Fun : J’ai testé le vélotaf !

C’est la rentrée et qui dit rentrée dit nouvelle plume ! Sébastien (Blervaque pour être précise !) vient me rejoindre histoire de vous donner de bonnes idées ou vous parler de ses tests matériel.  Et coup de chance pour son premier sujet, il est tombé sur un thème que je voulais aussi aborder et que je vais du coup compléter.

 
Cet été, j’ai innové… il a fait beau, il a fait chaud mais surtout je n’ai pas eu à déposer les enfants à l’école DONC : J’ai vélotafé ! Ça semble un peu slogan bateau mais non et pour être honnête et vous dire les choses… j’ai adoré.

Mais pourquoi pas avant vous me direz ?

L’idée de renier ma voiture pour prendre le vélo m’est venue il y a quelques temps toutefois avant Juillet ça m’imposait d’emprunter une route départementale. Or, comme j’ai envie de vivre et qu’une voie vélo-routière (la VIARHONA) devait être mise en service à 50m de mon domicile… j’ai sagement attendu !
Les périodes de vacances scolaires sont systématiquement compliquées pour m’entrainer car :
• Je suis un papa poule qui aime m’occuper de ses enfants (et qui l’assume)
• Ma femme n’a pas (encore) le permis de conduire (oui oui, ça arrive mais ça va être corrigé !) et que du coup le reste de l’année, je fais taxi à mi-temps…
• Ma femme est une maman au foyer et je sais que 3 enfants toute la journée peut être nocif pour la patience
• Il fait chaud l’été en Ardèche (là je ne vous apprends rien !) et que les fenêtres de tir pour m’entraîner sont ainsi réduites (je suis habituellement adepte des séances le midi pendant la pause déjeuner).
Ainsi le fait de vélotafer permet de maintenir une activité sportive sans pour autant nuire aux points ci-dessus.

 
Bon, OK, je ne travaille qu’à 8 km de mon domicile ce qui rend le truc réaliste mais la cible initiale est de faire ce trajet au moins 2 fois par jour (4 fois dans l’idéal) soit entre 20 et 40aine de km/jour. Sauf que… courageux mais pas téméraire j’ai rapidement ajouté des clauses d’exclusion au contrat (quand il pleut ou va pleuvoir, quand il y a du mistral, quand il fait trop chaud, quand j’ai aquaponey, …).

 

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Eh oui, le vélo ce n’est pas seulement en vacances avec le joli panier en osier devant… 

Quels sont les avantages ?

Pratiquant de manière quasi exclusive la Trail Running, cela a permis de croiser l’entrainement et de découvrir autre chose. Finalement bien que ne disposant que d’un matériel basique (VTT ROCKRIDER 6.0 de chez DECATHLON), je me suis pris au jeu de la « performance » aidé notamment de STRAVA et de ses diaboliques segments auxquels je me suis confronté (bon… j’ai pas fait de KOM mais je n’ai pas été ridicule non plus !).
Habitant en campagne, je ne suis clairement pas exposé aux aléas de la circulation. Mais il est certain que pour les citadins, le vélotaf peut faire gagner du temps lors du trajet (pas de bouchons, pas de stationnement, moins de stress, …).
Par contre la discipline occasionne un gain pour le porte-monnaie, car au quotidien, hormis des calories dépensées, ça ne coûte en théorie rien. Sur la durée de l’exercice (le mois d’Août), j’ai parcouru 542km (données STRAVA) ce qui grosso modo amène un gain brut d’environ 40€ de carburant (soit environ 400€/an sur ces distances réalisées sans compter les frais annexes liés au transport classique). A cela peuvent s’ajouter des éventuelles indemnisations employeurs (je sais que ça existe dans certaines boites). C’est toujours ça de pris sans compter le gain pour notre environnement (pas d’émissions de CO2 et autres…).

 
Quelques inconvénients à ne pas négliger : 

J’ai la chance de pouvoir utiliser une voie réservée aux véhicules non motorisés (VIARHÔNA). Ce qui n’est pas le cas de tout le monde, bien que les accidents cyclistes ne représentent « que » 4,7% (chiffre de la prévention routière), les dangers de la route ne sont absolument pas à négliger, donc j’ai coché l’option sécurité. Ainsi, bien que problématique pour la coupe de cheveux ou le brushing, j’ai opté en faveur du port d’un casque (à cela s’ajoutera d’autres options telles que la visibilité ou l’éclairage si besoin et selon l’heure). Qui plus est le route appartient à tout le monde donc le respect du code de la route n’est pas une option.

 

Sortez casqué et c’est votre vie que vous pouvez sauver !!! 

Autre point compliqué à gérer : la logistique.

Il m’arrive fréquemment de travailler à la maison ainsi je dois amener mon ordinateur le soir. Faute de mieux, j’ai opté pour un sac à dos générant une large zone de transpiration dans le dos (l’emploi d’un porte bagage est une alternative intéressante à ce niveau). Fort heureusement j’ai la possibilité de me doucher et de me changer au travail… faute de quoi les collègues auraient rapidement faire la tête…
Il est aussi indispensable de prévoir une alternative à l’aléa ; autrement dit anticiper la crevaison grâce un téléphone (sait-on jamais pour faire appel à un ami), du matériel de secours (kit de réparation et/ou chambre à air) et une pompe à disposition (ce qui m’a sauvé à une reprise). La dernière chose qui m’a choquée et pour laquelle j’ai lancé des alertes aux municipalités concernées, c’est la prolifération incroyable d’ambroisie. Bien plus que les abords de route et des fossés, ce sont des champs entiers un peu partout ; je verrai bien si quelqu’un réagit (il le devrait pour la santé publique). Je ne suis pas surpris par le niveau de gêne des personnes allergiques cette année tant il y en a (ce qui est un peu mon cas mais surtout celui de l’un de mes fils avec qui j’ai fui ces chemins).

Il faut aussi penser à se faire entendre et se faire voir… 

Pour résumer :

Je pense être passé (un peu plus) pour un fou auprès de certains collègues mais finalement tout comme moi ils ont pris l’habitude et se sont amusés à me chambrer concernant mon courage les jours de mauvais temps (d’ailleurs ma femme n’était pas la dernière)… Si ce n’est l’emprise forte avec la météo, j’ai vraiment adoré ce moyen de transport, je songe désormais à m’acheter un modèle de vélo un peu plus technique et efficace (vélo de route) afin de réitérer le vélotaf les Mercredis, lors des prochaines vacances scolaires et ensuite lorsque ma femme aura son permis… un jour quoi !

Sébastien

 

Mon complément : il se trouve, heureux hasard que mon cousin (seul et unique, c’est dire si je le bichonne) a lancé un site Superbécane où l’on peut équiper son vélo pour en faire un vrai moyen de transport avec les sacoches qui vont bien, les casques et autres accessoires. Superbécane est aussi une boutique physique à Lyon (82 Rue Vendôme, 69006 Lyon) – Cécile