Article publié en janvier 2021, mis à jour en octobre 2026.
C’est la pièce du dressing sportif qui reste l’apanage des femmes. Et même si un certain scientifique a démontré, il y a une dizaine d’années, qu’on pouvait s’en passer, nous sommes encore des centaines de milliers à ne pas être convaincues par le mouvement « free bra » dès qu’il s’agit de faire du sport, avant tout pour des questions de confort. Comment choisir sa brassière en évitant de se tromper ? Voici mes petits conseils de fille qui court avec un 90C 😉.
💡 Fun fact : En 2013, le professeur Jean-Denis Rouillon (université de Franche-Comté) a fait grand bruit en affirmant, après une longue étude, que le soutien-gorge ne serait pas indispensable au maintien de la poitrine, voire contre-productif. De quoi lancer le débat « no bra » ! Mais attention : il s’agissait d’une étude préliminaire, et pour courir, le confort et le maintien restent une tout autre histoire.
Oui je sais, il y a des brassières de sport mais aussi des soutiens-gorge de sport ! Partons du principe que mes recommandations valent pour les deux modèles, ce sera plus simple et moins long à écrire à chaque fois 😉
1. Le confort avant tout ! 🤗
Qui dit confort, dit avant tout essayage avant achat ! C’est pour moi la première recommandation absolue. Si on peut se contenter d’un achat en ligne lorsqu’on a trouvé sa marque préférée, acheter à l’aveugle sa première brassière sur un site, en se basant uniquement sur les recommandations des copines, relève pour moi de l’hérésie totale. Nous avons toutes des poitrines différentes, c’est bien ce qui en fait tout leur charme d’ailleurs. Ce qui convient à l’une ne conviendra pas à l’autre. Certaines apprécient les bretelles très larges, d’autres non… Certaines ne jurent que par la brassière, d’autres préfèrent rester sur notre bon vieux soutien-gorge. Il faut prendre le temps de trouver chaussure à son pied, ou plutôt soutif à ses seins. Attention, le taillant diffère parfois de celui du soutien-gorge de ville, et d’une marque à l’autre !
2. La matière fait tout ! 🧵
Ce n’est pas très glamour à écrire, mais oui, on transpire bien des seins… On privilégie donc des matières transpirantes conçues pour le sport, avec de l’élasthanne pour un maximum d’extensibilité et de confort. On fait aussi attention, si on prend l’option soutien-gorge, à la composition de toutes les pièces comme les fermoirs, les glissoirs ou les anneaux, qui doivent être bien protégés.
3. À chaque sport, sa brassière 🏋️♀️
… et pis c’est tout !
Je sais, à une époque où on nous recommande de ne pas trop consommer, c’est assez culotté… Mais ce que je veux dire avec cette phrase, c’est que non, une jolie brassière en coton ultra confortable que vous utilisez pour le yoga ne fera pas l’affaire pour le running. En revanche, la réciproque n’est pas vraie ! Donc si vous pratiquez plusieurs sports, il vaut mieux privilégier un achat transversal qui pourra vous accompagner dans toutes vos activités. Il y a des niveaux de maintien différents, souvent très clairement identifiés. Servez-vous-en pour faire votre premier choix, c’est très pratique. Pour vous donner une idée, j’avoue qu’à titre personnel, je reste sur un niveau 4 (soutien maximal) et je fais un 90C. Au-delà, je trouve que c’est un peu trop, mais c’est très perso comme choix, d’où ma première recommandation : on essaie et on choisit en fonction de soi !

4. Devant, derrière… 🔀
votre choix à vous !
Il existe différents systèmes de fermeture : classique à l’arrière comme un soutien-gorge de ville, à enfiler par la tête comme un t-shirt pour les brassières, ou à l’avant avec une fermeture éclair, souvent le modèle de prédilection pour les poitrines un peu fortes. Là encore, chacune fait comme elle veut. Un conseil : si vous choisissez la fermeture à l’avant, veillez à vérifier qu’elle est bien protégée par un retour de tissu très large, pour éviter qu’elle bouge et finisse par attaquer la peau. Je parle en connaissance de cause : j’ai fini un marathon en « free bra » à cause de ça, justement 😉, j’ai passé la ligne d’arrivée avec mon soutif accroché à ma ceinture de ravito ! Depuis, je suis totalement brassière, et si je me retrouve à devoir tester des soutiens-gorge dans mon travail, je les ferme et je les enfile par la tête quand même, tellement j’ai pris l’habitude.
5. Une brassière, c’est comme des chaussures : ça se change ! 👟
Cette recommandation est valable pour les chaussures, mais aussi pour les soutiens-gorge. Évidemment, là aussi, l’usure dépendra bien entendu de l’usage que vous en faites, et surtout de l’entretien. Si comme moi tout passe à la machine (absolument pas à froid) puis au sèche-linge, il ne faut pas vous étonner que les élastiques finissent par faire un peu la tronche, mais j’aime que ce soit ultra propre. Une brassière utilisée régulièrement, soit 2 à 3 fois par semaine, se change normalement tous les 6 mois. L’idéal est donc d’en avoir deux et de les changer tous les ans.
Mon choix perso 🧡
Vous l’aurez compris, je suis donc team brassière 😉. Pendant des années, j’ai eu une brassière fétiche qui m’a accompagnée sur tous mes ultras : aucune couture problématique sous un sac super lourd, et une matière si légère qu’elle se lavait dans un verre d’eau et séchait en deux secondes dans le vent du désert. Hélas, la marque a depuis disparu… l’occasion de repartir à la chasse aux nouvelles pépites !
Et des pépites, j’en ai testé ! Je vous ai même consacré deux articles pour vous aider à choisir : mes 3 brassières à l’essai chez Anita, Lululemon et Nike, et mon coup de cœur plus récent, la brassière FeelFree de Compressport, sans couture et pensée pour le running.
Et si vous êtes plutôt fidèle à une marque, j’ai aussi un comparatif dédié : mon top 3 des brassières Nike selon le niveau de maintien.
Mon conseil n’a pas changé depuis le début : essayez, comparez, et gardez celle avec laquelle vous vous sentez le mieux. C’est vous, la meilleure juge !