Test : Suunto Peak 9, elle a tout pour plaire !

Tout le monde le sait, je suis pas du tout la meilleure question test technologique mais j’avais très envie de pouvoir comparer la petite dernière de Suunto, la Peak 9 avec ma Vertix que j’ai adopté depuis le début de l’année.

La théorie

• Design nordique minimaliste, 37 % plus fin et 36 % plus léger que Suunto 9 Baro, dont la conception a déjà été primée
• Mesures du niveau d’oxygène sanguin pour aider l’utilisateur à déterminer son degré d’acclimatation à la haute altitude. (Suunto 9 Peak n’est pas un dispositif médical et n’est pas destiné à diagnostiquer ou surveiller un état médical.)
• Ajustement automatique de l’intensité du rétroéclairage en fonction de la luminosité ambiante
• Charge plus rapide : batterie chargée à 100 % en 1 heure
• Bracelet amélioré avec une nouvelle fermeture par bouton de col en métal
• Ajout d’un nouveau cadran qui affiche les indicateurs d’entraînement hebdomadaires et inspire de nouveaux programmes

Bon le souci c’est qu’entre le moment où j’ai reçu la fameuse montre et maintenant, elle est sold out partout… Du coup il faudra attendre si mon test vous donne envie de craquer !

La pratique

Premier argument en faveur de la Peak et je sais que c’est assez lamentable mais c’est vrai : elle est très belle ! Fine, super légère, j’ai en plus reçu en test le modèle titanium, autant dire qu’elle en jette. Bon parait que je peux la jeter par terre elle ne bouge pas mais c’est un test avec retour… Pas eu envie de me fâcher avec l’agence en la jetant sur un gros caillou pour vérifier l’info ! Elle est surtout parfaitement portable dans la vraie vie sans que ça fasse grosse montre de sportif, même si je sais que beaucoup adorent justement pouvoir affirmer en public leur statut grâce à un petit bijou de technologie porté fièrement au poignet. Pour dire les choses plus simplement, le temps du test on m’a quand même souvent demandé d’où venait ma nouvelle montre 😉.

Deuxième argument et là j’avoue c’est ce qui m’a donné envie de la tester, attention argument « so 2021 », elle est « non genré ». Je m’explique ! Très souvent les femmes ont un poignet plus fin que celui des hommes, et très souvent les marques proposent une catégorie « S », un format plus petit et plus confortable mais le souci c’est que nous perdons toujours quelque chose, et ce quelque chose c’est souvent de l’autonomie. Vous me direz « nan mais de toute façon les filles, vous n’avez pas besoin d’autant de temps pour courir, faut rentrer à la maison s’occuper du diner et des gamins », ce qui est hélas en plus souvent une réalité mais voilà, au 21ème siècle, le message n’est pas le bon. Là, on a une seule et même montre pour tout le monde et rien que pour ça, je tenais à saluer l’effort.

Autre point que j’ai beaucoup apprécié lors de la prise en main de la machine, puisque je ne suis pas du tout une Suunto addict, c’est que l’on reçoit un mail plutôt bien fait pour nous aider à commencer à s’en servir. Evidemment il n’y a pas toutes les options détaillées mais sincèrement je trouve l’idée super sympa.

Pour le reste me direz-vous ? Eh bien justement ce format petit et ultra confortable rend pas mal d’options vraiment utiles. Je fais partie de ceux qui n’arrivent pas à dormir avec une montre, donc tout le côté analyse du sommeil, oxygénation, je ne peux jamais l’utiliser. On retrouve tout ce qui fait la base même d’un GPS, je ne vais donc pas le détailler, la nouveauté qui est d’ailleurs d’actualité pour tous les autres marques, ce sont surtout toutes les données « santé » que l’on peut dorénavant collecter et analyser. L’idée est claire : vous offrir un coaching sur mesure au poignet. Reste toujours mon interrogation : est-ce que le coureur « lambda » sait réellement interprété le sens des données collectées ? J’ai toujours un doute. Mais pour celui ou celle qui a un coach, c’est un vrai plus qui permet d’adapter au mieux le plan d’entraînement à l’état physique réel du coaché et pas uniquement son ressenti.

Question charge là encore gros progrès, le système « express » fonctionne vraiment mais question autonomie, c’est là que pour moi le bât blesse je pense. Je m’explique ! Pour le Trail Verbier St Bernard, j’ai eu un souci, je suis partie à l’arrache à l’hôtel du départ en oubliant mon chargeur dans la voiture. Je suis donc partie avec une montre chargée précisément à 87%. Je l’ai mise en mode « rando », pour justement prendre une option un peu plus économe que l’option trail et j’ai reçu le message d’alerte me disant que j’étais à 5% à 12km de l’arrivée. Elle a pile poil fait ma course mais pas une minute de plus. Clairement, pour avoir tester ma Vertix dans des conditions semblables, la mienne a toujours plus d’autonomie, aucun doute là dessus. Après c’est toujours la même histoire… Les personnes qui ont réellement besoin de plus de 24h d’autonomie full option sont quand même rares et ne représentant qu’une infime minorité de la population des runners de cette planète. Comme je n’ai pas pu la garder plus longtemps, je n’ai pas pu refaire le test en partant à 100% de charge. Il faudra voir avec les autres testeurs ou surtout les utilisateurs au long terme qui ont déjà fait l’acquisition de la montre. Mais clairement si vous voulez être tranquille, il faut opter pour le mode « Tour ». La montre prend alors des points GPS de manière très espacée et complète ces vides avec Fusetrack, un outil qui permet d’extrapoler l’itinéraire de manière très précise en s’appuyant sur le baromètre et l’accéléromètre de la montre. C’est clairement le plus rassurant si comme moi vous êtes tête en l’air ou pas vraiment sur du temps que vous allez passer sur les chemins le jour J :).

Pour l’application, comme dit plus haut, n’étant pas une afficionado de la marque, je ne peux pas vous sortir un « c’était mieux avant » ou l’inverse évidemment. Je la trouve juste plutôt bien foutue, et suffisamment accessible pour qu’une personne qui comme moi cherche à accéder à des infos claires et précises rapidement soit satisfaite. Pour moi le vrai plus c’est l’outil qui te permet de planifier des itinéraires en simplement toucher du doigt les différents tronçons de parcours qui t’intéressent et l’option « fréquentation » qui te permet d’identifier facilement les spots populaires pour les choisir ou les éviter justement. Ce système est vraiment ultra ludique et super simple à utiliser. A toi ensuite de les enrichir en rajoutant des infos comme des points d’eau, des trucs à aller voir.

L’apparition de la luminosité automatique est présentée comme une super nouveauté, franchement ce n’est pas le truc le plus indispensable du monde mais il faut dire que sur mes ultra-trails j’ai toujours une seconde pour appuyer sur le bouton 😉. Le bracelet est plutôt confortable et permet un serrage efficace pour la prise de données, puisque je le rappelle, il faut qu’il soit un peu serré si on veut avoir des informations fiables. Question lisibilité de l’écran… Là forcément qui dit écran plus petit, dit caractères un peu plus petits. Même si ce n’est pas non plus la dernière ligne du tableau chez l’ophtalmo, pour certaines infos, j’avais un peu de mal à lire et mes lunettes de vieille étaient indispensables. Après, moi pendant la course, j’ai quand même juste besoin de savoir combien de km il me reste et si je suis proche d’une crise cardiaque ou pas… Mais c’est là que j’ai mesuré à quel point j’avais pris de mauvaises habitudes avec ma Coros, mais qui a aussi un écran plus grand. C’est toujours le prix à payer.

Conclusion : clairement l’expression « un vrai petit bijou » colle parfaitement à cette nouveauté Suunto, aucun doute là dessus. Les adorateurs de la marque seront comblés, même si les vrais de vrais ne voudront pas lâcher leur Baro pour autant. Mais j’ai croisé plusieurs porteurs de la Spartan au poignet, et clairement la mienne leur a fait de l’œil. Pour celles et ceux qui se posaient la question de changer de crèmerie, ce modèle pourrait vraiment les faire basculer je pense parce qu’entre le look, le confort et les nouvelles options de l’application, on commence quand même à avoir un produit qui répond à 95% des attentes des utilisateurs. C’est déjà pas mal !

Suunto 9 Peak est disponible dans deux styles différents avec quatre coloris inspirés par la nature : Granite Blue Titanium et Birch White Titanium, en cristal de saphir et titane de grade 5, All Black et Moss Gray, en cristal de saphir et inox.

Prix : 569€ pour le modèle classique699€ pour le modèle Titanium

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