J’ai lu : « L’ascension » de Mathis Dumas co-écrit avec Baptiste Chassagne

C’est ma grosse surprise en ce début de mois d’octobre. L’ascension de Mathis Dumas est clairement pour moi le chainon manquant au projet Kaizen, un livre qui donne tout son sens à cette aventure qui a secoué les réseaux sociaux il y a justement presque pile poil un an.

La vie c’est comme une ascension de l’Everest…

Avant toute chose, plus qu’un livre, c’est un bel objet conçu je pense pour pouvoir plaire à un lectorat qui n’est peut être justement pas un lectorat d’habitude. Et puis après tout, comment aurait-il pu en être autrement pour la bio d’un homme qui a fait de l’image son métier, en parallèle de celui de guider ? La maquette est superbe, les photos le sont aussi, c’est un livre qui aura plus sa place sur la table du salon que sur une étagère poussiéreuse 😉.

Je ne connaissais pas Mathis que j’ai découvert avec le film Kaizen. Enfin si… en réalité je connaissais son travail puisqu’il est donc l’homme qui se cache derrière son appareil pour immortaliser les aventures des autres mais je l’avoue je n’avais pas fait tout de suite le rapprochement. Découvrir son parcours de vie, le pourquoi du comment il est devenu guide de haute montagne, sa construction en tant qu’homme, en tant qu’alpiniste est vraiment passionnante et très inspirante. Que ce soit à offrir à un ado qui se cherche ou à s’offrir en tant que parent, cet ouvrage vaut le coup d’être lu.

Enfin des mots derrière la vidéo !

Surtout que derrière on retrouve la plume de Baptiste Chassagne qui ne fait pas que courir vite et bien… Il est depuis longtemps un journaliste et un auteur confirmé. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est qu’on reconnait sa façon d’écrire mais qu’il réussit quand même le pari de s’effacer derrière le récit de Mathis. Je ne sais pas si vous comprenez ce que je chercher à vous dire mais en le lisant, si comme moi vous êtes habitué à le lire, cela deviendra évident.

Si je dis que ce livre est le chaînon manquant à l’aventure Kaizen, c’est que je l’ai évoqué ici et sur FB (ce qui m’a valu une déferlante de haters telle que j’aurais pu déposer plainte plusieurs fois… on ne critique pas Saint Inoxtag apparemment, j’ai donc du dépublier l’article), si j’avais adoré cette histoire, j’étais frustrée par le récit, par les mots employés pour le raconter plutôt. D’autant plus frustrée que j’avais découvert au détour d’interviews données par la personne concernée que lorsque son interlocuteur est un journaliste « classique », Inoxtag parle très bien. Là, j’ai pu replonger dans la préparation de ce qui reste un défi totalement hors norme quoiqu’on en dise de cet Everest qui ne m’a jamais fait rêver en tant que sportive mais qui me fascine en tant qu’humaine de cette planète. L’ascension porte bien son nom, elle parle de tout ce qui précède la réalisation de grandes choses: les échecs, les peurs, les doutes, les réussites, la famille et les amis… De camp de base en camp de base, le sommet s’aprivoise pour enfin se laisser approcher, tel le renard du Petit Prince. Pas après pas, Mathis s’est construit et c’est ce que ce livre vous raconte. S’il y a bien un livre qui illustre la phrase « l’important c’est le chemin », c’est bien celui-ci !

PS : très bonne idée le dernier chapitre qui rappelle que le premier métier de Mathis reste avant tout celui d’un guide de haute montagne. Tous les conseils distillés seront très utiles si un jour vous avez envie de grimper mais je vous rappelle le plus important, s’il y a des guides de haute montagne justement ce n’est pas par hasard, alors on ne joue pas à l’économie sur le sujet !

Prix : 22€95 – Editions Michel Lafon