Run : AYAQ, passe de la piste de ski à la piste tout court ! (test)

Non seulement je suis une adepte du mérinos l’hiver mais surtout l’été, matière que je privilégie pour plusieurs raisons et pas uniquement pour courir. AYAQ a commencé sa vie sur les pistes de ski et propose aujourd’hui une déclinaison « running » que j’ai testé pour vous.

Le pitch de la marque

AYAQ est le bébé de Vincent Defrasne, champion olympique de poursuite en biathlon (2002 et 2006). Après sa carrière sportive et un passage au sein du Comité olympique international, il a eu envie de lancer sa propre marque :

Avant de viser et gagner des médailles et des titres olympiques, j’ai d’abord été un gamin des montagnes du Jura, un enfant de la neige, amoureux de la nature et de la montagne, passionné de ski. En créant AYAQ, j’ai voulu proposer une gamme de vêtements de ski et de sports de montagne développés et produits en Europe. L’univers AYAQ est éco-conçu, engagé et performant. 

Les matières sont sélectionnées et testées pour la qualité de leur fibre.
Les matières techniques sont en moyenne à 90% recyclées, issues d’un recyclage mécanique moins impactant pour l’environnement.
Les tissus sont confectionnés en Italie, France, Allemagne et Portugal.
Les laines sont certifiées RWS® (Responsible Wool Standard), attestant du bien-être des moutons tout au long du processus de production de la laine, ainsi que de sa traçabilité dans notre chaîne d’approvisionnement.
Les ateliers utilisent un process de traitement de l’eau et de récupération des déchets, ils sont certifiés 100% Green Energy.

Voilà pour la théorie !

Le pitch du test

J’ai découvert le mérinos dans le désert. C’est une matière dingue qui a la capacité de tenir chaud mais aussi de rafraîchir mais surtout qui ne « sent » pas et quand tu ne peux pas te laver correctement pendant une semaine c’est loin d’être un détail croyez-moi ! C’est aussi une matière qui sèche super vite, et qui me permettait justement de laver quand je pouvais mon t-shirt pour repartir le lendemain matin avec un semblant de propreté.

Depuis, non seulement j’en porte en course, mais aussi et surtout je voyage beaucoup avec. Je sais que ce que je vais écrire va vraiment surprendre mais oui j’ai bien conscience que mon métier n’est pas éco responsable puisque je dois prendre l’avion, ce n’est pas la peine de me dire, je le sais. J’ai découvert (je ne sais pas si c’est vrai mais cela me semble on ne peut plus plausible) que l’explosion de l’emprunte carbone de l’aviation civile vient aussi beaucoup du transport des bagages devenu totalement délirant. Il suffit d’aller passer quelques heures à Roissy pour s’en convaincre… Tu as l’impression que les voyageurs partent tous en expatriation pour plusieurs années… Quand j’ai appris ça, j’ai donc décidé de tout faire pour voyager le plus léger possible, et ce, quelque soit le temps de mon voyage. Une valise cabine, un sac à dos, point barre. Il me fallait donc trouver du textile qui soit à la fois léger, polyvalent et qui sèche vite puisque je gère aussi mes lessives en déplacement. Le mérinos s’est donc de nouveau imposé dans ma vie comme la solution idéale. Fin de la parenthèse !

Le test

Alors oui je sais vous allez vous dire « nan mais la nana nous parle t-shirt manches longues alors que c’est la canicule dehors »… Oui je sais… Mais j’ai volontairement choisi ce modèle en test parce que justement le côté totalement polyvalent du mérinos me permet d’envisager très sereinement de porter du long beaucoup plus souvent, et presque à toutes les saisons. Donc oui j’ai testé ce modèle le MEFONNA Layer Mérinos qui est manches longues. Et là encore je m’explique 😉. Nous serons tous d’accord pour dire que cette matière première est souvent chère, surtout si on commence à aller du côté d’une origine sourcée. Alors quitte à investir autant dans un t-shirt, je préfère le faire pour un produit qui me servira toute l’année ou presque, c’est juste une question de rentabilité. Et puis le soir en montagne il fait vite frisquet… Comme il reste super léger et bien compressif, c’est parfait pour le glisser dans le sac à dos au cas où. Perso, il était surtout dans mon sac à dos pendant mon voyage au Colorado, vous n’êtes pas sans savoir que les américains aiment un peu trop la clim…

Ce layer est ce que j’appelle un bon basic : pas de surprise, il est bien taillé, et oui pour une fois je préfère le côté un peu près du corps parce que justement il passera l’hiver sous une doudoune ou sous une veste, voir même sous deux couches. Moins ça bouge, mieux s’est pour les frottements. J’aime beaucoup le col rond bien dégagé, je ne supporte pas quand ils sont trop montants. J’ai reçu des messages se plaignant de la durabilité du mérinos qui laissait parfois à désirer mais il ne faut pas oublier qu’il y a quelques contraintes de lavage à respecter absolument au départ et même au quotidien : faire les 5 premiers lavages à froid puis les suivants avec un programme délicat, à 30 degrés maximum. Laver sur l’envers et utiliser une lessive spéciale laine. Éviter l’essorage en machine. Ne pas tordre le vêtement pour l’essorer. Séchage à l’air libre, à plat ou sur cintre, ce qui m’arrange puisque pendant mes voyages, c’est exactement ce que je fais. Ok j’avoue… Je ne trimballe pas ma lessive, mais j’utilise généralement un peu de shampoing que je trouve dans ma chambre d’hôtel et ça semble faire le job pour le moment.

Seul défaut de ce layer, le prix bien entendu… Comme je l’ai écrit plus haut, le mérinos de qualité est hélas vendu toujours très cher par rapport à une matière purement synthétique. Ce n’est pas parce que je reçois des produits en test dans le cadre de mon job que je suis totalement déconnectée de la réalité. C’est un vrai investissement… J’en ai parfaitement conscience croyez-le bien ! C’est aussi pour ça que j’essaie autant que possible de ne parler ici que de marques abordables pour un maximum de personnes mais hélas pour ce type de produits, c’est vraiment plus compliqué.

Prix : 109€ à retrouver ici en plusieurs coloris – aujourd’hui soldé sur Ekosport à 67€90 dans le coloris rouge brique que j’ai testé et le coloris vert que je regrette de n’avoir pas testé !