Run : test de la Saucony Endorphin Pro

Je laisse la parole à Karine, excellente coureuse sur route quelque soit la distance avec une petite prédilection pour les longues distances… très longues ! Quand j’ai vu qu’elle s’était équipée de la petite nouveauté de Saucony, je lui ai demandé de nous faire un retour, ce qu’elle a gentiment accepté de faire.

Test réalisé par Karine

Bon, déjà il faut revenir à mes propos d’il y a quelques mois. Je ne suis pas favorable au dopage technologique. C’est vrai c’est un peu de la triche tout de même… Même si cela reste très relatif car tout peut aider un peu : des bonnes chaussures, avec ou sans plaque carbone, une tenue adaptée et tout le reste qui ne se voit pas. Certains n’ont besoin de rien, ils ont un talent naturel et peuvent courir en crocs avec un tee-shirt coton. Pour les autres, un petit test vous donnera mon humble avis…

Il y a au moins une réponse évidente : la plaque carbone ça aide beaucoup. Il faut aussi savoir se servir de ses pieds avant de les chausser, savoir leur donner la petite impulsion qui va bien, car tous ces facteurs vont permettre de restituer ce que la chaussure offre à sa base, mais sans toi dedans ! Je suis partie pour un footing dynamique, mais tranquille, sur un parcours couru de nombreuses fois, ce qui me permet d’avoir des éléments de comparaison. Et ce parcours n’est pas tout plat.

1ère impression : le dopage placebo. Naturellement tu as envie de courir plus vite. Ça ne dure pas forcément longtemps l’effet placebo, mais ça pourrait faire des merveilles sur un 5 ou un 10km, j’en suis sûre.
2ème impression : en plus, ça fonctionne. Dès les 1ers km, je constate – sans forcer plus que cela – que je cours effectivement plus vite. Ça se joue naturellement entre 15 et 30″ du kilomètre, reste à savoir combien de temps.
3ème impression : le mécanisme de la plaque carbone, déjà très efficient sur le plat, est décuplé en descente. Les petits passages vécus sur une route pas forcément en bon état auront suffit à m’en convaincre. Aucun intérêt pour moi par contre en côte.

Impressions finales : l’amorti n’est pas si dur qu’on a pu le dire, chez Saucony en tout cas. Bien sûr il l’est par rapport à une Kinvara mais l’Endorphin a d’autres points intéressants : mesh très souple, jusqu’à l’arrière de la chaussure (contrefort) génial pour mon petit souci au pied droit, semelle un peu épaisse bien sûr mais qui se laisse oublier, dynamisme +++ si tu sais t’en servir, poids plume évidemment. Je conseille quand même de ne pas tout miser sur la plaque carbone et de la réserver au coureur plutôt léger qui vise des chronos. Perso, je ne sais pas si je serai très fière de moi en choisissant de l’utiliser en compet. Je sais qu’elle est faite pour mais j’aurais un peu l’impression de voler mes RP. Dernier semi couru en Kinvara, et j’ai doublé – pour mémoire -une fille qui était en Next%. Comme quoi la chaussure ne fait pas tout. Ceci dit c’est bien tentant, et presque délicieusement indécent 😉

Présentation « officielle » à retrouver ici. Pas de lien pour les commander, pour l’instant elles ne sont plus disponibles, malgré leur prix de 220€ 😉. Promis on vous tient au courant dès qu’elles sont de nouveau disponibles.
Réalisé en collaboration avec Terre de Running Quetigny

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