J’ai vu : une merveilleuse histoire du temps de James Marsh

Rien à voir avec la course à pied même si l’on peut y voir, si vraiment on est totalement obsédé dans la vie de cet homme un véritable ultra, avec ses hauts, des bas, ses combats contre les autres et soi- même. Mais bon franchement ça ne vaut que pour les obsédés !

Synopsis :

 1963, en Angleterre, Stephen, brillant étudiant en Cosmologie à l’Université de Cambridge, entend bien donner une réponse simple et efficace au mystère de la création de l’univers. De nouveaux horizons s’ouvrent quand il tombe amoureux d’une étudiante en littérature, Jane Wilde. Mais le jeune homme, alors dans la fleur de l’âge, se heurte à un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire plus connue sous le nom de maladie de Charcot va s’attaquer à ses membres, sa motricité, et son élocution, et finira par le tuer en l’espace de deux ans.

 Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution de Jane, qu’il épouse contre toute attente, ils entament tous les deux un nouveau combat afin de repousser l’inéluctable. Jane l’encourage à terminer son doctorat, et alors qu’ils commencent une vie de famille, Stephen, doctorat en poche va s’attaquer aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps.

Alors que son corps se dégrade, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique. Ensemble, ils vont révolutionner le monde de la médecine et de la science, pour aller au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer : le vingt et unième siècle.

Bande annonce ici

Tout un programme me direz-vous ! Je ne vais pas vous mentir, je n’ai jamais lu le fameux livre de Stephen et franchement même après avoir vu le film je n’ai toujours pas envie de le lire… ça viendra peut-être mais bon la physique quantique et moi-même n’avons jamais entretenu une folle passion. Tout l’intérêt de ce film repose avant tout sur l’histoire d’un homme et d’une femme qui vont vivre une aventure incroyable qui ne se finit pas comme je l’avais prévu hélas. Je vous laisse aller voir wikipédia si vous voulez savoir de quoi je parle, pour les autres, promis je ne vais pas vous spoiler la fin, ce serait méchant et pas mon genre. Ce film repose surtout sur l’interprétation totalement incroyable du jeune Eddie Redmayne. Pas un festival où le film est présenté sans qu’il ne reparte avec un prix d’interprétation et les oscars ont l’air de lui tendre les bras. Venant du théâtre britannique, il donne vie à cet homme que la maladie de Charcot transforme, déforme sans jamais à aucun moment tomber dans le pathos ou la caricature. Il ne joue pas, il « est » et c’est tout simplement stupéfiant. On dira ce qu’on voudra mais les anglais savent y faire à ce jeu-là. Il est dans la droite ligne d’un de mes acteurs préférés, David Day Levis. Ce que j’ai vraiment apprécié dans cette réalisation c’est qu’on ne cherche pas non plus à coller absolument à la réalité. L’actrice qui joue sa femme n’est pas grimée avec les années qui passent, seul le changement de coiffure permet de voir que nous avançons dans le temps et les enfants qui grandissent. Lui faire de fausses rides n’aurait rien apporté à mon avis.

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Je n’ai pas pleuré (alors que j’ai la larme facile), j’ai forcément eu le cœur qui se serre un peu mais vraiment vous sortez de ce film le sourire aux lèvres en vous disant qu’il faut déjà arrêter de se plaindre. Mais elle soulève aussi la question de la place des handicapés dans notre société et on ne peut pas s’empêcher de se poser les questions qui fâchent : et s’il n’avait pas eu la chance incroyable d’avoir trouvé juste avant le diagnostic une jeune fille tout juste sortie de l’adolescence qui décide de tout sacrifier, avenir, carrière pour se consacrer uniquement à lui et à son confort ? Et s’il n’avait pas eu ce génie détecté lui aussi avant le diagnostic ? Et s’il avait juste été un homme normal avec des moyens financiers normaux ? Ah oui j’oubliais, si vous vous attendez à un cours de physique quantique pour tout comprendre sur la création du monde, le big bang et tout le tintouin, passez votre chemin ! Ce n’est pas son livre à lui qui est porté à l’écran mais son livre à elle, le livre de sa femme et mère de ses 3 enfants. Mon ado s’est jeté sur son portable et sur google pour avoir les réponses aux questions que le film pose sans y répondre.  Je préfère vous prévenir.

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ok cette scène là j’ai peut être un peu pleuré quand même…

Donc un film à voir en famille sans aucune hésitation, enfin ce n’est pas un Disney mais des ados y trouveront leur compte et cela entrainera débats agités à la maison si vous en avez deux comme les miens !