Run : Cryothérapie, deux méthodes, on fait le point !

La thérapie par le froid ne cesse de faire des émules et séduit un large public en quête d’alternatives naturelles non médicamenteuses. Les centres qui proposent ce type de soins se multipliant, il est grand temps de présenter les deux méthodes qui existent à savoir corps entier et corps partiel.

Avant d’aller plus loin : ça fait des années que je fais de la cryo maison en veillant à bien rincer le plus longtemps possible mes jambes à l’eau froide. Mais il a fallu attendre novembre dernier et mon marathon off sur l’ile de Ré pour que la première fois, je bénéficie d’une séance corps partiel quelques heures seulement après ma balade. Cela faisait des années que je n’avais pas couru de marathon et surtout couru aussi longtemps sur du bitume, inutile de dire que j’appréhendais carrément les jours suivants ! Nous avions prévu une journée thalasso le lendemain mais grâce à la gentillesse du Relais thalasso de St Marie, la cabine est restée spécialement ouverte pour nous à notre arrivée en fin de journée. Et force est de constater que j’ai rarement récupéré aussi vite… Alors que je m’attendais à aller le lendemain matin prendre mon petit déjeuner avec un déambulateur, ça n’était absolument pas le cas, et mon coloc de marathon était lui aussi tout aussi surpris. J’avoue que je commence à penser que cette méthode a un réel intérêt 😉.

LA CRYOTHÉRAPIE CORPS ENTIER (CCE), ÉGALEMENT APPELÉE
« NEUROCRYOSTIMULATION INTÉGRALE »

Elle se pratique dans une chambre cryogénique et n’utilise pas d’azote mais 3 moteurs de refroidissement qui agissent en cascades. Le froid est sec et donc il n’y a aucun risque de brûlures ni même d’asphyxie, puisque l’on n’utilise aucun azote. Les adeptes, équipés de gants, d’un bonnet, de chaussettes et chaussures, rentrent dans une première chambre d’adaptation à -60°c où ils restent environ 30 secondes puis dans la chambre thérapeutique à -110°c dans laquelle ils restent environ 2 minutes (ou 1 seule chambre à -85°c selon les sites). Le contrôle constant de la température permet de refroidir le corps de manière homogène et les effets sont ainsi bien plus performants.

Dans le cadre de la CRYOTHÉRAPIE CORPS ENTIER (CCE) ou neurocryostimulation intégrale, la tête également immergée permet au corps, et particulièrement au cerveau, d’agir plus efficacement et rapidement. Ainsi, la neurocryostimulation est l’une des plus efficaces et qui a bénéficié de nombreuses expérimentations scientifiques. La personne est ainsi amenée à entrer dans un espace où son corps sera entièrement stimulé par le froid, y-compris la tête. Cela permet notamment d’exposer le « nerf vague», un nerf crânien ayant un impact sur les informations sensorielles. Contrairement à la cryothérapie corps partiel, l’action sur le cerveau est ici importante : stimulation de l’hypothalamus, libération des hormones agissant sur tout l’organisme, notamment des endorphines.

Bon à savoir : Elle semble ainsi particulièrement adaptée au soulagement de la douleur dans des pathologies qui touchent l’ensemble du corps et/ou du système nerveux (scléroses en plaques, maladie de Parkinson…) car la répartition du froid y est plus complète et plus homogène que dans une cabine en corps partiel.

LA CRYOTHERAPIE CORPS PARTIEL

Ici seul le corps est immergé, dans une cabine en forme de caisson cylindrique. La tête et le cou dépassent de la cabine et sont en contact avec l’air ambiant. On protège également les mains et les pieds et on évite de garder sur soi des bijoux type collier. La cabine de cryothérapie corps partiel, est réfrigérée par la libération directe d’azote gazeux sur la peau. La diminution de la température, entre -110 et -190 degrés, est difficile à contrôler ce qui pose des problèmes de contrôle de sécurité et de réponse physiologique. De plus, le corps n’est pas refroidi de façon homogène et on note une déperdition de la température car la cabine n’est pas hermétique.

Article réalisé avec l’aide de Cryopole – 1er réseau national de cryothérapie corps entier en France.

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