Run : Brooks Hyperion Tempo, les « presque » parfaites ! (test)

Pas de faux suspense inutile, le « presque » est juste relatif au drop de 8mm loin de mes standards habituels. 4mm en moins et la perfection était atteinte sans aucun souci 🙂 On ne va donc pas épiloguer là-dessus. Il en va du drop comme des goûts, il en faut pour tout le monde.

Test réalisé par Fred Brossard

La théorie

La Brooks Hyperion Tempo est une chaussure… infusée à l’azote. Diable ! késaco ? Je pourrais, mais je risque de vous ennuyer, vous parler chimie et évoquer les mousses super critiques pendant des heures, encore que ma spécialité ce sont plutôt les maths. Retenez simplement que, lors du process de fabrication, de l’azote est injectée dans la mousse composant la semelle intermédiaire ce qui permet 1) de l’alléger 2) de lui conférer des propriétés de retour d’énergie supérieures 3) de la rendre plus durable… C’est la théorie.

La pratique

Et bien, figurez-vous que notre azote (rappel : il y en a plein dans l’air et ça ne contribue pas au réchauffement climatique, donc inutile d’aller manifester devant le siège social de Brooks) rend vraiment la chaussure plus légère, plus efficace et plus durable, ce que j’ai dûment vérifié (600 km tout de même, ce n’est pas rien pour un test).

L’amorti est exactement tel que je l’aime : pas du tout moelleux, très sec mais diablement efficace. On ne s’attarde pas tranquillos à l’impact, bien au contraire, on est porté vers l’avant, ce qui rend la foulée particulièrement efficace et augmente le plaisir de courir. Le tout, sans dégrader le confort. Certains pourraient trouver que ça « tape » un peu mais cette impression est juste due au matériau composant la partie externe de la semelle.

Je reviens deux secondes sur le drop (vous savez qu’au-delà de 4 je meurs… en général). Le dessin très pertinent de la semelle avec ses lignes de flexion judicieusement placées, permet de conserver une « foulée naturelle midfoot » sans trop de poser de questions, ce que j’ai vraiment apprécié, malgré la hauteur du talon. La chaussure laisse pas mal de degrés de liberté au pied.

Le confort du chaussant est parfait. Les lacets « à picots » assurent un serrage idoine et ne bougent pas d’un femtomètre pendant les entraînements (enfin un lacet intelligent !). Bien qu’un peu étroit a priori, le chaussant est suffisamment souple pour que le pied ne soit pas engoncé et les orteils écrasés comme dans nombre de modèles. La matière qui compose le mesh est agréable, elle évacue bien la chaleur et est relativement efficace face à la pluie. La « taille basse » libère bien la cheville.

L’Hyperion Tempo est très stable et très réactive sur des successions de virages, même lorsque la chaussée n’est pas un billard (oups ! J’ai omis de dire que c’était une routière, même si 1) vous l’aviez deviné 2) on peut l’utiliser sur sentiers, si tant est que le sol soit sec). Elle est très efficace sur les relances. De fait, c’est une chaussure qui incite à courir à une allure soutenue, c’est quasiment automatique, même quand on commence tranquille. Ca tombe bien, c’est pour cela qu’elle a été conçue ! Les entraînements rapides et les courses du même acabit.

Je ne suis pas un fan inconditionnel de Brooks, surtout depuis que la marque a abandonné sa gamme minimaliste, dont les modèles phare ne m’inspirent pas mais cette Hyperion Tempo qui sort complètement du lot des Glycerin and Co m’a vraiment enthousiasmé à tel point que j’ai un certain nombre de tests en attente. Sincèrement, je recommande vivement ce modèle.

Prix : 150€ pour les femmes en noir et rose flashy à retrouver icien rouge et beige à découvrir là / pour les hommes au même prix évidemment en noir et orange icien vert et bleu canard plutôt sympathique et original là.

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