Fit : J’ai lu « Tout le monde n’a pas la chance d’être vegan »

Assez paradoxalement pour une flexitarienne (et fière de l’être !), j’ai eu envie de lire ce livre et plus encore de vous en parler. Est-ce que cela m’a convaincu pour autant de devenir vegan ? Attention spoiler ! Ce n’est pas encore le cas mais promis je vous préviens si ça arrive 😉.

Ce qui est marrant c’est que encore une fois je ne peux pas absolument pas m’identifier à l’auteure de l’ouvrage. En dehors du fait que nous exercions la même profession, pour le reste c’est toujours la même histoire (ou même j’ose le dire caricature) : non, je n’ai pas grandi à coup de plats tous préparés, non je n’ai pas élevé mes enfants à coup de Picard (pas les moyens tout simplement… On l’oublie souvent mais c’est hors de prix surtout quand tu en as 4 comme moi !), et non je ne mangeais pas de la viande matin, midi et soir. Je me retrouve encore un peu dans la même situation qu’après le visionnage du fameux documentaire « The Game changers » et sur les mêmes conclusions : évidemment que tu es plus en forme quand tu arrêtes de bouffer n’importe quoi à n’importe quelle heure et que tu fais du sport. Mais de là à tout pouvoir mettre sur le veganisme…

On commence par le veau et le petit lapin… On finit par renoncer aux œufs frais et au miel sur les tartines le matin !

D’ailleurs au détour d’un paragraphe, l’auteure Laurence Pieau, cite une étude qui démontre que les vegans sont beaucoup plus enclins à s’occuper de soi en faisant régulièrement du sport, en axant leur style de vie sur la prévention. Tomberaient-ils malades dans la seconde s’ils continuaient à manger un steak de qualité une fois par mois ? Ou même s’ils continuaient à aller au Mc Do une fois par an… Il faut toujours qu’on ne présente que les extrêmes et c’est pour moi un vrai regret. Maintenant évidemment il y a l’argument écolo, seulement entre l’empreinte carbone du poulet élevé au grain par le fermier à deux km de la maison et qui se contente d’en vendre une vingtaine par semaine (t’as pas intérêt à traîner le samedi matin au marché, à 10h il a tout vendu !) et mon avocat qui vient du Chili ou le soja de mon tofu qui lui aussi vient de loin, là encore le calcul est loin d’être aussi évident qu’on veut bien nous le faire croire.

Après ces considérations personnelles, revenons-en au livre, sujet principal de cette chronique tout de même ! Sa qualité première est d’être écrit par une journaliste et ça se sent (même si c’est la redac chef de Closer 😉). Le style est ultra fluide, très agréable, et surtout on n’a pas besoin d’un doctorat en nutrition pour saisir toute la portée des études scientifiques qui sont présentées. C’est vulgarisé juste ce qu’il faut pour que tout le monde puisse comprendre et assimiler les informations. Et surtout ce n’est pas moralisateur pour deux sous comme c’est parfois le cas, on est beaucoup plus dans la bienveillance et c’est hélas beaucoup trop rare à mon goût lorsqu’on aborde un sujet aussi polémique… C’est le parfait guide pour le vegan débutant ou tout simplement pour la personne qui comme moi diminue jour après jour sa consommation carnée sans pour autant y renoncer totalement. Il y a quelques recettes à la fin mais pour basculer dans l’univers du veganisme à temps plein cela ne suffira pas évidemment.

« Tout le monde n’a pas la chance d’être vegan » de Laurence Pieau- Editions Haper Collins – Prix : 19€

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