Run : Test du système Super Sapiens by Abbott

Il en aura fallu du temps avant que je réussisse enfin à trouver le week-end idéal pour tester le système Super Sapiens que je vous ai présenté ici de façon ultra complète. C’est enfin chose faite !

Pourquoi ?

Comme je l’ai écrit dans mon article de présentation, la première chose que je me suis dite en recevant le communiqué de presse fut « mais c’est bien sûr » ! Le concept est tellement évident que je ne comprends toujours pas qu’il n’ait pas été exploité par Abbott avant. Détourner une technologie qui existe, qui a été testée et approuvée par des milliers de diabétiques de par le monde pour nous les sportifs de plus ou moins haut niveau était une évidence.

Pour qui ?

Justement et c’est là presque que j’insiste, c’est largement plus « grand public » qu’on ne le pense. Les pros ont souvent à leur service des coachs, des nutritionnistes et j’en passe. Ils ont aussi souvent des années de connaissance de leur corps, de leur fonctionnement. Pour moi, ce système est presque plus destiné à Monsieur et Madame tout le monde qui galèrent à gérer son alimentation sur course ou même juste à l’entraînement pensant souvent bien faire après avoir lu quelques généralités dans les magazines spécialisés.

Maintenant je peux tout à fait comprendre que beaucoup estiment qu’à leur niveau, ça ne fait pas tellement sens de s’embêter avec ce genre d’information… J’ai totalement conscience que mon passif dans l’univers médical et ma passion pour les études cliniques auxquelles je participe dès que je le peux faussent certainement un peu la donne. J’ai comprendre et apprendre, et ce n’est pas à 50 ans que je vais commencer à changer de personnalité.

Comment ?

Déjà on installe l’application sur son smartphone. Ensuite on installe le patch sur le bras. Alors pas de panique, même si on voit la petite pointe, sincèrement ça ne fait pas mal, vaguement un petit picotement au moment de l’installer et c’est fini. Il suffit ensuite de le connecter à son téléphone, tout est expliqué il suffit de suivre les instructions. Bon à savoir, parce que j’ai galéré de mon côté et que tout le monde n’a pas la chance d’avoir un « super Vincent » pour vous sauver la mise, n’hésitez pas à connecter le NFC sur votre téléphone (ne me demandez pas ce que c’est je ne l’ai jamais su mais ça marche, c’est le principal !). Il faut ensuite une heure pour que le système se mette en route. Et c’est parti !

Je ne vous cache pas que j’avais un peu la trouille que ça me gène, que ça bouge pendant le sommeil ou sous la douche, mais évidemment les années de recul sur l’élaboration de ce système font que ça ne bouge pas d’un millimètre. Maintenant comment ça marche ? La limite c’est que bien entendu vous n’avez pas votre nutritionniste à vos côtés pour tout analyser au fur et à mesure. C’est à vous de noter vos prises alimentaires et les horaires pour pouvoir ensuite recouper avec les données récoltées, enfin c’est comme ça que j’ai procédé. Je tenais absolument à le porter pendant ma première sortie prépa ultra longue samedi dernier pour voir si ce que je prenais comme protocole me correspondait. A la base je voulais faire le test lors d’une course mais je ne vais pas vous rappeler ce qui se passe en ce moment. Du coup j’ai profité d’un off sur le parcours de ce qui aurait dû être la seconde course de mon année pour compléter la récolte de données commencées sur une journée d’entraînement classique.

Je ne vous dis pas la courbe après avoir mangé une pompe aux pommes après l’arrivée 😂 mais dans l’ensemble, finalement je gère plutôt pas mal. Il est vrai que j’avais avec moi ma copine Valérie qui me rappelait quand manger. C’est mon défaut, je ne mange pas assez ou plutôt trop tard. J’ai aussi profité de l’occasion pour tester un sachet de malto de Meltonic à mi-parcours et la courbe m’a confirmé que cela ne provoquait pas de pic chez moi, donc je garde !

En conclusion, ce petit test a confirmé tout le bien que je pensais de ce système mais idéalement, pour celles et ceux qui pataugent un peu avec ce genre de notion, il faudrait y associer une consultation avec un nutritionniste du sport après un mois de collecte (le package est conçu pour cette durée) pour être bien sûr de faire ensuite les bons choix. J’ai dans ma bibliothèque pas mal de livres, j’ai aussi des années de tests divers et variés sur des terrains tout aussi divers et variés en difficultés et en conditions climatiques et un père nutritionniste… Ce n’est pas le cas de tout le monde j’en ai bien conscience. Pourtant je fais toujours des erreurs ! Alors oui, ça un coût certain mais si ça peut aider à finir la course dont on rêve depuis des années, cela vaut peut être la peine de se poser la question non ?

Le site est ici et le pack de base est à 160€ pour un mois.