Que vaut le « chef d’oeuvre » de MIZUNO après 800 km ? Nous avions assisté, en mai, à Paris, au milieu d’une pléthore d’influenceurs, au lancement européen et en grandes pompes de la nouvelle Mizuno Neo Vista 2, la chaussure d’entraînement ultime selon la marque et accessoirement un chef d’oeuvre, toujours selon la marque.
Rédigé par Fred Brossard
Le bilan après 800 km
Les premières impressions, sans doute légèrement influencées par le discours laudateur avaient été très bonnes. Quelques semaines et 400 km plus tard, nous confirmions, dans un article, ces bonnes premières impressions avec des qualités toujours présente et une usure très très modérée.
Dans la foulée, autant pousser le bouchon encore plus loin et atteindre les 800 km, distance de péremption théorique couramment admise par les « experts », à moins que ce ne soit qu’une légende urbaine aux vertus mercantiles.
Eh bien, peut-être est-ce la force de l’habitude ou d’un regard émoussé, mais figurez-vous, que la Neo Vista 2 ne semble pas avoir beaucoup souffert de ces 400 km de plus et qu’elle est prête à rempiler. La durabilité annoncée par Mizuno n’était donc pas un mot creux.
Le chaussant, élastique – le laçage ne sert qu’à préciser le serrage – s’est un peu élargi mais un passage en machine à 30°C et séchage au déshumidificateur lui a rendu sa forme initiale. Ce qui était indispensable car la chaussure avait perdu de sa stabilité avec un pied qui se dérobait dans les virages rapides. Notons que la décoration extérieure est toujours dans son état initial, qu’il n’y a pas de trou sur le mesh, ce qui est rare. La qualité des matériaux choisis est à mettre en avant !

La semelle extérieure est dans le même état qu’après 400 km, c’est assez étrange d’ailleurs. Franchement, elle ne semble pas s’user et surtout elle ne perd pas ses qualités d’accroche, ne faisant pas prendre de risques sur le mouillé.
« l’amorti » ou le dynamisme de la semelle n’a pas non plus souffert. La chaussure reste très performante avec un réel effet de propulsion sur l’avant du pied.
Un tableau idyllique s’il n’y avait ce léger affaissement de la chaussure vers l’intérieur ressenti au niveau de l’arrière surtout. Alors certes, c’est une chaussure censée encourager la foulée médio-pied mais on ressent la perte de planéité et c’est parfois dérangeant, surtout en début d’entraînement. Notons qu’elle n’est apparue que tardivement (700 km environ).
Cela dit, une chaussure de running qui conserve la plupart de ses qualités sur de telles distances parcourues est assez rare pour être souligné. Alors, bravo Mizuno !
Prix : 180€ modèle homme coloris blanc et bleu ou blanc et orange – 180€ modèle femme coloris blanc et bleu