Run : Verbier jamais je n’oublierai…

Vantez les terres élevées mais tenez-vous sur les terres basses

Je sais… Après un week end savoyard des plus atypiques où dès que je voyais une ligne de départ (km vertical, cross et marathon du Mt Blanc enchainés… Ben quoi ? le 80km n’existait pas en ce temps-là !), je me précipitais, la raison aurait voulu que je me couche et que je dorme pendant 10 jours… Comment ils disent déjà dans les journaux spécialisés ? Pas plus de 2 marathons par an ou tu meurs… Seulement voilà, moi je ne lis que Glamour, coup de chance ! (ok je lis aussi Voici mais ça ne compte pas). La veille de mon départ pour l’Australie, je rencontre Lucile qui me présente les produits Columbia. Elle sait que de toute façon j’utilise les Ravenous et que je les apprécie hautement, donc pas besoin non plus de me convaincre, du coup on parle d’autre chose. Elle me dit : « au fait, vous connaissez le Verbier ? Il y a une course et Columbia invite plusieurs blogueurs de « renom », voulez-vous vous joindre au groupe ? ». Ah ben oui, tiens, pourquoi pas, ce jour là je n’ai rien. Mon cerveau, déjà parti chez les kangourous, ne réalise pas vraiment qu’il ne s’agit pas vraiment d’une petite balade dans la montagne et je signe. Retour d’Australie quelque peu douloureux, reprise tout aussi douloureuse, je me réveille enfin et tente un : « euh finalement je vais peut-être aller sur le court parce que là 60 km je le sens mal ». « Mais vous êtes déjà sur le court. L’autre course fait 110 km ». Ok je ne dis plus rien ! Allons-y gaiement et puis on verra bien de quoi il en retourne. Je tente tout de même un petit message chez un copain coureur suisse qui dans mes souvenirs lointains m’en avait parlé, j’ai le droit à un « mais t’es pas givrée ma pauv’fille, ça grimpe sévère cette course » qui achève de me convaincre que là, encore une fois, je ferais bien d’aller sur le site d’une course avant de m’y inscrire.

Vincent, Fabien, Damien et les autres !

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Retrouvaille avec mes collègues à la Gare de Lyon à Paris. C’est facile pour se reconnaître : tu cherches un mec avec un sac à dos Columbia et une paire de bâtons, bingo c’est gagné ! A la base je devais travailler un peu dans le train et puis voilà, tu mets quelques passionnés dans un même wagon, une bavarde impénitente comme moi et ça refait le monde. Au diable les articles, je verrai ça plus tard. Par contre mes discussions m’inquiètent de plus en plus. Ils ont l’air d’avoir été un peu plus sérieux que moi et la présentation de la course qu’ils me font m’inquiète de plus en plus. Question prépa, je suis au top pourtant : un week-end de grand n’importe quoi à Chamonix, une semaine coincée derrière mon écran à ne sortir du bureau que pour aller me faire un thé vert et récupérer au vol le petit dernier à la sortie de l’école, une journée shopping avec ma fille pour fêter mes 41 ans avec séance de manucure et salon de thé pour attendre que ça sèche… Bref on va vous la faire courte : à part ma manucure, il n’y a que ça qui soit au point ! Après un petit périple sncf, voilà Verbier. Mince alors c’est super beau ! Un verre des plus agréables à la terrasse d’un endroit superbe que je note dans mes tablettes pour revenir un jour mais si possible sans 60 km à courir et force est de constater que les coureurs à pied ça manque sérieusement de fantaisie : on carbure tous à l’eau pétillante ! Arrive le retrait des dossards, ils veulent contrôler le matériel… A 18 h, la veille d’une course… Non mais ils ne me connaissent pas les garçons… Je fais ça à l’arrache et youpi j’ai mon saint Graal. Pasta party et grosse rigolade puisque tout le monde va pouvoir constater mon niveau de préparation : il y a les étiquettes sur mes vêtements, mon sac et mes chaussures. J’ai même le droit à un : « fais gaffe si tu n’arrives pas à les enfiler, regarde si tu n’as pas laissé le papier au bout de tes pompes ». Papier il va s’en dire que j’enlèverai le lendemain matin… Notre logement est prévu au camp de base comme on dit là bas. Je m’attendais à quelque chose de très rustique mais pas du tout, nous avons des chambres très pratiques avec douche indépendante. Et comme je suis la seule fille j’ai ma chambre à moi tout de seule. Un truc incroyable en tout cas va se passer : je vais dormir comme une masse… Moi qui dors rarement bien dès que je quitte mon lit, là je tombe et je fais une vraie nuit de bébé. Enfin je me demande qui a inventé cette expression d’ailleurs « dormir comme un bébé »… j’ai des souvenirs de nuit de bébé avec Thomas mon 3ème qui me donnait plus envie d’ouvrir une bouteille de vodka (pour lui hein, pas pour moi !) qu’autre chose.

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Réveil tranquille le matin puisque le départ est de la course est à 10h. 2 de notre petit groupe sont partis à l’aube pour prendre le départ du 110. Nous avons rendez vous à 8h pour le petit déjeuner. Je prépare donc tranquillou mon sac avec juste ce qu’il faut de ravito. Ils sont prévus par l’organisation et mon expérience suisse du mois d’août précédent me rassure : ces gens là savent recevoir. On va donc se contenter du minimum vital, genre kit d’urgence : une pom’pote, un sachet de m&m’s, un petit paquet d’Oréo et une barre d’ovomaltine, si c’est pas de la diététique sportive je ne m’y connais pas ! Ma frontale est chargée, j’ai pris un blouson au cas où, j’ai de quoi sauver mes pieds en cas de souci, bref je suis parée ! Le petit déjeuner se passe tranquillement et je me marre en pensant à l’époque pas si lointaine où j’avais consciencieusement mon gatosport à potron minet pour être sur de ne pas avoir de souci digestif… Maintenant c’est limite si je ne prends pas mon petit déjeuner sur la ligne de départ. Et là vous vous dites : « c’est bizarre… Cécile sur une course qui a tout son matériel, qui a son dossard, qui a bien dormi… y a comme un blême… ». J’aurais du me douter que ça ne se passerait pas comme ça jusqu’au bout et ça ne loupe pas : nous avons raté la navette que de toute façon on ne savait pas qu’il y avait une navette pour nous emmener à Verbier pour reprendre la navette qui elle allait nous emmener sur la ligne de départ à la Fouly. C’est bon vous avez suivi ? Ce qui est sûr c’est que nous allons nous retrouver tous les 5 à faire du stop tout en essayant de joindre Lucile, notre gentille organisatrice pour qu’elle nous sauve de là. Ce qu’elle va faire brillamment en nous envoyant un taxi parce que c’est bien gentil d’avoir comme matos obligatoire un ¾ mais du coup pour faire du stop c’est moins efficace que la jupette !
Nous voilà donc tous les 5 dans le taxi et c’est marrant j’ai l’impression d’être la seule stressée… moi la reine de la zénitude absolue… Je demande au chauffeur le temps qu’il faut pour rejoindre la Fouly et il marmonne un « 20, 25 min ». Et je lui réponds : « vous avez 20 min ! » et là le Fonzy qui sommeille en tout homme passe la seconde… La prochaine fois je m’abstiens de ce genre de réflexion ! Nous arrivons à la Fouly en 20 min montre en main, j’ai le temps de poser mon sac pour l’arrivée que j’avais préalablement rempli de mes petites affaires pour me doucher avant la pasta party prévu à 23h. Eh oui belle naïve que je suis j’y croyais encore moi à ce moment… Je rentre dans les sas non sans saluer les Poletti, organisateurs de l’UTMB pour ceux qui ne les connaissent pas qui sont là en amis. Ils me disent : « tiens vous êtes là Cécile ». « Eh oui c’est que j’ai une course à préparer fin août moi ». Et Monsieur Poletti de me répondre : « oh ça oui vous avez un truc à préparer ! ». C’est assez étonnant d’observer le peloton de départ : quasiment tout le monde a des bâtons et la tension monte. 1, 2, 3 et c’est parti !

Les montagnes russes

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Nous partons tous ensemble mais très vite je décide de lâcher le groupe des garçons qui vont trop vite pour moi. Je connais mon rythme et surtout je connais la distance. Hors de question pour moi de me griller dès le départ, je connais trop les conséquences ensuite. Alors je m’installe dans mon rythme de sénateur avec ma musique dans les oreilles, profitant des paysages qui sont déjà à tomber. Nous avons 2 cols à franchir : le col de Fenêtre et le col du Grand St Bernard. C’est dur mais c’est juste d’une grande beauté. Nous avons le droit à quelques petits passages neigeux qui se transforment en luge d’été improvisée et j’arrive enfin à St Bernard qui tient son nom des fameux chiens. Le ravitaillement est comme je m’y attendais. Ils annonçaient léger sur le plan de vol et bien si ça c’est léger, j’attends le lourd avec impatience ! Lucile est là aussi et m’annonce que les garçons sont juste devant. Je réduis l’écart petit à petit. Nous repartons ensemble et je regarde dépitée les magasins vendant des petits St Bernard en peluche. Quelle cruche je fais, je n’ai pas pris ma carte bleue… J’en parle brièvement à Lucile qui me dit « pas de souci je m’occupe de ton petit dernier ». Et j’aurais, enfin Paul Aimé aura son St Bernard qui aboie et qu’il ne quitte plus. Merci Lucile !!!
C’est reparti, parce que je ne suis pas d’ici et bien entendu ça monte toujours… Allons-y pour le col de Chevaux sur lequel je retrouverai brièvement les garçons. Comme ils me disent en se marrant « c’est tellement beau qu’on a décidé de marcher un peu pour admirer le paysage » ! Il n’empêche qu’ils repartent de plus belle et je les reperds encore une fois. En fait, pour tout vous dire, j’apprécie énormément d’être seule. J’avance à mon rythme, j’admire les paysages, je gère ma course comme je le sens et ça me convient très bien. La descente vers Bourg St Pierre me parait un peu longue mais je suis encore bien même si mon estomac commence à râler un peu. Je sais qu’il y a du chaud prévu à ce ravitaillement et je me dis que pour une fois je vais peut être tenter de manger un peu plus que d’habitude. Ils ont prévu une vraie salle de sport avec tout ce qu’il faut comme d’habitude. Les garçons sont déjà là en train d’attaquer le bol de pates. Sur le moment j’y pense aussi mais là franchement ça ne me fait pas envie. Il y a du bouillon comme sur l’UTMB et je me dis que ça passera mieux. J’attrape deux morceaux de pain à trempouiller et c’est parti. Heureusement qu’ils ne servent pas de vin rouge j’aurais fait chabrou comme chez nous. Les garçons trainent un peu, je repars la première après une escale technique dans de vraies toilettes, propres, avec du papier et tout et tout. Quand je vous dis qu’ils savent recevoir ces suisses !
Bon par contre question relief visiblement le plat ils ne connaissent pas… C’est reparti pour la grimpette avec la célèbre Cabane Mille qui elle aussi vaut le déplacement. L’avantage quand ça monte c’est que ça finit toujours par redescendre… Et là ça se complique un peu… Mes genoux commencent à trouver le temps long et à se manifester bruyamment. Je suis doublée par une fusée blonde, Karine Herry, qui s’inquiète de savoir si la première est loin devant. Elle est sur la longue distance au fait. Non c’est juste au cas où, pendant une fraction de seconde vous auriez imaginé que je pouvais être devant elle ! Oh quoi… Je rigole ! Je sais que Lourtier en là tout en bas et qu’il y a un autre ravitaillement sérieux. La descente finit même pas être roulante et là paf c’est le drame, enfin le drame c’est façon de parler évidemment. Le seul drame de la journée c’est que cette course me fait rater le mariage d’Albert et de Charlène et qu’il va falloir que j’attende dimanche et le retour à la civilisation pour savoir si elle l’a planté devant l’autel, rapport à sa curieuse manie de semer des enfants comme des petits cailloux et surtout pour voir sa robe ! Non là ça tient plus de l’incident : alors que je tente d’accélérer une douleur vive dans mon genou droit m’arrête en plein vol. Je vous passe la bordée d’injures que j’ai pu sortir à ce moment là… Une chose est sure : je vais me calmer net parce que tout d’abord il faut que je finisse et surtout il faut que j’évite la casse pour pouvoir continuer mon entrainement. C’est donc dans une frustration totale que je descends sur Lourtier à une vitesse lamentable qui m’éloigne de plus en plus de mon objectif de finir à 22h. D’après mes calculs savants, cela devait coller mais là je commence à avoir des doutes. Le village est là, la gentille pointeuse aussi, elle me dit que je vais trouver tout ce dont j’ai besoin derrière elle, je lui demande si elle a 1 ou 2 genoux en stock, apparemment là ce n’est pas possible. Je me pose quelques minutes pour avaler un verre de coca et des gaufrettes. Bon sang mais qu’est ce que j’ai pu manger comme gaufrettes !!! Vous n’avez pas idée de ce j’adore ça et c’est la première fois que j’en trouve sur une course. Et comme j’ai l’air d’être la seule à en manger je peux vous dire que je me lâche. Et je repars à l’attaque du col de la Chaux.

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La chaux m’a cramé…

Non y a pas à dire, question exergue j’assure ! Du bon goût, de la référence, du second degré… On trouve tout dans mes exergues… Cette ascension va être mon cauchemar, mon Vietnam à moi… Je sais qu’il me reste 12 km et que je suis dans les temps horaires, donc pas de raison de lâcher le truc mais pour la première fois dans ma courte carrière de coureuse, je vais voir des hommes rebrousser chemin alors qu’ils ne sont pas blessés, juste épuisés par cette grimpette qui n’en finit pas. Question dénivelé et kilométrage ça tient presque du km vertical de la semaine précédente… C’est du délire… Combien de fois vais-je m’arrêter pour reprendre mon souffle, sincèrement je ne sais pas. Je saisis tous les prétextes pour faire une petite pause : j’ai envie de faire pipi, j’ai le nez qui coule, j’ai soif, je finis même par dégainer l’arme absolue pour sauver la pauvre blonde en détresse : le sachet de m&m’s ! C’est dire mon désespoir… Je vois mon objectif temps s’éloigner à grands pas mais bon je vais finir de toute façon. Sur mon caillou je ne vois pas trop comment faire autrement que redescendre dans la vallée quelque soit le temps que cela va me prendre. Et puis il y a un homme qui est soit devant moi, soit derrière depuis pas mal de temps, un homme qu’il me suffit de regarder pour me dire que je vais arrêter de me plaindre et bouger mes fesses pour finir cette foutue course parce que lui va la finir ça se lit dans ses yeux. Il s’agit de Stéphane avec lequel je ne vais pourtant jamais parlé sauf à l’arrivée. Je connais son prénom puisque nous l’avons tous écrit sur nos dossards. Alors j’avance, j’installe ma frontale, je me couvre parce qu’il fait froid et que la nuit tombe. J’ai en vue le dernier ravitaillement et je prie pour qu’ils aient du thé et des gaufrettes !
Enfin j’y suis et je tombe sur Vincent qui m’avait doublé bien avant. Je ne le vexerai pas je pense en disant qu’il a l’air aussi fatigué que moi… Je lui propose de finir avec moi parce que 2 frontales valent mieux qu’une, parce que je suis fatiguée et que je me dis qu’il serait plus raisonnable de ne pas finir seule au cas où. Il accepte et nous repartons tous les 2. Mes genoux me font souffrir le martyr en descente et je m’accroche à mes bâtons pour avancer. Pour compléter le tableau, le terrain est glissant, Vincent tombera d’ailleurs devant moi. Les parties dans la forêt sont recouvertes d’aiguilles de pin qui avec le dénivelé négatif, très négatif, sont de vraies patinoires. Et en plus ce foutu village n’arrive pas… Sans parler des moments où ça remonte alors que nous sommes sensés descendre bon sang de bon soir. Une coureuse rejoindra notre équipe quelques km avant de nous lâcher dès que le village est enfin en vue. Le GPS de Vincent indique 61 km alors que nous sommes encore loin… Je croyais que c’était Monsieur Cadbury le monsieur plus, pas Monsieur Nestlé ! Enfin nous arrivons dans le village et un couple nous indique qu’il reste 800m. C’est du bitume et c’est donc courable sans danger. Nous avions convenu de courir les 100 derniers mètres pour faire nos kékés mais apparemment Vincent en a décidé autrement. Ok on va courir alors ! Il y a quelques spectateurs qui attendent leur héros du jour et nous apercevons enfin la ligne d’arrivée. 13h56… Il nous aura fallu 13h56 pour en venir à bout de ce foutu trail. Hasard de la vie ou coïncidence, Stéphane qui par sa seule présence m’a motivé pendant presque toute la course passe la ligne en même temps que nous. Nous nous parlerons enfin à ce moment là. Nous décidons avec Vincent de nous passer de la pasta party, de toute façon là tout de suite maintenant je n’ai pas faim, je veux juste une douche et m’allonger un peu. Le souci est que nous ne logeons pas dans le village mais à 6km au moins en bas dans la vallée et là franchement l’idée de redescendre en courant je le sens moyen. Les navettes sont toutes les heures et nous avons raté celle de minuit. Pas grave, cette journée va s’achever comme elle a commencé : en faisant du stop ! Et il faut croire que la jupette ne fait pas tout parce que la première voiture s’arrête tout de suite. La conductrice voit très bien où nous allons, elle y travaille ! Elle pousse toutes ses affaires à l’arrière et nous sommes partis. Je suis un peu gênée par l’odeur que nous devons dégager mais elle n’a pas l’air de nous en tenir rigueur. Elle nous dépose devant la porte ce qui est parfait pour moi qui n’envisage pas de faire un mètre en marchant ! Enfin une douche, enfin mon lit… 4 oréos pour le diner et zou je m’endors. La nuit sera tout de même un peu plus agitée que la précédente parce que j’ai soif tout le temps comme toujours après un ultra mais j’ai l’esprit tranquille, mes genoux ont tenu.

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Toutes les bonnes choses ont une fin !

Petit déjeuner pantagruélique où je retrouve au fur et à mesure toutes les troupes engagées : nous avons tous finis même nos 100 bornards de la montagne ! Avec une mobylette et un Damien qui nous fait tout de même une 95ème place sur 600 partants il faut quand même le préciser. Je crois que nous pouvons être fiers de nous parce que pour plusieurs c’était la première fois sur cette distance et franchement il faut le faire, vu la technicité du truc. Et inutile de vous préciser que l’idée d’un 110 l’année prochaine en titille plus d’un, enfin plus d’une !
Je vais rentrer chez moi avec la peur au ventre que mon enchainement savant de trains ne se fasse pas comme prévu et que je rate le dernier qui peut me ramener chez moi. Parce que ce n’est pas tout ça mais lundi matin je pars en vacances, j’ai des bagages à faire, 4 enfants à charger dans un camion, un chat à faire garder, bref la vraie vie quoi !

Cécile

Ps : Stéphane pour expliquer les choses est un coureur qui a vu sa vie bouleversée par un accident qui l’a brûlé et défiguré. Et il a repris le sport comme thérapie. Je vous ai trouvé une vidéo où il témoigne (à partir de la 8ème minute). Prenez le temps de regarder ce témoignage, ça devrait vous permettre de relativiser vos tendinites… 

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