Voyager seule quand on est une femme ? On me pose la question à chaque retour de voyage, souvent avec des yeux ronds. « Mais tu n’as pas peur ? » Alors non, je n’ai pas peur. Enfin si, parfois, comme tout le monde ! Mais avec les années et les kilomètres, j’ai développé mes petites stratégies, celles qui transforment le voyage solo en pur bonheur plutôt qu’en source de stress. Aujourd’hui, je vous livre mes 5 tips testés et approuvés sur le terrain. Et mon dernier truc en + risque de sacrément te surprendre…
1. Je fais confiance à mon instinct 🧭
C’est LE conseil numéro un, celui qui englobe tous les autres. Cette petite voix intérieure qui vous souffle que quelque chose cloche ? Écoutez-la. Toujours. Une rue qui ne vous inspire pas, une personne un peu trop insistante, un hébergement qui ne ressemble pas aux photos : on change de plan, point. Sans se justifier, sans culpabiliser, sans se dire qu’on exagère.
Notre instinct est un radar affûté par des années d’expérience. En voyage, il devient votre meilleur compagnon de route. Et bonne nouvelle : plus on voyage seule, plus il s’affine ! 💪
Mon truc en + : sincèrement les filles, je ne sais pas comment vous faites pour louer des Airbnb seules… C’est vraiment ça, ma limite. Je préfère un petit hôtel pas cher mais avec une vraie réception et des chambres standard, quitte à payer un peu plus cher (ce qui n’est même plus valable aujourd’hui, vu l’augmentation des tarifs des locations d’appartements), pour être certaine d’avoir un humain en face de moi et surtout de pouvoir contrôler l’existence du lieu où je vais résider. Peu de chance que l’Ibis Budget soit une fausse annonce. Après, il est vrai que je suis généralement en itinérance, donc jamais plus de 2 ou 3 nuits grand max au même endroit, cela joue forcément un peu.
2. Je voyage léger, vraiment léger 🎒
Un seul bagage, que je porte seule, sans aide et sans galère. C’est ma règle d’or ! Parce qu’un bagage léger, c’est bien plus qu’une question de confort : c’est de l’autonomie pure. Monter quatre étages sans ascenseur, courir après un train, changer d’hôtel sur un coup de tête, traverser une ville à pied… Tout devient possible quand on n’est pas encombrée. Et puis soyons honnêtes : on porte toujours les mêmes trois tenues de toute façon (avouez, vous aussi) ! 😉

Mon truc en + : et je fais comment quand je pars longtemps ? Eh bien pareil… mais je trouve des solutions de laverie pour continuer à voyager léger. Au moment où je vous écris, je suis partie 3 semaines de la maison, enchaînant un séjour pro avec tenues de course à pied et 15 jours de vacances. Il faut dire qu’en Thaïlande, ce ne sont pas les services de laverie qui manquent… 40 bahts le kilo de linge et en plus je n’ai rien à faire ! Je suis aussi une grande habituée des laveries américaines. Et comble de bonheur, je suis sûre d’avoir mes petites culottes à l’arrivée… Autre avantage certain, pour le porte-monnaie… Cela limite les risques de dépenses en souvenirs en tout genre qui finiront dans un coin ou dans le fond d’un tiroir. Je fais des achats mais ils sont ultra raisonnés et réfléchis du coup.
3. J’arrive toujours de jour ☀️
Découvrir un quartier inconnu à 23 heures, valise à la main, en cherchant son hébergement dans des rues désertes ? Très peu pour moi. Je planifie systématiquement mes arrivées en journée. À la lumière, on repère tout : le chemin depuis la gare, la boulangerie du coin, l’ambiance du quartier, les visages. Ce premier repérage en plein jour change tout. Le soir venu, on se déplace déjà en terrain connu, avec ses marques. Un petit ajustement d’horaires qui offre une immense tranquillité d’esprit. 🌅
Mon truc en + : alors ça, c’est la théorie, mais parfois ce n’est pas possible, pour des horaires d’avion ou de train évidemment. Dans ce cas, surtout si je suis dans un pays dont je ne parle pas la langue, j’organise mon arrivée en amont en réservant un transport jusqu’à mon hôtel, que je paye en ligne avant même de grimper à l’arrière du véhicule. Cela a un avantage certain : aucun échange d’argent n’est prévu, pas besoin de faire du change en pleine nuit… et la certitude que le chauffeur n’essaiera pas de négocier un tarif prohibitif. Alors certes, là encore, cela a un coût, mais croyez-moi, ma vie vaut plus à mes yeux que 50 €, donc je suis prête à le payer. N’hésitez pas d’ailleurs à contacter la réception de votre hôtel : j’ai même très souvent des compagnies recommandées par eux, et ils s’occupent de tout.
4. Je mange seule sans complexe 🍜
Ah, la fameuse angoisse de la table pour une ! Je vais vous dire un secret : manger seule en voyage, c’est un vrai plaisir. Le comptoir d’un petit resto, un stand de street food, un banc de marché couvert : c’est souvent là que se cachent les meilleures adresses. Et en solo, on observe, on écoute, on savoure vraiment.
Bonus non négligeable : une personne seule se glisse partout, même dans les restos bondés qui refusent les groupes. La table du comptoir, c’est la meilleure place du spectacle ! 🍽️
Mon truc en + : aux US, les bars sont légion et, à chaque fois, je fais des rencontres, c’est vraiment top parce que ce sont souvent des locaux qui ont ensuite plein de bonnes adresses à vous recommander. Si vraiment je ne veux pas être seule, je prends à emporter et je m’offre un « tête-à-tête » avec ma série préférée, sans culpabiliser une seule seconde.
5. Le mensonge utile et les bonnes interlocutrices 💬
Celui-là, c’est mon combo gagnant. D’abord, le mensonge utile : quelques petites phrases toutes prêtes qui coupent court aux conversations trop insistantes. « On m’attend », « je rejoins mon mari », « des amis m’attendent à l’hôtel ». Pas besoin que ce soit vrai, il faut juste que ce soit dit avec assurance. Efficacité redoutable garantie. Ensuite, le réflexe complémentaire : quand j’ai besoin d’un renseignement, d’un chemin ou d’un bon plan, je m’adresse en priorité aux femmes. Commerçantes, mamans, hôtesses de guesthouse : bienveillance quasi systématique, conseils avisés, et souvent les meilleures adresses de la ville en prime. Entre voyageuses et locales, la solidarité féminine fonctionne à merveille, partout dans le monde. 🤝

Mon truc en + : alors là, je sais, je vais peut-être vous surprendre, mais s’il y a bien un moment où je porte une croix vraiment visible, c’est lorsque je voyage seule, et ça, quelle que soit la religion du pays en question. Pour dire les choses encore plus clairement, je la porte surtout lorsque je voyage dans des pays musulmans pratiquants, comme à Oman par exemple. Contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre, évidemment que cela n’est pas interdit !!! Et même mieux : le fait de la porter me classe dans une catégorie de personnes qu’on ne « touche » pas. J’ai eu des échanges absolument passionnants, en mode « tu m’expliques ta religion, je t’explique la mienne », grâce à elle. Bon, ok, je dois parfois plonger dans mes vieux souvenirs de catéchisme, de l’époque où j’étais chez les jésuites, mais sincèrement, cette croix (qui en réalité est ma croix de « fiançaille », une croix de Savoie que je trouvais jolie pour le jour J acheté chez Joly Pottus, les megèvans qui passeraient par là doivent voir de quoi je parle. J’avais lu quelque part que la tradition savoyarde était d’offrir une croix plutôt qu’une bague et moi j’aime bien les traditions) m’a clairement ouvert beaucoup plus de portes qu’elle ne m’en a fermé, et surtout, à plusieurs reprises, a clairement changé la donne.
Le mot de la fin 💛
Voyager seule, ce n’est ni de l’inconscience ni du courage surhumain : c’est une pratique qui s’apprend, avec ses réflexes et ses petites astuces. Et croyez-moi, la liberté qu’on y gagne vaut largement les quelques précautions à prendre !
Et vous, quels sont vos tips de voyageuse solo ? Racontez-moi tout en commentaire ! 👇

