Un peu de lecture : feelgood, fit & feel … bad but better

Trois ouvrages aux formes et contenus radicalement différents, n’ayant d’autres rapports entre eux que la recherche d’un certain bien / mieux-être physique et mental.

La Magie du Matin : le feelgood book par excellence

Avec la Magie du Matin (Editions Leduc.S), la journaliste Isalou Beaudet-Regen tente de nous convaincre qu’il vaut mieux se lever une heure plus tôt le matin que se coucher une heure plus tard le soir (vous pouvez également tenter les deux 🙂 ) …

Plus sérieusement, elle nous explique, moult anecdotes, interviews de « personnalités » et expérience personnelle de l’ex-couche-tard qu’elle était à l’appui et dans une langue particulièrement plaisante à lire, tous les bienfaits que l’être humain peut tirer de cette heure solitaire (ou pas) acquise au prix d’un (certain) sacrifice et qui a l’immense vertu de lui être entièrement et égoïstement dédiée : sport, méditation, culture mais surtout calme, tranquillité loin du monde connecté hyperactif de la journée et de la soirée. Un monde sans bruit de fond rémanent. Une heure pour se construire ou se reconstruire.

Je pratique cette méthode (sans savoir, d’ailleurs, qu’il s’agissait d’une méthode, un peu comme Monsieur Jourdain, en quelque sorte …) depuis plus de 25 ans. Chaque matin que Dieu ou quiconque fait, je me lève consciencieusement à 5h (ce qui pour l’auteur n’est pas … tôt mais encore la nuit pour le coup, j’ai découvert que « tôt » pour certains c’était 7 h … heure à laquelle je suis déjà au boulot; mais bon, passons) pour ma demi-heure de muscu et au choix course à pied ou écriture ou piano avant le petit déj en famille. Je ne sais pas si elle m’a « réussi » vue de l’extérieur (non, je ne suis pas devenu PDG d’une boîte du CAC40 ni Prix Nobel) et au sens où l’entendent les personnes interviewées par l’auteure, mais le fait est qu’elle constitue un indispensable de mon existence. Alors, tenté-e-s ?

En forme grâce aux baies : comme son nom l’indique

Vous n’êtes pas ici par hasard mais parce que le sport et son influence sur la santé et le bien-être vous intéressent. Donc, vous ne pouvez ignorer les vertus de la consommation de baies dans le cadre d’une pratique sportive intensive : vitamines, minéraux, effets anti-oxydants … Ces « super-aliments » (je ne suis pas fan de ce vocable à la mode mais j’y succombe car il est tellement diffusé aujourd’hui) méritaient un livre : En forme grâce aux baies (Editions Terre Vivante).

Le parti pris de l’auteur (Claude Aubert) est particulièrement pertinent : plutôt que de nous bassiner avec une liste de fruits exotiques aux pouvoirs quasi divins que l’on ne trouve que sous forme de poudre dans des officines plus ou moins ésotériques en provenance de fermes bio chinoises (euh … oxymore ?) coupée avec on ne sait quoi d’autre, il s’est consacré à une vingtaine de baies que l’on peut cultiver sous nos latitudes et donc consommer fraîches, selon les saisons et acheter sur nos marchés (bio de préférence car les baies et les pesticides, ce n’est pas le couple de l’année) ou cueillir dans son jardin.

Chacune a droit a une fiche détaillée avec ses propriétés détaillées sur l’organisme, sa culture et ses modes de consommation. De nombreuses recettes viennent compléter ce petit guide indispensable pour celles et ceux qui pensent qu’il n’y a pas que les compléments alimentaires artificiels achetés sur le web dans la vie et dans le sport.

Cette année, je devrais récolter pas mal de kilos de cassis, d’autant plus que je suis passé en mode permaculture (butte, paillage et engrais vert) dans mon micro-potager francilien. De là à dire que je vais faire une grande saison running 🙂

Marathon : 42,195 km pour renaître …

Cécile vous a déjà parlé de ce roman plus ou moins (plutôt plus que moins, à mon avis) autobiographique de Pascal Silvestre, rédacteur en chef du site Runners.fr (auquel j’ai longtemps collaboré, je me dois de le dire) : Marathon (Editions JC.Lattès).

Sous la forme de courtes nouvelles qui, sans se suivre, se transmettent astucieusement le relais, je vous laisse découvrir comment, l’auteur nous présente une galerie de personnages, de tous âges, de toutes conditions et de tous sexes faisant face à des « difficultés de la vie » (travail, famille, santé … parfois la totale !) et pour qui, courir un marathon, devient un moyen de (se) reconstruire, de renaître à quelque chose, de repartir de l’avant.

Si Pascal écrit remarquablement bien, une plume que l’on retrouve chaque lundi dans sa newsletter, j’avoue que l’angle qu’il a choisi pour évoquer « l’épreuve reine » m’a particulièrement décontenancé à la première lecture. Que de névroses ! … qu’heureusement la course guérit, mais quand même.On ne peut pas courir juste pour le plaisir ?

Bien sûr que si, mais quel intérêt de parler de runners heureux qui racontent leur life. Il y a déjà tellement de blogs sur le sujet ! Il m’a, cependant, fallu une seconde lecture pour appréhender le fond (profond) de ce recueil et comprendre les vertus cathartiques et thérapeutiques fortes tant pour son auteur que pour nous, qui à un moment ou à un autre souffrons de maux psychologiques ou physiques dont nous pensons ne pas être capables de sortir. Déprimante parfois, mais salutaire, cette – double – lecture. Un conseil : ne le lisez surtout pas d’une traite mais nouvelle par nouvelle.

Un petit « truc » un peu énervant qu’il faut tout de même que je signale : il y a beaucoup de publicité pour le site Runners.fr dans le livre, parfois fort justement car en cohérence avec le propos, parfois beaucoup moins avec un lien très ténu et le bourrage de crâne n’est pas loin. Cette redondance de publicité alourdit la lecture et devient, à la longue, un peu outrancière. Quelques rappels à bon escient auraient sans doute été largement suffisants.