Que ce soit lors de l’achat d’une nouvelle paire de running, lors d’un objectif course important, l’été quand la chaleur est au rendez-vous… Il y a pleins de raisons de sortir sa crème anti-frottements. Pourquoi ? Quand ? Comment ? Je vous dis tout !
Pourquoi ?
La crème anti-frottements n’est justement pas utilisée uniquement pour limiter les risques d’irritation au niveau du soutien-gorge de sport, du short ou entre les cuisses, c’est aussi la meilleure arme contre les ampoules qui ne sont que le résultat là aussi de frottements à répétition en milieu légèrement humide.
Quand ?
Lorsque l’on teste une nouvelle paire de baskets, en compétition comme pour un marathon, en prévention, même si l’on a le sentiment que l’on n’en aura pas besoin, il ne faut pas hésiter à avoir sur soi une petite quantité de crème, juste au cas où. Idem pour les vêtements, parce que même si on connait son short préféré, il peut se révéler son pire ennemi pendant sa course.
Le truc en + : les « médics » sur les courses en ont souvent à disposition. Aux USA il est courant de voir des bénévoles distribuer de la crème au bout de batonnets en bois pour que l’on n’ait même pas à s’arrêter ! Sinon il suffit de déconditionner sa crème préférée dans un petit pot que l’on trouve dans les kits de voyage. C’est ultra léger, ça tient dans une poche de short et ça vous sauve une course !
Comment ?
C’est souvent l’erreur faite par les débutants… Il ne faut surtout pas hésiter à appliquer une couche épaisse de crème, même si sur le moment le côté « glissant » peut sembler être inconfortable. On ne fait pas pénétrer la crème, on se tartine avec. On parle souvent de la vaseline qui est la version clairement la plus économique mais les dermatologues sont moyennement emballés par ce produit qui empêche la peau de respirer.
Quand le mal est fait, reste à badigeonner la zone de la peau irritée avec une crème type crème Cicaplast baume de La Roche-Posay ou la pommade Cicalfate+ d’Avène. Pour les ampoules, pas de secret, il faut les laisser sécher à l’air libre, c’est l’idéal, d’où l’intérêt des tongs sur les courses type Marathon des Sables. Quand tout est cicatrisé, un rendez vous chez un podologue ne peut pas faire de mal pour nettoyer tout ça proprement. D’ailleurs, c’est aussi une bonne idée en amont pour éviter les ampoules, avec l’application régulière d’un produit type TANO ou juste d’un demi-citron sur les pieds avec de la crème anti-frottement à étaler de façon « normale » cette fois.
Le truc en + : une athlète de 24h (Brigitte Bec pour ne pas la nommer) m’avait montrée sa technique que j’applique sucrupuleusement depuis. Je retourne la chaussette du pied que je traite, je tartine généreusement le pied qui doit rester blanc ou bien gras en fonction de la crème utilisée. Ensuite je m’essuie sur la chaussette pour être bien sûre de ne perdre aucune goutte de produit et je l’enfile.

Ma sélection
Comme tout le monde j’ai commencé avec la NOK qui est devenue comme frigidaire, un nom commun… J’ai découvert la crème SIDAS grâce à un petit format ultra pratique dans leur kit pieds qui ne quitte pas mon sac de trail qui a une compo plutôt naturelle, ce qui est grandement appréciable.
Depuis le printemps j’utilise la crème STORM Skinwear qui était avec moi pour le marathon de Londres. Ils viennent de commercialiser la version stick qui a déjà rejoint mon kit santé pour mes assistances pour me permettre de ne pas forcément avoir à badigeonner les pieds sales des personnes que j’assiste 😉.
Bien entendu, on peut tout à fait préparer sa propre crème maison, on trouve pleins de recettes sur le web. J’ai sélectionné celle-là* qui est très complète et que l’on retrouve dans mon livre « La bible du running au naturel » publié aux Editions Leducs.
Pour un pot de 100 gr environ :
Faire fondre au bain-marie 2 cuillères à soupe rases de beurre de karité ramolli (soit 20 grammes environ) + 1 cuillères à soupe à peine remplie d’huile de jojoba (soit 5 grammes) + 1 cuillère à soupe rase de beurre de cacao ramolli ou râpé (soit 5 grammes) + 1 petite cuillère à café de paillettes de cire d’abeille (soit 3 grammes) + 1 cuillère à soupe rase d’émulsifiant olivem 1000 en paillettes (soit 6 grammes)
Dans un autre bain-marie faire fondre 5 cuillères à soupe d’hydrolat astringent au choix (eau de rose, lavandin ou géranium) + 1 petite cuillère à café de glycérine végétale (soit 5 grammes environ) + 1 petite cuillère à café de gel d’aloe vera bio (soit 5 grammes environ)
Les deux préparations doivent être maintenues à 65°C avant que l’on verse la deuxième préparation sur la première en mélangeant avec un petit fouet. Attention, il ne faut pas fouetter pour autant, juste se contenter de mélanger les deux préparations qui vont « monter » comme une mayonnaise.
Vous n’avez plus à verser l’ensemble dans un pot en verre et c’est fini !
*tiré du site www.lessentieldejulien.com
