Cela me fait assez bizarre de débriefer pour une distance aussi courte mais voilà, j’ai souvent des questions et surtout j’ai profité de l’occasion pour tester justement une marque, Apirun, dans l’idée de l’emmener sur des distances un peu plus longues en 2025. Parce qu’il n’y a rien de mieux que le crash-test sur le terrain avec un dossard accroché (à ne jamais reproduire à la maison, il faut laisser ça aux spécialistes du grand n’importe quoi merci !).
Avant la course
C’est toujours compliqué ces histoires de courses en pleine nuit… On ne sait jamais trop quoi manger… J’ai passé en plus la journée sur mon stand donc mon déjeuner s’était résumé à un sandwich poulet crudités et une part de flanc… Pas l’idéal vous en conviendrez, mais mon choix était extrèmement limité parce que je ne mange pas de fromage et que le seul prestataire sur place en avait collé dans tous les autres. Pour le diner, j’ai pu profiter des ravioles servies à l’espace presse et pour le coup, c’était délicieux ! Pas forcément ce que j’aurais pris mais délicieux quand même.
J’avais prévu à la base de me préparer une gourde de tisane Boost parce que j’aime beaucoup courir avec une boisson tiède la nuit quand il fait froid. Mais vous connaissez ma légendaire tête en l’air et ma gourde filtrante de Monbento était bien entendu restée dans la voiture garée à trifouillis les oies… Du coup j’ai du me contenter d’en boire deux tasses avant de partir. J’ai aussi oublié mais cette fois à la maison mon sachet de Longue Distance de Nutripure que j’ai retrouvé gentiment posé sur une paire de chaussures de rando à mon retour chez moi…Bref tout ça pour dire que j’ai fait la première partie de la course à l’eau.
Pendant la course
Pour 24km on n’a pas non plus besoin de manger beaucoup mais comme dit dans l’introduction, l’idée pour moi était avant tout de tester en conditions réelles des produits que je pourrais emmener sur des courses plus longues en 2025. J’avais donc avec moi deux barres Apirun, une compote Andros (il faut que je finisse mon stock avant date de péremption sinon je partais sur une classique pom pote de supermarché) et un stick de miel d’Apirun là encore.
Pour les barres, je suis partie avec la sarrasin & sel de guérande, ainsi que la noisette, miel & graines de chia. J’avoue que j’étais ultra septique sur la deuxième parce que sur le papier moi dès que je vois « graines de chia » je fuis, ne me demandez pas pourquoi et je ne suis pas plus noisette que ça😂. Et pourtant ce fut la grande surprise de la nuit, j’ai trouvé ça super réussi ! Dans les deux cas, on est sur ce qu’on appelle « une barre crue », ce qui en théorie permet de garder tous les nutriments qui ne sont donc pas détruits par la cuisson. En pratique cela permet surtout d’avoir un produit relativement fondant mais qui va nécessiter de bien mastiquer, le secret pour une meilleure assimilation. Concrètement je ne me vois absolument pas en manger une d’un coup, mais ce n’est pas comme ça que l’on doit se nourrir sur trail donc ça tombe bien ! L’idée c’est de manger 1/4 par 1/4 toutes les 20 min minimum, ce qui sous-entend d’avoir prévu de quoi les stocker pour éviter qu’elles prennent la pluie par exemple. Pour la fameuse sarrasin, même si j’avais reçu quelques retours négatifs, j’avoue que moi j’ai vraiment aimé, je trouve que ça me rappelle réellement le goût de ma galette que je consomme très souvent sans rien d’autre qu’une pointe de beurre (ou de sucre mais ça seuls les « vrais » comprennent !). Si je devais faire un reproche, c’est que je trouve que justement une pointe de sel supplémentaire serait pas mal. Je sais que je mange trop salé au quotidien mais sur course si nous sommes tous attirés par les fameux TUC c’est aussi pour leur apport de sel, alors quitte à faire une barre salée, moi je n’ai rien contre une barre vraiment salée qui te donne bien soif après.


J’ai pris ma compote après la fameuse grimpette du viaduc, histoire de me resucrer rapidement et attaquer la descente sur Lyon. Pour la dosette de miel qui était dans mon sac pour le « au cas où », elle m’a finalement servi pour sucrer le thé du ravitaillement que j’ai versé dans ma flasque. Je le trouvais un peu fade alors que j’adore sur ces courses ce fameux faux thé citron ultra chimique à souhait. Je n’ai rien consommé sur le ravitaillement, je me suis contentée de recharger ma flasque avant de repartir.
Conclusion
Concrètement j’ai consommé 2 demi-barres (donc une seule aurait été suffisante), une compote et une dosette de miel pour sucrer ma boisson, que je n’aurais pas utilisé si je n’avais pas oublié ma boisson d’effort. Voilà vous savez tout !

