Cela faisait un bon bout de temps que je voulais tester des chaussures de la marque PEARL IZUMI, tant celle-ci a « la cote » auprès de la presse spécialisée et des blogueurs d’Outre-Atlantique. Mais, jusqu’à encore très récemment, la marque n’était quasiment pas distribuée en France et un test n’aurait donc eu qu’un intérêt très limité pour les lecteurs du site. Heureusement, les choses évoluent … dans le bon sens, notamment grâce à quelques magasins tenus par de vrais passionnés en quête de bons produits et par la branche France du site RunningWarehouse, partenaire de cet essai.
Non, avec ses 175 g (42.5) et son drop de 5 mm (16 mm sous le talon / 11 mm sous l’avant-pied), cette N0 est ce que j’appelle une racer, une chaussure destinée, avant-tout, à la compétition et aux séances de fractionnés. Mais …
A allure modérée (70-75% de VMA), on évitera de dépasser une dizaine de kilomètres, que l’on talonne (n’oubliez pas qu’il n’y a « que » 16 mm entre la route et le pied) ou que l’on court médio-pied car le contact au sol n’est pas du type « smooth landing ». Cela dit, avec une fréquence de foulée supérieure à 180, je l’ai poussée à 20 km lors d’une sortie longue midfoot sans fatigue particulière, ce qui m’a permis d’apprécier un léger effet rebond élastique à l’avant.
Voilà donc une chaussure comme il en faudrait plus … De sa catégorie, celles des racers, elle offre la quintessence et en cassant les codes du genre, elle apporte un réel plus à l’utilisateur : confort et polyvalence. Un excellent produit ! Et une marque qui a tout pour s’implanter sur notre marché (à la rentrée, je vous proposerai un autre test, celui de la N2, moins typée). Comme quoi, nos amis d’Outre-Atlantique ont, parfois, bon goût.
Prix : 115 € (actuellement soldée aux environs de 90 €)
En vente sur le site de notre partenaire du jour : cliquez ici.
P.S. : j’ai testé la N0 sur 6 sorties (de par sa spécificité de racer, j’ai jugé cela suffisant) : un footing tranquille d’une heure la moitié avec une cadence assez basse de 165, l’autre moitié avec une cadence de 185, une séance de 20×30/30 sur piste, une séance de 2x8x300m sur bitume, une séance de 6×4′, une sortie longue à allure un peu soutenue de 20 km, une simulation de 10 km sur le plat à 45 » de mon temps de référence.
P.P.S. : j’ai également réalisé (hier soir) une micro-séance de travail en côtes, mi N0, mi barefoot, de façon à bien apprécier les qualités de la semelle vs la biomécanique du pied (une séance que je vais d’ailleurs intégrer à mes protocoles de test tant je l’ai trouvée intéressante). La similitude (ou le rendement) n’est certes pas de 100% mais elle n’en est pas moins très bonne.
