute du taxi sans payer donc et je fonce faire pipi dans une des cabines prévues. Heureusement il n’y a personne et à 7h57 je suis sur la ligne de départ. Ah ça c’est sur on ne va pas se bousculer… J’aperçois les autres concurrentes puisque nous sommes 5 femmes inscrites. Je sais puisque j’ai vu les temps annoncés que ma seule chance d’ailleurs de les voir c’est au départ. Elles sont toutes en dessous de 3h30. Mais oh miracle, il y a une autre jupette brooks en vue et devinez ce que font 2 jupettes brooks quand elles se rencontrent ? Bien sur elles papotent un peu. C’est une chilienne adorable qui n’en est pas à son premier marathon. Le seul point commun d’ailleurs que nous avons c’est la jupette parce qu’elle porte un tee shirt du marathon de Boston qu’elle a couru en 3h15. Nous nous souhaitons bonne chance et le coup de pistolet libère les coureurs.

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Ben ils sont où les gens ?

Et là tout de suite je vais comprendre mon malheur… J’avais bien vu sur le site que le profil de la course n’était pas top mais je ne  m’attendais pas à ça. Il va vraiment falloir que je comprenne un jour ce que les % veulent dire. Un mur se dresse au bout de 50 m et il ne sera pas le premier. Je vais mettre plus de 6 min pour le premier km finissant le cœur au bord de l’explosion. Mais ils sont complètement dingues ou quoi ??? C’est un marathon les gars, pas le Marseille Cassis, faudrait leur dire !  Evidemment, alors qu’il a plu ou fait gris depuis que je suis sur place, le soleil est de sortie et je ne dis qu’avec des conditions pareilles, je ne suis pas prête de revenir sur cette fameuse place des armes. Bon de toute façon je n’ai pas le choix, je branche le lecteur MP3 et roulez jeunesse ! Et comme d’habitude pour moi maintenant un miracle arrive en la personne de Nicolas. Coureur chilien de Santiago, il a repéré la blonde qui ne s’intègre vraiment pas dans le paysage local. Avec mon espagnol, comment dire, basique je comprends qu’il a déjà couru des marathons, généralement en 3h30 mais que pour celui là beaucoup plus difficile il prévoit 3h40. Ca merci j’avais compris qu’il serait dur !!! Il a un bon rythme, un peu soutenu mais il est régulier. Il n’a pas de chrono mais un métronome dans les jambes et nous passons les km avec régularité parfaite. Je n’ai aucune idée de mon allure puisque mon GPS ne trouvera jamais le satellite. Il va me falloir plusieurs km pour réaliser d’ailleurs qu’il ne marche pas, quand je réalise qu’en marchant dans les cotes il reste à 11km/h !

Je décide de faire le premier semi avec lui. Il parait que c’est le plus dur et qu’après ça descend. Je sais que cela risque de me maintenir à un rythme plus élevé pour moi mais bon on verra bien. Les ravitaillements, parlons des ravitaillements : disons qu’ils sont originaux… On trouve de l’eau bien sur, des boissons énergétiques type powerrade mais vous avez le choix entre des gobelets minuscules ou des bouteilles d’un demi-litre. Bref soit vous vous arrêtez pour boire correctement, soit vous prenez votre valise à roulettes ! Enfin les bénévoles sont tout simplement adorables et plutôt efficaces. Tu me diras, avec 45 coureurs sur la route, manquerait plus qu’ils soient débordés ! Les km défilent plutôt vite, je ne parle presque pas (c’est une légende urbaine que je parle quand je cours, je parle quand je marche !) et Nicolas trotte tranquillement devant moi. Il se retourne régulièrement pour voir si tout va bien, me propose de temps en temps de prendre des photos, me commente le paysage qui franchement n’a pas vraiment besoin d’être commenté mais son sourire est contagieux et je ne vois pas passer le temps. Nous sommes sur la route qui n’est pas coupée à la circulation et régulièrement nous sommes doublés par des convois de véhicules guidés par la police nationale. 15° km : nous quittons la route principale pour nous diriger vers la vraie campagne et c’est là que mes malheurs commencent. Il fait chaud, les montées n’arrêtent pas et les descentes vertigineuses ne me permettent pas de me lâcher tellement j’ai peur de tomber. Je vois à mon temps que je tiens toujours le rythme mais que cela ne va pas durer. Je lâche Nicolas comme convenu au 20° et là, ça y est je suis seule… Mais quand je dis seule, c’est vraiment seule. Je vous jure que c’est stressant parce que vous vous dites que vous allez peut être vous perdre, qu’un chien errant va peut être surgir de nulle part (il y en a pleins partout) et vous dévorer toute crue sans que personne ne s’en aperçoive. Je change ma playlist et je bascule sur des podcast que j’ai téléchargés en France avant de partir. Allons-y pour la revue de « presque » de Canteloup. Le principal sujet des blagues de l’humoriste tourne autour de la tempête qui vient de sévir en Gironde. Je sais ce n’est plus d’actualité mais ça m’occupe l’esprit pendant plusieurs km. J’aurais du me méfier d’ailleurs parce qu’au 30° km ici aussi la tempête se lève. Eh oui je vois enfin le pacifique mais ici qui dit pacifique dit vent violent !!! C’est bien simple je vais perdre l’équilibre lors d’une bourrasque plus violente que les autres !

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Eh oh du bateau, y a quelqu’un ?

Pour compléter le tableau, il faut que je me rende à l’évidence : le 2° semi n’est absolument pas plus facile que le premier… Il y a toujours ces foutues grimpettes que de toute façon je marche puisque je vais plus vite en marchant qu’en courant tellement les vents sont violents et elles sont suivies de descentes qui seraient très plus sympa à faire en luge qu’en courant. D’ailleurs je ne suis pas la seule à souffrir. Je remonte de plus en plus de coureurs ayant, comme moi, démissionné. Nous marchons en cœur, reprenant notre course dès que les éléments nous laissent un peu de répit. Je vais avoir le temps d’assister à quelque chose d’assez surréaliste pendant un marathon puisqu’il y a tout un groupe sur la plage que je longe et je réalise tout d’un coup qu’il s’agit d’un baptême d’adultes. Ils sont là sur la plage habillés de blanc, prêt à rentrer dans l’eau sous le regard de toute leur famille réunie. Du coup je m’arrête et je prends une photo. Je ne suis plus à 2 sec de toute façon. Les km ne défilent plus, mais bon je sais que je vais finir de toute façon je n’ai pas le choix. 38° km, encore une descente vertigineuse. Là franchement je me lâche, je veux tellement finir et courir à une vitesse normale que j’oublie ma prudence. Et zou je suis partie ! Je ne sais pas combien de mètres elle fait exactement mais j’ai au moins descendu 1km comme ça, sans réfléchir avec « viva la vida » de Coldplay à fond les ballons dans les écouteurs. Je sais que j’arrive enfin en ville et que la course arrive à sa fin. Il est temps parce qu’en plus de la fatigue la circulation est très importante en ce dimanche et je n’en peux plus de sentir les bus me frôler à une vitesse folle. Enfin c’est peut être moi qui ne vais pas très vite…

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Oh cool un ravito !

En bas de la descente j’aperçois Mark qui m’attend comme convenu pour finir. Il a l’air assez surpris de voir une furie déboulée comme ça et il prend le train en route puisque de toute façon je ne peux pas m’arrêter tout de suite ! Et nous voilà parti pour les 3 km. Il est sidéré de voir qu’on nous lâche dans la circulation tout sauf calme. Il n’y a de toute façon pas de trottoir… Le vent est toujours là et je perds dans un moment d’inattention ma casquette. Il veut aller la récupérer mais je lui crie que ce n’est pas grave, on continue. J’en trouverai une autre en France. Hors de question pour moi de faire demi-tour avec les voitures qui arrivent. Tout d’un coup un 4×4 s’arrête à ma hauteur et le conducteur me tend ma casquette ! Il a pris le risque de s’arrêter pour ça… J’en suis sidérée je dois l’avouer. Tellement sidérée d’ailleurs que je ne vois pas le gros caillou devant moi et que je me tords la cheville gauche dessus, celle que mon accident de moto a fragilisée… Dans le genre pour vous réveiller je ne connais pas mieux ! Il ne reste que 2 km, alors je sers les dents et vamos ! 1km avant l’arrivée la police nationale nous fait quitter la route principale pour emprunter la route parallèle plus calme. J’aperçois enfin l’arrivée, Mark me demande si je veux finir par un sprint, apparemment mon regard suffira à lui faire comprendre que franchement là l’esbroufe ce sera pour un autre jour. Il me quitte pour aller prendre des photos et j’arrive enfin. Surprise, le journaliste est sur le podium, micro à la main et j’ai le droit à un accueil comment dire digne de Paula Radcliffe !!! Le public m’acclame comme une star et je finis sous les flashs des photographes présents. Surréaliste !!!

Ce n’est pas fini, il m’appelle, me fait monter sur le podium, moi qui ne veut qu’une seule chose : boire de l’eau. J’ai le droit à une interview en direct pour la télé locale et je tente de m’exprimer dans un mélange quelque peu original d’anglais, espagnol mélangé de français. Je ne sais plus ce que j’ai dit mais je sais que j’ai vu Mark totalement hilare dans la foule. J’arrive quand même à remercier Nicolas en espagnol s’il vous plait qui a fini juste devant moi finalement et que j’ai juste eu le temps d’embrasser avec de rejoindre les feux des projecteurs. Ce n’est pas fini pour autant parce qu’à peine le pied par terre que je suis entourée d’enfants et même d’adultes qui veulent une photo ou un autographe… Je suis super gênée mais finalement tellement amusée par la situation que je joue le jeu à fond. Il va me falloir plus d’une demi heure pour réussir à quitter la zone d’arrivée pour pouvoir boire enfin ce foutu verre d’eau.

photo arrivée Puerto Montt

Un des moments les plus surréalistes de ma vie…

Et voilà, 4° marathon de mon périple… Pour la petite histoire, ce marathon fut le dernier organisé par la ville pour le moment. Ce qui est le plus fou c’est que maintenant il me faut remonter à Los Angeles pour récupérer mon vol pour Paris, rentrer chez moi, faire les lessives pour repartir quelques jours après pour l’Argentine et Ushuaia… qui doit être à 2h de vol de là où je suis mais passer 80 jours loin de mes enfants était bien entendu totalement inenvisageable. C’est une vraie thérapie pour moi… Réaliser un truc sportif de dingue pour une fille qui n’aime pas le sport et faire le tour du monde en avion pour une fille qui est flippée rien qu’à l’idée de monter dans un coucou qui vole… Pourquoi je ne suis pas allée chez le psy plutôt ?