Run : Rencontre avec Anna Carlsson – Team Asics

Anna Carlsson, ce nom ne vous dit peut-être encore rien mais notez-le dans un coin de votre tête. Dans quelques mois, peut-être quelques années, quand vous l’entendrez parce qu’elle aura gagner l’UTMB ou qu’elle sera la première femme à finir la Barkley, vous pourrez vous dire : “ah mais je la connais, j’ai lu son portrait sur un blog un jour” !


Anna débute dans l’univers de l’Ultra trail mais avec une jolie victoire à la Swedish Alpine Ultra® et une 4ème place à la TDS® en 2019, Asics a décidé de lui faire confiance lui proposant une place dans sa Team Trail. Forcément l’année 2020 a un peu perturbé ses débuts mais cela nous laisse le temps de faire sa connaissance que ce soit du côté sportif mais aussi du côté perso.

Du côté perso

Petite fille je rêvais d’un joyeux mélange entre une vie d’aventure et une vie terre-à-terre. Je rêvais d’escalader le mont Everest et de vivre dans la forêt avec mon meilleur ami sans eau ni électricité. Et de la paix sur la Terre ! Ca fait un peu Miss Univers 😉

Mon mantra préféré ? « Quand rien ne va droit, vas à gauche

Pourtant ce n’est pas toujours facile à appliquer, j’ai parfois du mal à lâcher prise, trop têtue, à mon détriment d’ailleurs. Comme beaucoup de filles de mon pays, mon héroïne de fiction préférée restera à jamais Fifi Brindacier, petite fille forte, sûre d’elle avec qui la vie est tout de suite plus facile.
Dans la vraie vie, il y a beaucoup de femmes que j’admire et ce dans différents domaines, elles sont toutes des héroïnes, il est donc difficile de n’en choisir qu’une. L’une d’entre elles est Ida Nilsson, une de mes amies, une coureuse de premier ordre qui sait également se montrer forte et sage sur des sujets ne concernant pas le monde de la course à pied.
Dans la série de mes trucs préférés, cinématographiquement parlant je reste fan absolue de « Légendes d’Automne » et du « Silence des agneaux ». Je suis plus films « anciens » j’avoue et je ne suis aucune des séries actuelles.


Du côté sportif

J’aime boire du café et de l’eau avant les entraînements et les compétitions. Pendant une session et des compétitions plus difficiles, je bois généralement des boissons énergétiques et parfois du coca. Mais pendant un entraînement « léger », je ne bois généralement rien ou je me contente de boire de l’eau. Après ? j’adore boire une bonne bière ! Ou du champagne après une course 😊
J’apprécie les longues journées passées en montagne. Déambuler et passer du temps dans la nature avec mon chien Scout, explorer à la fois des anciens et de nouveaux terrains de jeu. Les séances ne ressemblent pas à des entrainements au sens où on l’entend souvent, même si les jambes brûlent, les poumons sont sollicités, et que la fatigue et la satisfaction sont bien présentes à la fin. Je suis plus une amoureuse romantique de la nature qu’une coureuse pure et dure quand j’y pense.

J’ai beaucoup de rêves ou de «rêves sportifs». J’ai des courses que je veux vraiment courir comme la Barkley (j’étais sélectionnée cette année, la Covid a changé la donne), le Tor de Géants, Four sisters en Chine (Mt. Siguniang), la Diagonale des Fous, Tahoe 200… Je veux essayer des courses de plusieurs jours et de plus longues distances, explorer autant de belles régions que possible. Mais j’ai aussi l’esprit de compétition, je veux monter sur le podium à l’UTMB et être l’une des 10 meilleures coureuses au monde en ce qui concerne les longs ultra-trails. Un autre rêve est de rester en bonne santé et de pouvoir courir toute ma vie. Je n’ai pas de porte-bonheur à proprement parlé mais je garde toujours en tête l’image de mes montagnes natales qui restent gravées dans ma mémoire et qui m’accompagnent partout.

Victoria montera sur le trône de son pays…

Anna compte bien monter sur le podium à Chamonix !

Pour moi la pièce la plus importante de mon dressing d’ultra-traileuse, c’est mon sac à dos ! Mais finalement quand on y pense, je débute seulement une nouvelle carrière, plus professionnelle. Tout cela est très nouveau pour moi. J’adore me mettre au défi, essayer de nouvelles choses et me fixer des objectifs, il n’y a rien de mieux pour stimuler son mental. Mais j’avoue, quand j’ai couru mon premier 100 milles, l’une des plus grandes courses ultra de Suède, et que je l’ai gagnée, j’ai commencé à croire que ce truc de longue distance était quelque chose dans lequel je pourrais vraiment devenir bonne avec un peu plus d’entraînement. L’année dernière, j’ai donc franchi un palier «mental», je ne cherche plus simplement à participer, je prends aujourd’hui le départ d’une course avec un véritable esprit de compétition. J’ai encore des progrès à faire, parce que je reste très maladroite et parfois un peu confuse dans mon organisation. Je crois que n’avoir pas vérifié ma frontale avant le départ de la TDS en 2019 reste ma plus belle erreur à ce jour !

En attendant de pouvoir revenir à Chamonix, je prends mon mal en patience comme tout le monde. La plupart des courses en Suède ont également été annulées. Au début, c’est bien simple, tout a été annulé alors on s’est vite reporté sur des courses virtuelles parce que nous n’avons pas eu à vivre un confinement comme chez vous, on pouvait courir sans limite de temps. Aujourd’hui, ça commence à se réorganiser un peu mais on n’a pas le droit à plus de 50 personnes au départ, donc forcément ça limite un peu. Nous traversons tous une période difficile, nous verrons bien ce qui se passera.

Vous pouvez suivre Anna et Scott sur son profil insta ici.

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