Run : New York 2013, ce n’est qu’un au revoir…

Evidemment vous retrouver à New York pour courir le marathon pour la 4ème fois de votre vie, vous pouvez difficilement espérer faire pleurer dans les chaumières… Pourtant j’arrive dans la ville qui ne dort jamais l’esprit tout sauf tranquille. Mon entrainement se réduit à un simple mot : rien… mais vraiment rien… Si l’on considère que courir les 20km de Paris suffisent pour assurer sur un marathon alors je suis prête de chez prête ! Assez étrangement je ne fais pas partie des gens qui éprouvent le besoin d’aller courir quand ça va mal… je serai plutôt du genre crêpe au caramel au beurre salé en boule sous mon plaid devant la télé à regarder « les Feux de l’amour » moi… Alors voilà avec des événements récents douloureux, à savoir la disparition brutale d’une amie, je suis passée à la phase supérieure à savoir la sauce au chocolat en plus, vous devriez essayer c’est terrible !

Bon je ne vais pas vous bassiner avec mes états d’âme, ça n’intéresse personne. Mais pour vous donner une idée du truc, je suis allée chercher mon dossard samedi en fin d’après-midi au dernier moment. Avantage de la situation : il n’y a personne et l’opération retrait sans le papier top indispensable qui m’oblige à aller présenter ma trombine et mon passeport à un guichet supplémentaire prend 5 min montre en main. Et surtout, tout le village expo est en solde ! Elle n’est pas belle la vie ! Comme prévu (oui ok en vrai, je les ai oubliés…), j’achète mes gels GU (je carbure au naturel sur mes trails mais sur les marathons, les noix de cajou… bof) et histoire de me donner de la force, j’innove avec le parfum caramel au beurre salé justement, même si je sais que les crêpes ne seront pas prévues au ravito… (Petite aparté : putain qu’ils sont bons ! ça me donnerait presque envie de recourir régulièrement des marathons c’est dire !). Je décide finalement de m’offrir une petite gourde que je tiendrais à la main et que j’ai l’intention de garder vide le plus longtemps possible. Ils ont prévu des ravitos tous les miles puisque pour des raisons de sécurité ils interdisent les camel bag. Autant dire qu’on va baigner dans l’eau et la gatorade. Mais comme ma thyroïde n’est pas encore d’aplomb et que je me déshydrate très vite, je préfère prévoir. Un bisou à Thom l’organisateur du marathon de l’Antarctique et je repars prendre le bus pour rentrer à l’hôtel. Même pas le courage de rentrer à pied… Croyez-le ou pas mais je me suis faite une orgie de raviolis japonais pour le diner avec quand même en plus une soupe de nouilles thaï qui arrache la gueule… Parfait pour la veille d’un marathon ! Pour mon plus grand désespoir ils n’avaient plus ceux dont je raffole, au nutella ! Inutile de vous préciser un léger détail qui parait dérisoire au vue de tout le reste mais j’ai pris 4kg récemment… on se demande pourquoi…

Allez, il faut se coucher et prévoir un réveil compliqué puisqu’on change d’heure. Mais pas de souci avec moi je suis comme toujours à 3h du mat dans le hall du Waldorf à essayer de faire comprendre au mec qui passe l’aspirateur que non je ne le drague pas, même si je descends immanquablement le voir chaque nuit en chemise de nuit ! Par contre, maintenant, je mets des chaussures depuis que j’ai compris que mon look minimaliste ne plaisait pas à tout le monde. Il n’y a que là que le wifi est gratuit alors je squatte la zone avec assiduité. Je remonte me préparer tranquillement, je suis très largement dans les temps forcément. Je prends un thé à emporter mais j’ai bien l’intention de terminer mon petit déjeuner sur place puisque pour la première fois de ma vie je vais être dans la seconde vague. Allez savoir pourquoi, ça ne m’est jamais arrivé. Mais bon du moment que j’évite le dossard vert qui te fait partir sous le pont moi ça me va. Nous sommes partis pour le classique périple pré marathon de NY : bus… blocage des bus… marchage des coureurs jusqu’à la zone de départ pour éviter de se retrouver coincés… et nouveauté : contrôle des sacs à l’entrée par une armada de flics avec même passage dans des portillons. Nous ne sommes pas idiots nous savons que tout cela reste en grande partie des mesures dissuasives mais bien entendu personne ne moufte et tout le monde tend son sac bien gentiment. Le groupe éclate en fonction des couleurs de son dossard et je me dirige tranquillement vers ma zone pour faire gentiment la queue pour avoir mon thé. Pour le moment je ne pense qu’à une seule chose qui tourne en boucle dans ma tête : putain de nom de dieu qu’est-ce que ça caille ! Pour attendre, j’avais prévu un coupe-vent publicitaire trop grand pour moi et une vieille polaire que je comptais abandonner sur place dans les cartons prévus à cet effet mais là je me pose vraiment la question de ne pas au moins garder la polaire le temps de me réchauffer. Je tombe sur Diagana qui cherche les camions UPS et me fait la réflexion que souvent les vrais champions sont adorables et d’une simplicité qui devrait en inspirer plus d’un… Je demande asile à un coureur américain qui, prévoyant, a monter un vrai camp retranché avec cartons et sacs plastiques pour se protéger du froid. Petit dej (yaourt, céréales et supplément amandes, parait que Jennifer Anniston ne mange que ça pour paraître plus jeune) et préparation des pieds, le temps passe vite. Tellement vite que je finis par regarder le dossard de mon colloc de tapis pour constater surprise qu’il est dans la vague 1 et qu’il va carrément raté son départ. Je lui dis qu’il faudrait qu’il passe la seconde là, il bondit et part en courant, je ne saurais jamais s’il a réussi à rentrer dans son corral à temps. Ce n’est pas tout ça mais il faut passer à l’atelier suivant, le plus important de tous : faire pipi avant le départ. Après avoir papoté avec un coureur américain, je papote avec une coureuse mexicaine, jolie comme un cœur qui est venue avec un temps qualif… Ok, vu son âge, elle doit courir à une vitesse qui reste de l’abstrait complet pour moi mais là, rapide ou pas, nous sommes deux filles avec leur petite vessie et leurs jambes frigorifiées ! Solidarité !

Alors que je me dirige vers mon corral je finis par me demander si je ne me suis pas trompée de pays, c’est bien simple tout le monde autour de moi parle français ! A croire que l’organisation a mis tous les tours operator dans le même corral… Le départ officiel est donné pendant que j’attends l’ouverture de mon propre corral et je me prends à espérer que la cérémonie protocolaire sera renouvelée pour nous. Autant vous le dire tout de suite ce n’est pas le cas et franchement ça gâche beaucoup de choses. Non pas que je me réjouissais d’entendre le dernier discours de Bloomberg le maire de la ville qui quittera ses fonctions quelques jours plus tard mais l’hymne américain avec les coureurs respectant le silence et pour certains la main sur le cœur, croyez-moi ça fait quelque chose. Mais ce privilège reste celui de la première vague uniquement et je devrais me contenter du CD de Sinatra… Par contre, tout n’est pas négatif parce que là je prends le départ devant de chez devant et c’est bien agréable à vivre aussi.

Et c’est parti ! Me voilà qui m’élance pour 42 km et des brouettes à courir sans normalement s’arrêter et encore plus dur pour moi sans marcher ! En fait je suis incapable de me rappeler la dernière fois que j’ai couru un marathon… Enfin je veux dire un marathon sur du bitume évidemment. De toute façon je suis aussi incapable de savoir combien de marathons j’ai couru exactement aussi. C’est quand même dingue d’avoir une mémoire de poisson rouge parfois, je vous jure. Enfin on ne peut pas tout avoir non plus et j’ai au moins une mémoire photographique pour certains trucs, surtout pour le parcours. Je suis en terrain connu aucun doute là-dessus. Je pars à mon rythme tranquille, sans me poser de question, mon chrono est démarré, il fait beau, que demande le peuple ! La traversée de Brooklyn se fait au rythme que j’espérais même si j’ai mis un peu de temps à réveiller mes jambes. J’enchaine les miles, les ravitaillements, je suis dans ma bulle plongée dans ma musique et mes pensées. Tout d’un coup j’aperçois un tee-shirt bleu que je connais si bien, il s’agit de celui de la fondation de mon amie Linda Quirk (il faut lire Running pour Elles, Gaelle nous a fait son portrait !). C’est une jeune femme qui le porte et je vais à son niveau pour me présenter et lui transmettre un message pour cette femme extraordinaire dont j’admire tellement l’action humanitaire. Elle me promet de le faire, et je repars. Et forcément je reprends le fil de ma pensée… et forcément ça devient de moins en moins positif si l’on peut dire ça évidemment. Brinouille est là, présente dans un coin de mon esprit puisque forcément elle était présente sur plusieurs de mes marathons, que ce soit sur la route baskets aux pieds ou sur le bas-côté à m’encourager. Et puis tout d’un coup, je réalise qu’il y a un autre tee-shirt bleu sur le côté et que c’est Linda en personne qui est là pour encourager ses petits. Rétro freins enclenchés, clignotant à gauche tout, je traverse le flot des coureurs pour lui sauter dans les bras. C’est bête à dire mais la voir là me fait chaud au cœur. Elle n’en revient pas parce que nous nous croisons partout dans le monde depuis que nous nous connaissons, depuis l’Antarctique. J’arrive même à la trouver sur les chemins de l’UTMB ! Photo souvenir et il faut repartir. Ah oui mince j’ai toujours envie de faire pipi moi… Mais pas de souci je suis à NY donc il y a des toilettes à tous les ravitos le pied total ! Bref vous l’aurez compris, je ne suis pas très sérieuse question temps de passage dirons-nous. Mais je suis bien, j’ai une foulée que je sens à l’aise et j’avance sans me poser la moindre question, toujours plongée dans ma musique.

Linda

Premier pont et je réveille par mes cris mes collègues de Jogging International qui attendaient un profil sympa à prendre en photo… ou Marie Jo… Je suis sur une base de 4h et si je me bouge un peu ça peut tenir jusqu’au bout même si je connais mon allergie notoire à la notion de negativ split. Arrive le deuxième pont qui passe bien. Encore heureux avec tout le dénivelé positif que je me tape l’été… manquerait plus que je ralentisse tiens ! Même si je suis plongée dans mes pensées plus ou moins positives, j’ai l’œil qui surveille si je ne vais pas croiser des copains ou copines sur le parcours. J’aperçois un français facilement reconnaissable avec son tee-shirt Thomas Cook qui m’a l’air super jeune… Mon côté mère poule ne peut pas s’empêcher de l’observer et je finis par lui demander son âge. 19 ans et c’est un premier marathon forcément. Je lui dis en rigolant qu’il doit retourner à l’école parce que les vacances se finissent dimanche soir et je repars. Et je repars dans mes pensées… premier marathon à New York, émotion, premier marathon pour moi à la Rochelle… et ce premier marathon où j’ai accompagné un copain de Sabrina au tout dernier moment parce que notre Jack Russel piaffait d’impatience. Et je m’arrête net. Il est là le signe, venant du ciel ou pas on s’en fout, moi j’y vois un signe. Je n’ai pas pu lui rendre hommage comme je le souhaitais mais je vais pouvoir là à NY faire ce que j’avais déjà fait avec elle, accompagner un primo marathonien. Je lui dois une de mes plus belles expériences de coureuse à pied de niveau moyen, je vais renouveler l’expérience en accompagnant ce jeune garçon qui a l’air dans le rouge. Et j’attends… je me mets sur le bas-côté pour ne gêner personne et je surveille le flot continu de coureurs qui sortent du pont. Et j’attends… et j’attends… Mince alors, je l’ai raté ou quoi ?

Tout d’un coup alors que j’envisageais de repartir il surgit enfin, je l’attrape au vol et je lui annonce que je vais rester avec lui au moins jusqu’au 35ème pour l’aider à passer le mur. A voir sa difficulté au 25ème je n’ose imaginer ce qu’on va vivre plus tard. Son sourire rayonnant quand il accepte mon offre me conforte dans l’idée que j’ai pris la bonne décision. Nous voilà repartis tous les deux pour ce qui va être une sacrée aventure humaine. Je vais quand même lui demander où sont ses parents ! On se dirait à l’école des Fans ! Autre détail qui m’amuse toujours autant : il m’a vouvoyé et appelé Madame pendant presque toute la course ! Des fois que je ne me sentirais pas assez vieille comme ça ! Enfin bref, nous repartons ensemble et je reprends les choses en main. Petit tour d’horizon : il n’a pas mangé depuis le départ, il n’a jamais couru plus de 23 km de sa vie (ce qui est déjà pas mal au demeurant), bref c’est un défi personnel certes ambitieux mais qu’il va falloir gérer pour en venir à bout. On va déjà commencer par boire de la gatorade au ravito, pas bon mais au moins un peu plus calorique de l’eau. Sur la 1ère avenue, je ne le lâche pas alors que son rythme ralentit encore. C’est bien simple, même moi j’ai du mal à courir aussi lentement mais il ne marchera jamais (j’ai beaucoup pensé à toi Pierre ! J’ai failli lui dire « tu sais, Convert serait fier de toi, tu es un vrai marathonien ! »).

Je l’encourage tout en essayant de ne pas devenir soulante non plus. Je vois bien qu’il galère et je ne sais que trop qu’il est souvent désagréable d’avoir un coureur à l’aise à ses côtés qui sautille dans tous les sens. Je prie intérieurement pour qu’il tienne jusqu’aux gels parce que là testés ou pas testés il va les gober si on veut finir. Enfin ils sont là, j’en prends de toutes les couleurs pour lui faire un stock et il prend son premier, histoire de se requinquer un peu. Et nous repartons tranquillement mais surement. Je sais que je vais vous surprendre parce que la légende veut que je parle tout le temps mais nous n’allons que très peu parler finalement quand j’y pense. Je sais qu’il s’appelle Fabien, qu’il est venu en famille (mais pas avec ses parents !) et qu’il est déjà venu à New York une fois. Comme il me dit « je ne vais pas me plaindre surtout, c’est la deuxième fois que je viens ici alors que je n’ai que 19 ans, je sais que j’ai une chance folle donc mal ou pas mal je vais en profiter et savourer ». Il me plait bien ce petit moi ! Je l’encourage comme je peux en faisant les décomptes des miles, en mentant outrageusement sur le reste du parcours que je connais par cœur. « Après ce pont c’est plat jusqu’à l’arrivée »… tu parles Charles ! Mais il continue de s’accrocher et même mieux il reprend du poil de la bête. Surtout qu’il a laissé tomber les gels pour les bananes distribuées dans le dernier tiers du parcours. Heureusement que je ne suis pas tombée sur un allergique comme moi ! Non seulement il ne ralentit plus mais il accélère, miles après miles. Le rythme devient très régulier et je suis enfin obligée de lever les genoux pour courir. Central Park est enfin là et la délivrance approche enfin. Une chose est certaine, Fabien maîtrise bien la notion d’écurie ! Il s’accroche vraiment et les miles défilent de plus en plus vite. Nous croisons sa tante qui est sérieusement dans le rouge. Il essaye de l’aider à s’accrocher à nous deux mais elle n’y arrive pas. Nous continuons notre progression et enfin nous rentrons dans le parc en tant que tel et là je découvre le double effet gel banane gatorade… Punaise il accélère… Mais vraiment alors qu’il reste deux miles. Il va me tuer le petit ! Mamy est certes habituée aux marathons mais c’est un diesel, pas une Ferrari…

Fabien

Dans l’absolu je comptais utiliser mon téléphone pour filmer son arrivée mais au moment de le sortir force est de constater que le samsung supporte moyennement la transpiration… On ne voit rien, la buée est partout. Mais à trainer pour l’attraper et tenter de le nettoyer je perds le rythme et Fabien est devant moi. Un comble quand même ! Je lui dis que je ne pourrais pas mieux faire, et il revient vers moi, m’attrape la main et me dit « allez Cécile on finit ça ensemble ». Je crois que c’est une des rares fois où il ne m’a pas appelé Madame ! J’ai le cœur qui explose, les jambes qui crient mais je n’ai jamais couru aussi vite pour finir un marathon. Je voulais moins de 4h30 pour son premier, nous passons en 4h27 à la vitesse de l’éclair main dans la main sa première finish line de marathon. Médaille, photo toute floue souvenir, sourire accroché aux oreilles, il l’a fait ! He did it ! Son bonheur est contagieux, il me rappelle celui de la Rochelle, quelques années avant. C’est vrai que cette émotion est assez indescriptible pour tous ceux qui ne la connaissent pas… ce mélange de bonheur et de souffrance. Il retrouve par hasard des personnes de son groupe, je vais donc pouvoir rentrer l’esprit tranquille, celui de la personne qui a accompli quelque chose de bien ce jour-là.

Je m’éloigne en espérant que la quick sortie soit une vraie quick sortie mais évidemment ce sera un peu plus compliqué que prévu. Certes c’est moins long que l’autre mais bon il faut en faire des pas fatigués pour enfin sortir du parc et recevoir enfin le désormais célèbre poncho orange doublé de la polaire bleue. Je m’emmitoufle dedans et le fait de pouvoir enfin respirer me fait repenser à tout ça et les larmes coulent naturellement sur mes joues, larmes de joie et de tristesse mélangées.

Voilà 4ème marathon de NY terminé et comme toujours on se dit qu’on ne reviendra plus jusqu’au prochain. Je suis revenue sur une distance qui était la mienne il y a des années et que j’avais un peu oubliée avec le temps. Je sais que beaucoup ne comprennent pas ce que j’ai fait, je l’ai entendu de vive voix le soir même que ce soit de la part d’inconnus ou de connus. Non je ne suis pas un Jack Russel… et je n’en serai jamais un. Il faut vous faire une raison. Je suis comme je suis et il va falloir faire avec parce que je n’ai nullement l’intention de changer. Je respecte les choix des autres, alors respectons les miens. Il faut dire que les courses à la con que je fais et qui restent mon terrain de jeu préféré obligent au partage, c’est une question de survie. Quand un coureur est mal en plein désert, on ne se pose pas la question, on lui tend la main et on l’aide. Nous sommes trop peu pour nous permettre d’être un temps soit peu égoïste ou centré sur sa propre course, surtout parce que nous sommes aussi conscient que ça pourrait être nous un jour le coureur sans eau ou dans la souffrance. Je n’ai pas l’âme d’un St Bernard, je ne fais pas ça tout le temps mais lorsque je le fais j’essaye de le faire bien et avec toute mon âme et mon engagement. Aider un inconnu qu’il y a peu de chance que je recroise un jour donne un caractère encore plus parfait à ce que j’ai fait. Je l’ai fait pour moi avant tout parce qu’il n’y a plus grand bonheur que d’aider son prochain.

Wouah que c’est beau ce que je viens d’écrire… Amen, vous me direz 3 pater, 2 ave Maria, une tisane et zou au lit !

Pour info et pour ceux qui ont en lisant ce texte une terrible envie de partir à New York en novembre, il reste encore des dossards chez Thomas Cook là. Non parce qu’un poncho pareil ça ne se rate pas ! 

poncho