Les Français et le running : ce que révèle la grande enquête 2025 de SportShoes

Selon des chiffres officiels (j’avoue moi j’ai un gros doute sur la fiabilité de ce chiffre mais bon…) un Français sur quatre court. Avec des sneakers à 158 € en moyenne. Et 78 % de la Gen Z qui se sent en insécurité en courant. SportsShoes vient de sortir son tout premier Running Report France, et franchement… y’a de quoi s’y intéresser !

Infographie sur le running en France avec des statistiques clés, y compris la participation des différentes générations au running, les dépenses moyennes par coureur, et les raisons pour lesquelles certaines personnes ne courent pas.

L’enquête a été menée auprès de 3 000 adultes à travers tout le pays. C’est sérieux, c’est représentatif, et les résultats sont parfois surprenants. Allez, on décortique tout ça ensemble !

Un Français sur quatre a la piqûre du running

23 % des Français courent en plein air au moins une fois par mois. Ce n’est pas rien ! Et ce sont les jeunes qui tirent le mouvement vers le haut : la Gen Z est la génération la plus active avec 31 % de coureurs réguliers, devant les Millennials (29 %) et la Gen X (26 %).

31 % de la Génération Z court régulièrement. Ce sont eux qui portent la culture running en France aujourd’hui.

Côté genre, les hommes sont un poîl plus représentés (29 % vs 22 % pour les femmes). Mais attention — on va voir plus bas que les femmes ont des raisons bien concrètes de moins courir. Ce n’est pas qu’une question de motivation.

FUN FACT GÉO

Nice arrive en tête des villes où l’on court le plus (32 % des habitants !), suivie par Strasbourg, Paris et Marseille à égalité avec 28 % chacune. La douceur du climat niçois, ça aide clairement…

Le running, c’est devenu un vrai budget

On entend souvent que la course à pied, c’est le sport le moins cher qui soit. Une paire de baskets et c’est parti. Mais la réalité des chiffres raconte une autre histoire ! En moyenne, un coureur français dépense 822 € par an pour sa pratique. Soit environ 68 € par mois. Voilà comment ça se répartit :

CatégorieDépense annuelle
Chaussures de running158 €
Équipements (shorts, débardeurs…)95 €
Abonnement salle de sport88 €
Technologie (montre, capteurs…)86 €
Nutrition & suppléments77 €
Inscriptions aux courses74 €
Applications64 €

Les chaussures trustent la première place, et c’est logique, une bonne paire, ça change tout pour les articulations et les performances. Mais ce qui m’a vraiment surprise, c’est la ligne « applications » : 64 € par an rien que pour des abonnements applis. On est loin du sport à zéro euro qu’on nous vend à longueur d’articles !

IA et technologie : les coureurs français sont branchés

18 % des coureurs utilisent des applications de suivi comme Strava ou Garmin pour planifier leurs sorties. 12 % cherchent de l’inspiration sur les réseaux sociaux. Jusque-là, pas vraiment de surprise.

Mais voilà le chiffre qui m’a surprise et à qui mon avis va progresser très rapidement les années prochaines : 8 % des coureurs utilisent ChatGPT ou un autre grand modèle de langage pour obtenir des conseils d’entraînement. Et 28 % de la Gen Z déclare utiliser l’IA pour planifier ses courses !

LA TENDANCE À SURVEILLER L’entraînement assisté par IA n’est plus un truc de geeks. Si la Gen Z l’adopte aujourd’hui, ce sera la norme pour tout le monde dans cinq ans. Les coachs humains ont du boulot pour se différencier !

LA TENDANCE À SURVEILLER

L’entraînement assisté par IA n’est plus un truc de geeks. Si la Gen Z l’adopte aujourd’hui, ce sera la norme pour tout le monde dans cinq ans. Les coachs humains ont du boulot pour se différencier !

Sécurité : le vrai sujet qu’on n’ose pas toujours aborder

Voilà le chapitre qui me tient le plus à cœur. Plus d’un coureur sur deux (52 %) déclare s’être déjà senti en insécurité en courant. Chez les femmes, c’est 57 %. Et chez la Gen Z, on monte à 78 %. Presque 8 jeunes coureurs sur 10.

78 % de la Gen Z a ressenti un sentiment d’insécurité en courant. Un chiffre qui devrait tous nous faire réfléchir.

Face à ça, les coureurs développent leurs propres stratégies de défense :

  1. 70 % préfèrent courir de jour et évitent la nuit
  2. 62 % préviennent toujours quelqu’un avant de partir
  3. 56 % s’en tiennent aux rues bien éclairées
  4. 52 % choisissent des itinéraires fréquentés

C’est à la fois rassurant de voir ces réflexes de prudence… et triste de réaliser qu’ils sont nécessaires. Courir devrait être libre, pas stratégique.

Et les 39 % qui ne courent jamais ?

Presque 4 Français sur 10 ne courent jamais en plein air. Leurs raisons ? Pas de jugement ici, elles sont très humaines et faisant partie des accros du tapis, je ne me permets pas d’avoir un avis :

36 % n’y trouvent tout simplement pas de plaisir. C’est la première barrière citée ! Et c’est probablement la plus honnête aussi. Suivi par des problèmes de santé ou blessures (20 %), l’impression d’être trop vieux alors que Ludo Pommeret existe (16 %), le manque de confiance (11 %) ou encore l’ennui (13 %).

MON AVIS DE RUNNEURE

Le manque de plaisir, lutter contre l’ennui, ça se travaille vraiment. La bonne playlist, un beau parcours, une copine avec qui courir… parfois il suffit d’un détail pour basculer. Mais on ne peut pas forcer quelqu’un à aimer courir, et c’est OK aussi ! Comme je le dis souvent, tout ce qui compte c’est de bouger et non la course à pied n’est pas un sport universel qui fonctionne avec tout le monde. S’il y a bien un truc où le zapping est conseillé, c’est le sport justement. Alors que parents nous sommes les premiers à dire à nos enfants « non tu n’arrêtes pas au bout de 3 cours le piano » ou le tennis, arriver à l’âge adulte vous avez le droit de vous chercher. Tout ce qui compte c’est de trouver un truc qui vous fait bouger 3 à 4 fois par semaine.

Ce que je retiens de tout ça

Le running en France est vivant, dynamique, et il évolue vite. Les jeunes générations s’en emparent, les technologies se mêlent à la pratique, et les dépenses montrent que les coureurs s’investissent vraiment dans leur passion. Mais deux ombres au tableau méritent qu’on continue à en parler : la question de la sécurité, qui touche une majorité de femmes et de jeunes, et les barrières psychologiques qui empêchent beaucoup de personnes de même essayer. La culture running progresse. Mais elle a encore du chemin à faire pour être vraiment inclusive. Et c’est pour ça que je vais continuer à vous en parler ici !

Source : SportsShoes Running Report France 2025, enquête nationale menée auprès de 3 000 adultes.

Crédit photos : Huawei