Run : Altra TIMP 3, cette fois j’adhère !

Vous n’avez sans doute aucun souvenir de mon test de la TIMP 2. Grand fan d’Altra Running depuis sa création et de l’ensemble de ses modèles, en général, j’avais été assez déconcerté par la chaussure en question dont les caractéristiques s’éloignaient, selon moi, un peu trop de l’ADN de la marque. Hormis le zéro drop, je ne retrouvais ni le vrai foot shape avec une toebox large, ni la souplesse habituelle de la semelle et de fait, je notais même l’existence d’un point dur très gênant en-dessous du coup de pied. Vous trouverez l’ensemble de mes récriminations de l’époque en cliquant ici 🙂

J’avoue que j’ai hésité un peu avant de tester la nouvelle version de la TIMP, car, s’il s’agissait d’un bis repetita, je ne voyais pas l’intérêt de … répéter les mêmes choses. Finalement, je me suis lancé et j’avoue d’emblée que, cette fois, j’adhère, globalement.

J’ai retrouvé, peu ou prou, ce que j’attends d’une Altra . Au risque (sic) de me répéter (pour la n-ième fois) : du zéro-drop (cela dit, on est loin d’une huarache avec 29 mm d’épaisseur de semelle, j’y reviendrai), un chaussant adapté à la forme du pied, surtout à l’avant, du confort et une semelle souple qui ne contraint pas le pied.

Malgré sa forme un peu incurvée vers l’intérieur, tout au moins en visuel, le chaussant de la TIMP 3 est nettement plus confortable que celui de la version précédente. Cette fois, mon pied n’est pas écrasé à l’avant et même si la chaussure n’est pas aussi souple qu’une Lone Peak (avouons-le) et pas de point dur à la noix sous l’avant du pied. Bref, j’ai eu l’impression d’être dans une Altra cette fois. Le laçage permet un réglage fin et donc de trouver une position du pied idoine qui ne se modifie pas au fur et à mesure des kilomètres (j’ai eu un peu peur des lacets plats – ma hantise – mais ils ne se défont pas tous seuls).

La TIMP 3 est une chaussure assez lourde (plus de 300 gr) typée « trail » sur chemins, ce qui justifie les 29 mm d’épaisseur de la semelle. Celle-ci est beaucoup plus flexible que sur la version précédente, ce que j’apprécie dans une chaussure de trail car j’ai besoin de « sentir » le terrain.

Comme vous pouvez le voir sur l’image, les lignes de flexion sont parfaitement cohérents avec la bio-mécanique du pied. J’aurais aimé, en plus, quand même, un peu plus de flexion dans l’axe longitudinal mais bon. Le cramponnage de cette semelle assure une excellente traction et je ne l’ai jamais mise en défaut sur les sentiers du Ventoux, même les jours de pluie.

J’ai également testé la chaussure sur route et ai été agréablement surpris de son comportement. Je n’ai pas pulvérisé mon record du 10 km (d’ailleurs, l’âge aidant, même avec dix plaques de carbone sous le pied, ce ne serait pas gagné 🙂 ) mais j’ai trouvé qu’elle passait bien. Ce qui la rend intéressante, là où je m’entraîne quand j’emprunte l’ancienne route qui reliait le Chalet Reynard à Malaucène (les sachants comprendront). Comme la marque vend le modèle comme un mixte terre-route, ce point est un plus.

L’amorti est efficace mais très sec. Vous ne sentez pas les aspérités des sentiers mais n’espérez pas de moelleux, ce n’est pas du tout la philosophie. On a donc une chaussure qui filtre bien mais qui est ultra-dynamique. Le maintien est parfait. Le tout rend la chaussure à la fois agréable et efficace. Il n’y a pas de technologie particulière pour doper l’impulsion mais comme la semelle autorise un déroulé parfait du pied, il n’y a pas de déperdition d’énergie.

A noter qu’il n’y a pas de pare-pierre à proprement parler ni de protection périphérique dense donc certains d’entre vous, jugeront le modèle uniquement adapté à la course-nature sur terre (ce pour quoi elle est proposée par la marque) et pas au trail en montagne. Personnellement, je ne l’ai testée qu’en montagne sur le Ventoux (désolé, pas de terre) et l’ai trouvée adaptée mais je suis léger et j’ai les chevilles, non pas qui enflent 🙂 , mais très souples à force de me manger du plateau de Freeman tous les matins donc j’avoue qu’une chaussure flexible me convient sur ce type de terrain.

Deux petites choses que j’ai moins appréciées : un petit souci de collage sur une bande du chaussant, pas bien dramatique, mais surtout la languette que je trouve un peu large et pas toujours facile à mettre en place parfaitement au laçage, il faut un peu d’expérience.

Autant la TIMP 2 ne m’avait pas enthousiasmé, autant la TIMP 3 me plait beaucoup plus et est de nature à ravir des coureurs qui ne connaissent pas la marque et ont envie de la découvrir sans trop « s’engager » au sens où ce modèle ne vous perturbera pas si vous êtes habitué(e)s à des chaussures classiques « à drop » et « à amorti ». Il n’y a pas vraiment de phase de transition à mettre en place. Elle peut convenir à des coureurs de tous poids. Les coureurs « lourds » la restreindront aux chemins et à la route pour des distances moyennes, les coureurs plus légers pourront l’emmener sur du court en montagne, ce que je fais.

Prix : 160 € – bon plan elles sont en promo sur IRun à 118€ pour le modèle homme noir et bleu ici et le modèle gris et argent là. Pas de panique le modèle femme est évidemment soldé lui aussi au même prix ici.

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