Run, Fit & Fun

J’ai lu pour vous : « Tout ce que je voulais, c’était courir » d’Anaïs Quemener

Je sais j’arrive après tout le monde mais cela fait des semaines que je dois vous parler du livre d’Anaïs Quemener « Tout ce que je voulais, c’était courir » et enfin j’ai quelques minutes devant moi pour le faire !

Je ne suis pas là pour vous convaincre de lire « Tout ce que je voulais, c’était courir », le livre est un succès monstre en librairie, dans la lignée de la collection amorcée avec le récit de Mathieu Blanchard publié l’année dernière et qui a été moult fois réédité (il est d’ailleurs en format poche maintenant, plus accessible financièrement si vous ne l’avez pas encore lu). Autre point commun, la plume qui est derrière ces livres à savoir Franck Berteau dont on reconnait très vite la plume. On retrouve le style journalistique qui rend l’ensemble super fluide à lire. C’est loin d’être un détail parce que cela rend là encore le livre accessible à tous ceux qui m’aimeraient pas trop lire.

Je ne vais pas avoir l’audace de vous résumer la vie d’Anaïs, je pense que tous vous la connaissez. Mais même moi qui justement pensais connaître beaucoup de choses sur son parcours j’ai appris ou plutôt eu la réponse à des questions que je n’avais jamais osé lui poser qui relevait de sa vie privée. Pour avoir suivi plusieurs posts suite à des passages télé d’Anaïs, qui il faut bien le dire est passé partout, ce qui est tellement rare pour une championne française de course à pied, je voulais juste aller plus loin sur un sujet que je connais un peu pour y avoir été confrontée.

@margauxlemap – Salomon

Le récit d’une vie confrontée à la maladie

Lorsque je travaillais à la Ligue contre le Cancer, nous étions en plein phénomène Lance Amstrong (pas la peine de commenter sur son dopage, ce n’est pas le sujet de ma remarque) que l’association comme beaucoup d’ailleurs mettaient en avant en mode « survivor » de son cancer. Nous avions deux réactions possibles : les malades que son témoignage encourageaient à accepter leur maladie et les malades qui, furieux, nous écrivaient (ou me téléphonaient…) en mode « nan mais vous êtes sérieux ? Je sors de chimio, ça fait 48h que je vomis mes tripes et mon entourage à cause de vos conneries me dit que je devrais arrêter de m’écouter et aller pédaler ». Et ce débat je l’ai retrouvé sur insta…

Tout ce que je peux dire c’est que ce livre va un peu plus loin que les raccourcis des plateaux télé où tu as 3 min maximum pour résumer ta vie et que tu réalises que ce fut un peu plus compliqué que ça et qu’Anaïs aussi a vécu des hauts et des bas. Il ne faut aussi jamais perdre de vue d’où elle venait… Elle n’est pas devenue une championne pendant sa maladie, elle l’était avant, elle a réussi à l’être pendant et elle continue de l’être après, mais c’est finalement ce que l’on retrouve parfois chez des champions qui accidentés dejouent tous les pronostics qui les condamnaient parfois à ne jamais pouvoir recourir un jour ou remonter sur un vélo. Chacun fait comme il peut (ou comme il veut d’ailleurs) avec son passif, son vécu, et il ne faut jamais juger un malade mais être à ses côtés pour l’accompagner. Oui c’est prouvé qu’une activité sportive permet de mieux encaisser les soins, de limiter les risques de récidive mais personne n’a dit qu’il fallait pour ça courir un marathon ! Aller marcher, prendre l’air, c’est déjà énorme.

Dernier point hyper important que ce livre nous apprend : si vous avez un doute, si vous sentez que quelque chose ne va pas, vous ne lâchez rien, vous changez de médecin jusqu’à ce que vous trouviez quelqu’un qui vous écoute ! Je l’ai vécu dernièrement et je me félicite chaque jour de n’avoir rien lâché parce que mon instinct était le bon.

Bref tout ça pour dire qu’évidemment, il faut lire le livre d’Anaïs si ce n’est pas déjà fait !

Prix : 20€ à retrouver dans toutes les bonnes librairies ou sur le site de la FNAC là ou chez Cultura ici ou à commander sur ma boutique Amazon ici

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