Run : test des Race Light by Evadict

Je n’ai pas pour habitude de publier des tests aussi rapidement mais cette nouveauté soulève tellement d’enthousiasme et d’échanges plus ou moins agités sur les réseaux sociaux que j’ai décidé d’accélérer un peu la cadence. Quoi de plus normal finalement, les Race Light d’Evadict sont destinés à aller vite après tout !

Avant toute chose, je tiens à remercier Thierry Breuil qui a accepté de prendre le risque de me confier une paire en test alors que je suis tout sauf la cible de ce produit. Autre point important, je tiens aussi à le remercier d’avoir sorti un modèle féminin, parce que croyez-le ou pas, il y a peu de temps, nombreuses étaient les marques à ne proposer que des modèles masculins pour ce type de chaussures…

Mais venons-en aux chaussures en elles-mêmes. C’est très bête à dire en intro d’un test mais soyons honnête, elles sont esthétiquement super réussies. Evidemment ça ne fait pas tout, mais si on peut avoir un truc sympa aux pieds, c’est encore mieux. J’adore surtout l’idée du coloris commun aux hommes et aux femmes ! Dès qu’on les prend en main, la légèreté frappe forcément les esprits. Tu dis « mouais, c’est super léger, le mesh va être ultra fragile ». Mais c’est là que le « Matryx » rentre en jeu. Je connaissais de nom cette matière jusque là réservé à des modèles plus « haut de gamme » question tarif mais je n’en avais jamais porté en vrai. Je me suis amusée à tirer, triturer le mesh dans tous les sens, tu vois tout de suite qu’on n’est pas face à une matière classique. D’ailleurs je me demande si on peut bien utiliser le mot mesh tellement le tissage et la conception sont totalement différents de ce qu’on voit sur les chaussures de trail classique. Ce n’est pas du mesh d’ailleurs, c’est tout bonnement du tissu super résistant. Oui je sais ce n’est pas la première paire qui l’utilise mais c’est la première paire que je teste d’où ma surprise.

Le chaussant : on retrouve le chaussant fin propre à la marque, mais comme il me va bien, aucun souci d’adaptation. Le laçage se fait finalement plus facilement que je ne m’y attendais. Le système sur le dessus du pied permet un bon positionnement de la chaussure qui vraiment ne fait qu’un avec le pied. Je l’ai évoqué dans la petite vidéo que j’ai faite pour insta, mais l’image reste toujours aussi parlante. C’est un chausson mais dans le sens chausson de danse, pas chausson charentaise. Tu as le sentiment que la chaussure ne fait qu’un avec le pied et forcément lorsqu’il s’agit de lâcher les chevaux dans une descente un peu technique, ça ne peut être qu’un point positif. Je fais partie de ceux qui aiment « sentir » le terrain.

Le grip et l’amorti : En parlant de descente, je n’ai pas pu, confinement oblige aller plus loin que mon terrain de jeu voisin, il m’est donc difficile de vous donner un avis complet, n’ayant pas de pierriers à proximité mais dans le peu que j’ai pu faire, aucun doute le grip fait le job. Que du bon me direz-vous ? Eh bien sincèrement pour le prix annoncé, on est quand même face à un joli petit bijou qui pourra vous amuser, même si vous n’êtes pas Kilian Jornet ! Et question amorti, il n’est pas totalement sacrifié à la recherche de légèreté, soyez rassuré. De toute façon si c’était le cas, après 38 bornes mon dos aurait hurlé à mort… Il n’y a pas de meilleur crash test dans mon cas.

Le maintien : C’est peut être là la seule limite que je vois avec cette chaussure. Au niveau de la cheville, elle manque un peu de maintien pour une personne qui comme moi n’a pas une foulée légère et dynamique dirons-nous. Si vous êtes vraiment fragile des chevilles à tendance « entorse » dès que vous mettez le pied sur un caillou, j’ai peur que ce ne soit pas une bonne idée. C’est là que je comprends l’argument « chaussure à traileur rapide » parce que soyons lucide, qui dit vitesse et rapidité sous-entend tout de même une foulée contrôlée. Après je me posais aussi la question de la forme du chaussant qui peut être n’est pas la plus adaptée à la forme de mon pied qui reste peut être trop fin à l’arrière. Dans tous les tests que j’ai déjà lu personne ne semble évoquer ce souci mais ce sont des hommes, je n’ai pas encore lu de test venant d’une femme. A voir donc !

Conclusion : avec seulement deux sorties à mon actif (promis juré, je reprends le test dès que j’en ai la possibilité) dont une de 38km, le premier truc qui m’est venu à l’esprit c’est que j’avais aux pieds la chaussure idéale pour une Saintélyon parce que sa polyvalence lui permet de passer du chemin au bitume sans souci grâce au minimum d’amorti dont elle est pourvue, alors qu’elle est annoncée comme destinée aux traileurs « purs et durs ». Je suis aussi absolument convaincue qu’elle peut parfaitement s’adapter à un public plus large que celui annoncé. Je ne suis pas une fille qui court à 16km/h mais j’ai pris beaucoup de plaisir à la balader. Clairement ce n’est pas la paire que je vais emmener sur la Swiss Peaks mais on peut lui faire faire un peu plus des 40km recommandés dans la fiche produit. Avec un positionnement prix aussi intéressant, on ne peut que craquer. Bien entendu il manque un retour sur l’usure mais attendre la fin de l’été pour vous en parler, alors que le modèle sort en nombre limité n’a hélas que peu de sens. Si c’est pour vous vanter une chaussure qui ne se trouve plus en magasin…

Prix : 90€ pour les hommes ici et pour les femmes là

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