Run & Fun : Vertigo, vertige de la Tour !

Le jeudi 23 mai prochain aura lieu la 10ème édition de la Vertigo à la Tour CB21 de Covivio à Paris La Défense : 188 mètres, 42 étages et 977 marches, un vrai défi à relever, de façon individuelle ou en équipe de 4. Comme j’ai eu la chance de faire cette course deux fois, je suis allée rechercher dans mes archives l’article que j’avais écrit à l’époque pour le magazine Running pour ELLES, histoire de vous donner envie de vous lancer !

Vertigo, Vertige de la tour !

Dans la recherche du scoop, la presse running est prête à tout… Et là nous faisons très fort chez Running pour Elles puisque nous allons vous raconter une course qui n’a pas encore eu lieu ! Plus sérieusement, pour vous donner envie d’y aller et de participer, votre rédac chef préférée n’a pas hésité à chausser ses baskets et à renoncer à son dessert pour être à l’heure au pied au pied de la tour. Notre conscience professionnelle nous perdra…

Le 7ème ciel se mérite !

Dans la série des courses stupides pour ne pas dire autre chose (je sais que cela ne se dit pas mais là je ne vois pas comment la qualifier autrement), nous avons le kilomètre vertical et nous vous en avons déjà parlé lors d’un précédent numéro. Le principe ? Très simple, grimper le plus vite possible une côte plus ou moins longue pour atteindre 1000m de dénivelé positif. Mais que fait-on quand on n’a pas de montagne à proximité ? Et bien on a des idées ! Les américains avec leurs buildings la tête perdue dans les nuages ont lancé le concept avec la légendaire course de l’Empire State Building. La France n’a pas de pétrole mais ne pouvait rester en reste et la Vertigo vient de voir le jour très logiquement dans notre quartier des affaires, la Défense aux portes de Paris.

Avant tout, j’ose dire qu’organiser une course dans un endroit pareil est déjà très dépaysant. C’est assez drôle de se promener là bas à l’heure du déjeuner où costards cravate côtoient short et baskets de ces coureurs qui ne veulent pas lâcher leur prépa marathon malgré l’environnement quelque peu hostile. La Tour First est une des dernières arrivées dans la forêt qui verdit à l’ouest parisien. Pour lancer la première course de ce type en France, l’organisation à savoir Sports sans frontière proposait aux journalistes de se joindre à la version 0, afin de vivre l’expérience de l’intérieur avec plusieurs équipes constituées de salariés des entreprises partenaires. On trouve aussi des champions olympiques de toute sorte et le patron de Raidlight Benoit Laval qui a à son palmarès deux grimpettes américaines avec un excellent temps en plus, la preuve s’il en était que trail et bitume peuvent se cohabiter. Il était là pour la rigolade je pense mais la provocation d’un jeune médaillé olympique va piquer au vif ce traileur aguerri qui va clairement vouloir lui montrer que les vétérans ça se respecte un peu ! Résultat : une marque posée à 5 minutes et 50 secondes et la volonté clairement énoncée de revenir pour la faire tomber à 5 min 30. Je n’aime pas trop les chiffres mais cela vous permet de comparer avec le mien !

La valse des étages

Personnellement je ne sais trop comment vous dire les choses… Comment expliquer aux gens que j’ai pu prendre du plaisir à grimper 49 étages, d’abord à fond pour me faire ma place même si nous n’étions pas nombreux, ensuite en grimpant les marches deux par deux puis accrochée lamentablement à la rampe, les poumons en feu, le sang dans la gorge avec ce goût acre qui ne part pas, tentant de me tenir droite devant les spectateurs à savoir les salariés travaillant là venus nous encourager. Sans parler du fait que j’ai passé les 24h qui ont suivi à cracher des glaires (pas vertes hein, des jaunes très propres) genre La Traviata sans le grand air du 3ème acte… Cela donne tout de même un vague aperçu de l’effort physique que l’organisme subit en si peu de temps. Il m’a fallu 9 min et une poussière de seconde pour grimper et presque autant de temps pour redescendre en ascenseur ! Il m’a fallu 2 verres de jus de pomme bio et un caramel macchiato pour venir à bout de ce goût de sang persistant… Et vous savez quoi ? Je n’ai qu’une envie : y retourner ! Pourquoi ? Je vais oser une comparaison un peu décalée mais vous me comprendrez mieux je l’espère. Je trouve que ce type d’effort c’est comme Space Mountain, c’est violent, c’est rapide, on a peur, on sort de là un peu sonné, le cœur qui bât à 100 à l’heure et même si on n’oublie pas pour autant le manège de chevaux de bois, on ne se pose pas trop la question, on fonce refaire la queue pour rejouer encore une fois ! J’ai tellement aimé l’expérience que j’y suis retournée l’année suivante, alors n’hésitez pas 😉

Le site pour toutes les infos et les inscriptions est ici !