Run : Marathon de Londres 2024, mon récit

C’est assise dans ma chambre au Japon que je commence à écrire ce récit… Assez dingue cette vie quand même, tout ça parce qu’un jour je me suis mise en tête de courir le marathon de New York… Cette année est une année très particulière puisqu’elle signe mon retour sur bitume et la fin d’une histoire avec la distance qui a réellement changé ma vie à tout jamais.

Le côté pratique

Avant tout je vous remets pour commencer le lien vers l’article que j’ai déjà écrit pour le côté « logistique » de ce marathon et mon premier retour pratique vis à vis de la course en elle-même. Question matos puisque je sais que beaucoup aiment ça, je suis partie en total look adidas ou presque. Chaussures (à retrouver ici), t-shirt (à retrouver ici aussi). J’ai opté finalement pour ma jupe Lululemon qui reste à ce jour la meilleure que j’ai dans mon dressing, du coup j’économise et je ne la porte que pour les grandes occasions. Elle me permet surtout d’avoir mon portable à proximité pour faire des photos. Comme toujours ma brassière Reebok et les chaussettes Sidas pour terminer mon test complètent la tenue. J’ai comme toujours maintenant un sac sur le dos et j’ai décidé d’opter pour le Kiprun 10 litres pour boucler mon test. C’est toujours intéressant de sortir de sa zone de confort pour ce type de test. J’ai une amazfit au poignet même si j’ai fait toute ma prépa avec mon apple watch ultra (compatible avec l’application Run Motion), là aussi pour un test produit.

Question alimentation, j’ai de la boisson d’effort Nutripure (vous avez -10% avec le code RUNFITFUN pour info) parce qu’elle fonctionne bien sur moi et j’ai pris en plus une petite capsule Waterdrop Microlyte pour changer de goût et parce que ça ne pèse rien dans un sac. J’ai acheté des gels GU sur le salon en retirant mon dossard (mes préférés, celui au caramel et surtout celui au café !). Ce sont mes préférés. J’ai envisagé de compléter avec des gels Maurten que j’aime beaucoup aussi mais la queue immense m’a dissuadée. Tu sens la nana super concernée par son alimentation de course quand même… Oui, je sais, je pourrais aussi les commander avant d’arriver sur place et les tester pendant mon entraînement mais en réalité pour tout vous dire, je n’ai recours à ce type de produits que pendant les courses. Bref, c’est bien gentil tout ça mais venons-en aux faits !

Le marathon de Londres

L’avantage non négligeable de cette organisation, c’est que déjà, évidemment, tu ne gères pas de jet lag contrairement à New York ou Chicago mais c’est surtout aussi son horaire de départ. Dans notre cas, avec Sport Tour International, rdv est donné dans le hall de l’hôtel pour un départ à 7h30. Comme mon départ est donné à 10h45, autant vous dire qu’à 7h20 j’étais encore au petit déjeuner ! J’ai même fait une bonne nuit, truc plutôt rarissime chez moi qui ne dors bien que dans mon propre lit.

Bus, trajet à papoter, me voici en quelques minutes à peine devant la zone rouge qui sera ma zone de départ. Je suis d’ailleurs plutôt chanceuse parce que nous sommes dans un parc, plutôt bucolique avec des cerisiers en fleurs qui me mettent dans l’ambiance de mon prochain voyage. D’autres zones d’attente (désolée je ne me souviens plus de la couleur) sont plutôt en mode « morte plaine ». Comme vous l’avez vu dans mes stories si vous me suivez sur insta, je suis choquée devant la quantité hallucinante de toilettes ! On m’avait parlé des urinoirs pour les femmes mais finalement il n’y en a que quelques uns où personne ne va, puisqu’à côté tu peux faire pipi au chaud (il y avait un bon vent froid quand même) avec du papier, le tout en 5min top chrono juste avant ton départ. J’avoue que j’ai été un peu surprise que l’orga ne prévoit pas un stand thé ou café pour attendre comme c’est le cas à NY. Franchement j’étais tellement frigorifiée, que j’étais prête à le payer mon thé !

Le départ se fait au fil des petites vagues, à une vitesse qui est presque perturbante. Pas de doute, ça permet une fluidité immédiate et de prendre son rythme dès le départ, mais ça manque de solennité quand même. C’est tellement rapide que je panique à démarrer mon gps, il faut déjà courir, ok, ben c’est parti ! On a le droit à quelques encouragements sur le côté, de la part des familles qui sont venues accompagner leur champion du jour. J’essaie de me mettre tout de suite sur la base des 5h, comme prévu, évidemment je n’y arrive pas et il me faut 2 ou 3km pour enfin être sur le bon rythme. Alors oui j’entends déjà certains qui disent derrière leur écran « euh 5h sur un marathon, tu appelles ça un rythme toi ? » mais voilà, j’ai l’impression de repartir de zéro depuis quelques semaines et après 2 mois de reprise, c’est suffisant pour moi. L’idée que j’ai derrière la tête est simple : courir en 5h ou même plus ok mais courir tout le temps, quoiqu’il arrive.

La banlieue londonienne défile devant mes yeux et sous mes pieds. Je trouve que par moment ça fait vraiment fête de quartier, tous les habitants sont dans la rue (il fait beau, ça aide forcément), on a sorti Papy et Mamy du salon, ça encourage, ça applaudit. Certains sont à leur fenêtre et prennent tranquillement leur petit déjeuner en regardant les coureurs passer. Les déguisés sont forcément les stars du peloton. Il y a quand même quelque chose qu’il faut que je vous dise et qui risque de choquer un peu mais c’est juste mon ressenti. Vous ne le savez peut être pas mais le marathon de Londres base sa communication sur 2 axes : la validation des records pour le Guinness parce que leurs bureaux sont londoniens, ce qui explique la plupart des déguisements délirants que l’on croise sur le parcours ; le côté charities qui permet de récolter des fonds colossaux pour diverses assocs caritatives. Du coup je suis entourée de personnes portant fièrement le t-shirt de l’association qu’il défend et quasiment un coup sur deux, la photo d’un disparu qui est à l’origine de ce défi… Courir au milieu de photos d’enfants morts d’un cancer, d’un jeune mort au combat ou d’une femme qui a perdu sa lutte contre le cancer du sein… Comment vous dire… Attention, je ne critique absolument pas le courage de ces personnes et leur engagement qui a permis de récolter des fonds pour la recherche ou pour une meilleure prise en charge des malades, n’allez pas me faire dire ce que je n’ai pas écrit, mais ça rend le truc quand même un peu morbide… Courir 3km avec sous les yeux la photo de ce petit bout’chou adorable que cette saloperie de maladie a emporté à un âge où il aurait du jouer mais surement pas être perfusé, comment vous dire… Alors très égoïstement, je pense aux miens et je tente de m’isoler grâce à ma musique.

Les km défilent, le fameux pont de Londres est là et c’est vrai que ça a de la gueule de passer sur lui avant de rejoindre l’autre rive de la Tamise. On entame alors une boucle, et pendant que j’entame mon second marathon, je croise les coureurs en 3h30 qui sont en train d’en finir pour presque. Les meneurs d’allure en 3h45 sont là aussi et je m’amuse en les regardant passer, dire que c’était ma vitesse il y a quelques années. C’est surréaliste pour moi aujourd’hui. Cette partie du parcours n’a vraiment que peu d’intérêt, seule la présence massive des londoniens fait la différence. Comme je l’ai évoqué là, je m’attendais vraiment à plus d’orchestres. Quitte à tomber dans la caricature, mais je me disais que sur le marathon de Londres, on serait noyé dans des reprises des Beatles ou des Rolling Stones, genre fête de la musique géante kilométrée.

Le mur arrive et finalement c’est un muret, ce qui me rassure sur mon endurance qui clairement est toujours là. C’est juste la vitesse que j’ai perdue. Les quais de la Tamise avec des dizaines d’associations qui ont « kakemono » sur rue pour acclamer leurs fiers collecteurs et déjà Big Ben. Comme toujours les deux derniers kilomètres me semblent une éternité… Pas de doute, cette arrivée après un passage devant le fameux château de feu la Reine (je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on vit dorénavant dans un monde où Lilibeth n’est plus) et voilà, c’est fini. Mon 4ème major est dans la boite et la médaille autour de mon cou. Et commence un autre marathon… Sortir de ce parc et trouver le métro ! Ce fut un peu long mais toutes les personnes croisées ont été adorables avec moi. Un gentil couple a même fait un détour pour m’amener directement devant ma station. Douche, Mc Do, la tradition est respectée, il ne reste plus qu’à se projeter dans le suivant maintenant : Berlin en septembre prochain !

Vous l’aurez compris en me lisant je pense, pour l’instant New York reste bien en haut de ma liste de mes majors préférés, surement aussi parce que c’est sentimental, que ce fut mon premier et que j’adore la ville. Ce départ, ce pont, cet hymne, Sinatra à fond les ballons… Difficile d’égaler tout ça. Mais je suis vraiment heureuse d’avoir enfin coché cette case qui clairement me manquait. Et j’adore Londres qui est tellement dépaysante à quelques heures de train de la maison. Ça m’a d’ailleurs donné envie d’y retourner en mode touriste ou pourquoi pas en mode coureuse sur un format plus court. La suite nous le dira !

La storie à la une sur Insta est là !