Librairie : j’ai lu « Kilomètre 360 » d’Albert Meige… et j’ai adoré !

la théorie

Que se passe-t-il dans la tête de l’homme qui court depuis cinq jours, 360 kilomètres, 26 000 mètres de dénivelée ? Comment sont ses fibres, ses tendons ? Que perçoivent ses neurones de la réalité, du temps ? Albert Meige démêle les fils de ses souvenirs pour raconter ce voyage extraordinaire et le chemin qui l’y a conduit, livrant ses conseils utiles pour les coureurs ayant envie d’aller voir au-delà de leurs limites : nutrition, mental, navigation, équipement…
Entrepreneur et passionné d’ultra-endurance en montagne, il explore dans Kilomètre 360 les limites du corps et les frontières de l’esprit.
Préface d’Aurélien Bellanger

Mon avis

C’est mon gros coup de coeur littéraire de ce printemps ! Peut être est-ce du au fait que cette course me parle plus que les autres, même si je ne l’ai jamais faite (j’ai pris le départ du 100 et suite à une grosse frayeur cardio, j’ai tiré le rideau sur les ultras en montagne. Aujourd’hui j’assiste, je ne cours plus 😉). Mais les noms des villages, certaines bases de vie je les ai vues en vrai au côté de Sébastien Raichon. Ces bénévoles incroyables dont Albert parle dans son ouvrage, j’ai croisé leurs visages, certains m’ont nourrie aussi, m’ont accueillie, m’ont permis de laver les chaussettes sales de mon « assisté »… Alors oui forcément j’y retrouve beaucoup de choses connues.

Mais même sans ça, ce qui m’a le plus frappée en lisant ce livre, c’est que pour la première fois, je me retrouve dans ce texte, je retrouve vraiment ce que j’ai aimé profondément dans l’ultra trail, ce qui m’a fait plonger plusieurs années dans cet univers, et ça c’est suffisant rare pour que je prenne le temps d’écrire ce petit texte. Même si je suis à des années lumière de la vie incroyable qu’il a pu vivre avec son épouse et ses filles, même si c’est un homme et que je suis une femme, ce qu’il décrit, ces ambiances, ses sensations, ces choix parfois cruels qu’il faut faire comme abandonner un coureur trop lent (mais pas blessé hein ? on n’est pas des monstres !)… Tout ça me parle tellement, parce que ce coureur trop lent je l’ai été également et jamais je n’en ai voulu aux autres de continuer à avancer. Ce sont bien de petits détails, de petites anecdotes qui me parlent tellement… Ce que j’apprécie par dessus tout c’est que jamais il n’en rajoute, c’est brut, cru parfois mais réel avant tout. J’ai tellement lu des récits de personnes qui soit en rajoutaient un max sur le côté « non préparé » mais « tout est bien qui finit bien parce que j’ai un mental en béton armé » qu’il est agréable d’enfin lire l’histoire d’un amateur peut être mais qui réellement sa place sur ce type de format parce que son mental il l’a construit au cours d’aventures absolument dingues, tellement plus dingues que ce 360 d’ailleurs. Et que dire de son épouse ??? Tellement hâte qu’elle écrive son livre elle aussi !!!

Tout ce que je peux dire en conclusion c’est que ce livre a soufflé sur les braises de mon esprit d’ultra, et qu’une petite flamme s’est rallumée… Je ne sais pas encore si je vais continuer à souffler dessus pour qu’elle redevienne une véritable flambée mais à défaut de reprendre un dossard un jour ou tout simplement de me lancer dans un ultra off, ce livre m’a fait du bien à l’âme, du bien à mon âme d’ultra traileuse frustrée de n’avoir pas pu dire au revoir à la discipline qui m’a définitivement changée de la façon que je le souhaitais. Alors rien que pour ça, merci Albert !

Prix : 22€ – Kilomètre 360 – Editions Guérin

PS : la préface d’Aurélien est un monument elle aussi !!!

Le compte insta d’Albert Meige est ici.