Run : Mon premier 10 km à 43 ans (et demi !)

J’ai rencontré Sandrine alors que je travaillais pour Shape version France(RIP)… Elle assurait avec brio les articles diététique et d’ailleurs, elle viendra régulièrement sur ce blog vous donner des conseils et des recettes, ce dont je me réjouis évidemment. Afin de faire plus ample connaissance, voici un petit texte, comme je les aime… Son premier 10km, ou le premier jour du reste de sa vie de runneuse !

C’était un beau matin de septembre, il y a un peu plus d’un an. Il faisait beau, le top. Des milliers de coureurs avaient envahi la ville. De mon côté, j’avais rameuté famille et amis pour me soutenir, en principe tout roulait.

Alors, pourquoi avais-je une boule au ventre et comme l’impression de me trouver au mauvais endroit au mauvais moment ? Déjà, on était en retard, mauvais point. Niveau gestion du stress, c’était pas l’idéal. Et je n’avais pas récupéré mon dossard, d’où tension supplémentaire. J’ai couru (échauffement ?), me suis faufilé, ai interpellé les gens de la sécurité (mais où est donc cette fichue entrée pour récupérer les dossards ?)… pour enfin arriver en sueur et les cheveux en bataille dans un couloir étroit, lui aussi grouillant de coureurs. Après quelques coups de coudes, j’ai enfin pu récupérer LE dossard et le soulagement qui allait avec. Ouf ! Bon, le tee-shirt offert, ils ne l’avaient qu’en taille S (impossible d’y mettre mes deux seins), mais ce n’était plus qu’un détail…

Sur la ligne de départ, bizarrement, la boule au ventre est revenue. Je n’arrêtais pas de regarder autour de moi tous ces coureurs, des vrais coureurs. Équipés, fuselés, bronzés, en train de programmer leurs montres… alors que moi je n’avais même pas pensé à prendre de l’eau. D’ailleurs, bon sang que j’avais soif !

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Girl Power ! ou le bonheur de réussir son challenge… ça n’a pas de prix ! (crédit photo : Running Attitude)

Dès les premières minutes de course, mes (mauvaises) impressions se sont confirmées. J’avais l’impression d’être une 2 CV sur un circuit de course (les autres ayant tous des Ferrari bien sûr !). A droite, à gauche, ça me doublait de partout. Je me serai presque excusé d’être là et de déranger tout ce beau monde. Et puis ça discutait, ça rigolait… Alors que j’essayais péniblement de me concentrer sur mon souffle pour évacuer toutes ces mauvaises pensées. Une ligne droite, un virage, une deuxième ligne droite, je commençais à me détendre et là, j’ai vu deux filles qui m’avaient doublée en train de marcher. Ah ! Ah ! Désolée pour elles, mais j’ai vraiment jubilé. J’ai relevé la tête et enfin, je me suis sentie comme une coureuse à part entière (cherchez pas à savoir pourquoi, même moi je ne me comprends pas toujours). Km 5. Regonflée à bloc j’ai abordé le ravitaillement comme un vraie chef, attrapant la bouteille d’eau sans m’arrêter (j’avais toujours rêvé de faire ça). J’ai entendu mon prénom, ma mère, ma tante et un de mes fils étaient là. C’était pas l’extase, mais presque.

La deuxième partie de la course ? Aussi intense que la première ! Mais encouragée (l’image de mon mari portant mon sac à main et courant 2 minutes à côté de moi restera dans ma mémoire) et décidée à ne rien lâcher, j’y suis arrivée. Et quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, honnêtement, je n’avais plus aucun doute sur un point : moi aussi j’étais une vraie coureuse. Bon pour faire un temps, je repasserai, mais peu importe, j’étais vraiment fière de moi. Et vous savez quoi ? Non seulement j’ai réussi à faire rentrer mes seins dans le tee-shirt mais quand je le porte pour courir dans ma campagne, j’ai l’impression d’être médaillée olympique !

Petite présentation de Sandrine : 

Moi, c’est Sandrine. 44 printemps (aucun hiver) et une vie bien remplie ! Trois enfants, un job très prenant (journaliste et auteure, comme la maîtresse de cette maison quoi), un mari que je chouchoute depuis presque 20 ans, une famille, des amis, une vie sociale … bref, je ne m’ennuie jamais. Et pourtant, j’ai toujours envie de découvrir quelque chose de nouveau, de me lancer des (petits) défis, de rencontrer de nouvelles personnes. Je crois que j’aime la vie, tout simplement.

La course à pied est entrée par hasard dans ma vie il y a quelques années quand j’ai commencé à travailler pour un magazine de course à pied. Autant vous dire qu’elle m’a prise par surprise cette traîtresse parce que vraiment, le sport c’était pas vraiment mon truc (la bonne élève de la classe qui était le boulet en cours de sport, c’était un peu moi… vous voyez ? Celle qui est toujours choisie en dernier quand on forme les équipes). Mais bon, à force de lire des récits qui donnaient envie, de voir des filles qui avait la forme et un physique galbé (du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu perdre 5 kilos !), d’avoir un Chef qui me poussait avec délicatesse (« bon alors, tu vas t’y mettre oui ? »)… j’ai fini par enfiler des baskets. Et là, et bien, je vais vous décevoir, ça n’a pas du tout été une révélation. Non, vraiment. Il a fallu que j’attende de participer à une première course pour trouver le plaisir. L’excitation du départ, la satisfaction d’être allée jusqu’au bout, le soulagement quand la ligne d’arrivée est franchie, la fierté que je ressens à chaque fois (même si je suis dernière)… alors ça oui, je kiffe.

Maintenant, le cours régulièrement, une à trois fois par semaine (toujours aussi lentement en revanche) et j’en ai besoin pour me sentir bien. Tout simplement. Je n’ai toujours pas perdu 5 kilos, mais on va dire que ça doit être mon poids de forme(s) !
Ce que j’aimerais partager avec vous ? Mes ressentis, mes humeurs, mes astuces ou mes bons plans et aussi mon autre passion, la cuisine (j’ai fait plusieurs livres de recettes).
Voilà, je suis entré par la petite porte dans la grande famille de la course à pied, mais j’espère bien y faire de vieux os.