Run : une envie de marathon ?

Schneider Electric Marathon de Paris - 12/04/2015 - Paris - France - Arrivee

Avec le marathon de Paris qui approche à grands pas, l’envie de courir son premier marathon peut devenir impérieuse. Mais avant de se lancer, il faut se poser les bonnes questions pour mettre toutes les chances de son côté, pour la médaille autour du cou pouvoir arborer !

 
1. Je cours depuis assez longtemps ou pas ?

 
Difficile de faire une réponse générale parce que plusieurs facteurs vont rentrer en jeu : l’intensité de votre engagement vis-à-vis du running, si vous avez fait du sport de façon « engagé » avant de vous lancer à corps perdu dans le running… Chaque femme a un passif différent dont il faut tenir compte. Si vous courez depuis deux ans, une fois tous les dimanches le nez au vent, vous ne serez pas au même niveau d’engagement que la fille qui court 4 fois par semaine de façon déjà structurée.

 
2. Combien de fois par semaine devrais-je m’entraîner ?

 
Soyons parfaitement clair, si vous n’êtes pas capable pour moult raisons de dégager 3 à 4 créneaux horaire pour vous entraîner d’au minimum 1h, oubliez votre projet marathon ou reportez-le à plus tard. Pour simplifier à l’extrême, on estime qu’il faut pouvoir courir 40km toutes les semaines, soit 3 sorties (2×10 + 1×20). Partir sur une base de 4×10 n’est pas une bonne idée parce que vous devez avoir dans les jambes des sorties longues dignes de ce nom pour tenir le choc le jour J. Evidemment, il faut autant que possible suivre un plan d’entrainement établi par un coach professionnel, soit trouvé dans votre magazine de running préféré, soit directement auprès de lui pour un sur-mesure qui reste tout de même l’idéal lorsqu’on se lance pour la première fois sur la distance. Il saura s’adapter à votre niveau, à votre emploi du temps pour mettre toutes les chances de votre côté. Ce service n’est pas aussi cher que l’on peut le penser au prime abord et il change vraiment la donne. Même une débutante a le droit à un plan sur mesure !

 
3. Quel marathon choisir ?

 
Même si souvent c’est un marathon de rêve qui vous a donné l’envie d’avoir envie, il n’en reste pas moins préférable de choisir un marathon à proximité de chez soi pour pouvoir mettre toutes les chances de son côté. Sans parler du fait qu’en choisissant un marathon dans vos terres, vous aurez plus facilement un comité d’accueil digne de l’exploit que vous viendrez de réaliser. Et qui surtout pourra au choix conduire, vous porter, vous aider à sortir de la douche… Il faut aussi penser parcours. Tous les marathons ne sont pas égaux devant le dénivelé et la « droititude » de son parcours. Cela vaut donc la peine de se renseigner soit auprès de l’organisation soit, et c’est souvent le plus simple, auprès des autres coureurs sur tous les forums qui pullulent sur la toile. Il faut aussi penser saison… C’est bête à dire mais l’hiver il fait froid et l’été il fait chaud ! Si vous ne supportez pas la chaleur, il faut éviter les marathons d’été ou même de fin de printemps. Ça a l’air idiot dit comme ça mais si justement vous traîner sur les forums, vous y lirez à coups surs des commentaires du genre « j’ai eu super froid et il y avait du vent à La Rochelle » alors que le marathon y est organisé fin novembre… Faut pas travailler à Météo France pour se douter que cela risque d’arriver ! Il faut aussi prévoir la meilleure période pour votre organisation personnelle. Sachant qu’un plan d’entrainement classique dure entre 8 et 12 semaines, à vous de sortir votre agenda personnel pour trouver la meilleure période, celle où vous êtes quasi assurée de pouvoir tenir toutes vos séances d’entrainement sans remettre totalement en cause votre vie professionnelle, sociale ou familiale.

Schneider Electric Marathon de Paris 2015
Schneider Electric Marathon de Paris – 12/04/2015 – Paris – France –

4. Je dois absolument suivre un plan ou m’entraîner à l’instinct ça suffit ?

 
Ce n’est pas parce que j’écris pour un magazine de running, Vital pour ne pas le citer, qui vous propose régulièrement des plans de préparation que je n’en reste pas moins objective ! Mais il est évident qu’un marathon bien préparé est une façon pour vous de mettre toutes vos chances de votre côté. Les séances qui sont proposées ont un sens, un ordre et il faut autant que possible les respecter pour que les progrès soient au rendez-vous. Evidemment ce n’est toujours folichon d’aller fractionner l’hiver sur la piste alors qu’il fait froid mais pensez au bonheur que vous allez ressentir lorsqu’on vous passera la médaille tant convoitée autour du cou !

 
5. Quand saurais-je que je suis vraiment prête ?

 
Evidemment, vous trouverez toujours des personnes pour vous dire qu’elles ont couru un marathon après 2 mois d’entrainement et qu’en plus elles ont mis 3h55 sans une ampoule et sans une courbature le lendemain… Mais dans le doute, il serait plus raisonnable d’attendre d’être parfaitement à l’aise sur la distance semi-marathon avant de basculer sur la distance reine. N’oubliez jamais une chose qui est primordial : le plaisir doit être supérieur à la souffrance ! Courir plus de 4 heures sur du bitume, ce qui représente le temps moyen aujourd’hui pour la très grande majorité des primo-marathoniens, ce n’est pas rien. Il faut donc laisser le temps à votre corps et à votre mental de se préparer pour que le mur allégrement vous sautiez !

Visuels : ASO